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Naologismes / Re: Ca peut toujours servir...
« on: 30 January 2007 à 23h32 »
Quelques commentaires rapides sur les nouveaux morceaux uploadés, histoire que vous ne vous y perdiez pas trop...
- Deux morceaux de Grobschnitt (section Krautrock) : musique planante, très inspirée de Pink Floyd (comme beaucoup d'autres groupes allemands de la fin des années 70), avec de fort belles mélodies. Solar Music Live est vraiment leur meilleur album. Le morceau Mühlheim Special en est tiré.
- Deux morceaux de Novalis (section Krautrock) : le troisième grand groupe de krautrock avec Eloy et Grobschnitt. Plus agité et plus porté sur les synthés que Grobschnitt. Plus mélodique aussi, peut-être moins accessible. Le morceau live présenté est plus péchu que la version studio.
- Deux morceaux de Supertramp (section "stars") : School est un excellent morceau, très connu d'ailleurs, pas très long mais pas moins prog pour autant. La mélodie est superbe. Fool's Overture est une chanson passionnante et qui prouve que Supertramp pouvait aussi tenir très longtemps (plus de 10mn) sur une seule mélodie.
- Caravan : For Richard (live) (section Canterbury Scene), tiré d'un album enregistré en 74. J'adore ce morceau, qui vient de mon album préféré du groupe (et un de mes albums préférés du prog, tout court). A vrai dire je préfère la version studio que je trouve plus énergique, moins classique. Mais c'est vraiment de peu... Et puis ça change un peu d'entendre un truc bien symphonique derrière.
- Susan Christie : j'inaugure la section Folk Prog avec une artiste très représentative. Calme, reposant, mélodiquement très bien pensé... Deux morceaux courts mais d'une beauté intemporelle. C'est comme du Enya, mais ça n'a rien à voir.
Je mettrais bien le "Histoire sans paroles" d'Harmonium et le "Brilliant Streams" d'Asturias dans cette section Folk Prog, mais bon, ils sont déjà dans d'autres catégories 
- Cressida : deux morceaux encore une fois... Je ne sais pas s'ils méritent d'être dans la section Folk prog, mais tant pis. Leur musique est un peu plus jazzy mais difficilement classable. Ils font partie de ces groupes "référence", par exemple "J'aime bien ce groupe obscur, ils font de la musique qui oscille entre Cressida et Camel". La mélodie de "Home and where..." est ma-gni-fique. "Depression", lui, est un morceau plus représentatif de leurs capacités instrumentales.
- Rare Bird : un groupe qui aurait pu entrer dans la catégorie "Pionniers" (leur premier album, indéniablement prog, est sorti juste avant le mythe fondateur In the court of the crimson king !), où les ai-je mis alors ? Dans La caverne... Leurs premiers albums sont mélodiques et un peu jazzy, sur la fin de leur carrière ils abandonneront progressivement le folk pour se concentrer sur la facette R&B d'époque (Harlem) de leur musique. "Flight" est un long morceau épique et superbement joué. Je n'en ai reproduit que la première moitié parce que la deuxième est moins intéressante à mon goût (plus expérimentale). Les deux autres morceaux sont des mélodies vraiment prenantes (surtout "You went away") et vraiment soignées sur le plan des arrangements.
- le morceau de Bran (folk prog) est une variation qu'on trouve sur l'album de 1975 du groupe. A noter que la version alternative de Breud Dwyd (plus centrée sur les guitares mais tout aussi élégante) se retrouve sur deux compilations du label Finders Keepers (Welsh Rare Beat et Prog is not a 4-letter word).
- Far East Family Band (Japon) : c'est du folk prog/new age à la japonaise. Cet excellent morceau bien planant (Kokoro) est tiré d'un album produit par le vénérable Klaus Schulze (auteur de Timewind notamment), et interprété entre autres par Fumio Miyashita et Masanori Takahashi. Le premier se fera vaguement connaître auprès des anime-fans dans les années 80 en composant notamment les bandes-son du film Hi no tori : Hôô-hen et des deux OAV qui l'ont suivi, Hi no tori : Yamato-hen et Hi no tori : Uchû-hen. Ces adaptations du Phénix d'Osamu Tezuka font partie des perles méconnues que je me fais un plaisir de faire découvrir depuis une dizaine d'années à tous les amateurs de l'artiste. Les musiques en particulier du chapitre Yamato-hen sont à tomber par terre, pour les amateurs de new age. Malheureusement, Miyashita nous a quittés il y a quelques années.
Quant à l'autre, Masanori Takahashi, il a par la suite pris le pseudonyme de... Kitarô, et est devenu une sorte d'empereur du synthétiseur et de la musique new age. Vainqueur de nombreux prix (notamment aux Grammy), il a fait une flopée d'albums très recommandables, mais encore une fois, je me souviendrai surtout de sa formidable BO du film d'animation Sennen joô (Princesse Millénium), sortie en CD sous le titre "Millennia".
- Carpe Diem (France) : un groupe niçois des années 70 qui n'a sorti que deux albums... Mais quels albums, mazette !! Obligation immédiate de les acheter tous les deux. C'est très jazzy et pourtant accessible dès la première écoute. Le saxo fait des merveilles. Un seul morceau à l'écoute, mais il dure plus de vingt minutes... Et ils en ont fait plein d'autres aussi bons que celui-là.
- Octobre (Francophones) : deux extraits, un instrumental et une chanson, tirés de l'album Survivance de 1975. Ils sont tirés du best of qui est trouvable en CD chez Amazon Canada. Difficile de trouver autre chose d'eux, d'ailleurs... Après une seule écoute du double album, force est de constater que le groupe, très porté sur les chansons, faisait de la haute voltige en permanence. Je n'ai même pas cherché à me casser la tête pour trouver les deux meilleurs extraits. J'ai réécouté deux morceaux au pif, et je les ai mis parce qu'ils étaient vraiment bien. Voilà, ça marche comme ça avec moi.
- Beau Dommage (Francophones) est un autre de ces grands groupes québécois des années 70. Oscillant entre pop d'époque et vrai prog, ils n'ont jamais sacrifié la qualité de leur musique sur l'autel du commercial. Au final, le pari était gagnant puisque le groupe était très populaire à l'époque. Quant à la qualité... Ecoutez donc ce très long morceau. Des vocaux féminins à se damner et des ambiances folk d'une grande beauté.
- Sloche (Francophones) : un seul extrait parce que ces Québécois-là sont plus difficiles d'accès... Plus proches musicalement d'un Maneige, ils sont très, trèèèès jazzy, avec un petit côté Gentle Giant dans les passages à l'orgue de Hammond. Ce n'est pas pour toutes les oreilles... Mais ça mérite d'y consacrer plusieurs écoutes, peut-être que vous vous laisserez séduire, vous aussi.
- Circus (Francophones) : un morceau issu d'un groupe de prog suisse, c'est suffisamment rare (unique ?) pour être signalé. L'album Movin' On jouit d'une grande réputation qui n'est absolument pas usurpée. Cet extrait assez jazzy en est l'un des plus accessibles.
- Skywhale (La caverne). Ah oui, la caverne... Que je vous explique. Il y a plein de trucs méconnus dont je ne sais même pas dans quelle catégorie je dois les classer. Alors voilà, je les mets dans la caverne. Entrez-y à vos risques et périls, eheh. Ce Skywhale, je l'ai découvert récemment sur ProgNotFrog. Présenté comme du prog "rapide", je craignais un peu d'entendre un ancêtre du speed metal mais c'est tout simplement plus proche de Yes, avec des relents jazzy remplaçant les guitares frénétiques. Très bon album !
- Shylock (France) est un groupe de rock prog assez classique mais virtuose des instruments. Plutôt difficile d'accès, mais certaines mélodies font mouche, comme celle de cet extrait.
- Trace (La caverne) : extrait du très réputé Birds. Alors voilà. Je ne vais pas tourner autour du pot. C'est du folk rock avec du clavecin à la place de l'orgue de Hammond. Je répète, du clavecin. Oui, comme dans Lady Oscar. Le clavecin, c'est génial, et on n'en entend pas assez. Vous allez me faire le plaisir d'écouter ça tout de suite. Non mais.
- Deux morceaux de The Crazy World of Arthur Brown (Pionniers)... Un artiste un peu illuminé découvert dans un excellent documentaire (Rock Family Trees) sur Yes et ELP, Carl Palmer d'ELP ayant joué dans le groupe de Brown. L'album date de 68, donc antérieur à King Crimson, et mélange à la fois de belles mélodies suaves avec des expérimentations prog du plus haut intérêt. Incontournable. Il y a des jours, j'hallucine vraiment sur la quantité de génies du rock progressif. Et attendez que je vous passe du Al Di Meola, aussi...
- Northwind (La caverne) : je leur ai déjà consacré un précédent billet... Deux de mes morceaux préférés parmi de nombreux autres
- Anekdoten (Post-70s) : histoire de vous faire gober l'idée que je n'écoute pas que de la musique des années 67-79, voilà du bon metal prog qui met l'accent sur le violoncelle. A la fois exaltant et reposant. J'adore ce genre d'expérimentation !
- On finit en beauté avec deux extraits de l'album "Power and the passion" (1975, encore !) d'Eloy (section Krautrock). Au fil des mois, je réalise que ces deux extraits résistent vraiment bien à l'épreuve du temps, en particulier les nombreux changements de rythme sur "Mutiny", morceau qui m'avait pourtant rebuté au premier abord...
Voilà, ce fut long mais dites-vous bien que ça aurait pu être bien pire !
(Je passerai peut-être ce commentaire en tant que billet par la suite. A voir.)
- Deux morceaux de Grobschnitt (section Krautrock) : musique planante, très inspirée de Pink Floyd (comme beaucoup d'autres groupes allemands de la fin des années 70), avec de fort belles mélodies. Solar Music Live est vraiment leur meilleur album. Le morceau Mühlheim Special en est tiré.
- Deux morceaux de Novalis (section Krautrock) : le troisième grand groupe de krautrock avec Eloy et Grobschnitt. Plus agité et plus porté sur les synthés que Grobschnitt. Plus mélodique aussi, peut-être moins accessible. Le morceau live présenté est plus péchu que la version studio.
- Deux morceaux de Supertramp (section "stars") : School est un excellent morceau, très connu d'ailleurs, pas très long mais pas moins prog pour autant. La mélodie est superbe. Fool's Overture est une chanson passionnante et qui prouve que Supertramp pouvait aussi tenir très longtemps (plus de 10mn) sur une seule mélodie.
- Caravan : For Richard (live) (section Canterbury Scene), tiré d'un album enregistré en 74. J'adore ce morceau, qui vient de mon album préféré du groupe (et un de mes albums préférés du prog, tout court). A vrai dire je préfère la version studio que je trouve plus énergique, moins classique. Mais c'est vraiment de peu... Et puis ça change un peu d'entendre un truc bien symphonique derrière.
- Susan Christie : j'inaugure la section Folk Prog avec une artiste très représentative. Calme, reposant, mélodiquement très bien pensé... Deux morceaux courts mais d'une beauté intemporelle. C'est comme du Enya, mais ça n'a rien à voir.
Je mettrais bien le "Histoire sans paroles" d'Harmonium et le "Brilliant Streams" d'Asturias dans cette section Folk Prog, mais bon, ils sont déjà dans d'autres catégories 
- Cressida : deux morceaux encore une fois... Je ne sais pas s'ils méritent d'être dans la section Folk prog, mais tant pis. Leur musique est un peu plus jazzy mais difficilement classable. Ils font partie de ces groupes "référence", par exemple "J'aime bien ce groupe obscur, ils font de la musique qui oscille entre Cressida et Camel". La mélodie de "Home and where..." est ma-gni-fique. "Depression", lui, est un morceau plus représentatif de leurs capacités instrumentales.
- Rare Bird : un groupe qui aurait pu entrer dans la catégorie "Pionniers" (leur premier album, indéniablement prog, est sorti juste avant le mythe fondateur In the court of the crimson king !), où les ai-je mis alors ? Dans La caverne... Leurs premiers albums sont mélodiques et un peu jazzy, sur la fin de leur carrière ils abandonneront progressivement le folk pour se concentrer sur la facette R&B d'époque (Harlem) de leur musique. "Flight" est un long morceau épique et superbement joué. Je n'en ai reproduit que la première moitié parce que la deuxième est moins intéressante à mon goût (plus expérimentale). Les deux autres morceaux sont des mélodies vraiment prenantes (surtout "You went away") et vraiment soignées sur le plan des arrangements.
- le morceau de Bran (folk prog) est une variation qu'on trouve sur l'album de 1975 du groupe. A noter que la version alternative de Breud Dwyd (plus centrée sur les guitares mais tout aussi élégante) se retrouve sur deux compilations du label Finders Keepers (Welsh Rare Beat et Prog is not a 4-letter word).
- Far East Family Band (Japon) : c'est du folk prog/new age à la japonaise. Cet excellent morceau bien planant (Kokoro) est tiré d'un album produit par le vénérable Klaus Schulze (auteur de Timewind notamment), et interprété entre autres par Fumio Miyashita et Masanori Takahashi. Le premier se fera vaguement connaître auprès des anime-fans dans les années 80 en composant notamment les bandes-son du film Hi no tori : Hôô-hen et des deux OAV qui l'ont suivi, Hi no tori : Yamato-hen et Hi no tori : Uchû-hen. Ces adaptations du Phénix d'Osamu Tezuka font partie des perles méconnues que je me fais un plaisir de faire découvrir depuis une dizaine d'années à tous les amateurs de l'artiste. Les musiques en particulier du chapitre Yamato-hen sont à tomber par terre, pour les amateurs de new age. Malheureusement, Miyashita nous a quittés il y a quelques années.
Quant à l'autre, Masanori Takahashi, il a par la suite pris le pseudonyme de... Kitarô, et est devenu une sorte d'empereur du synthétiseur et de la musique new age. Vainqueur de nombreux prix (notamment aux Grammy), il a fait une flopée d'albums très recommandables, mais encore une fois, je me souviendrai surtout de sa formidable BO du film d'animation Sennen joô (Princesse Millénium), sortie en CD sous le titre "Millennia".
- Carpe Diem (France) : un groupe niçois des années 70 qui n'a sorti que deux albums... Mais quels albums, mazette !! Obligation immédiate de les acheter tous les deux. C'est très jazzy et pourtant accessible dès la première écoute. Le saxo fait des merveilles. Un seul morceau à l'écoute, mais il dure plus de vingt minutes... Et ils en ont fait plein d'autres aussi bons que celui-là.
- Octobre (Francophones) : deux extraits, un instrumental et une chanson, tirés de l'album Survivance de 1975. Ils sont tirés du best of qui est trouvable en CD chez Amazon Canada. Difficile de trouver autre chose d'eux, d'ailleurs... Après une seule écoute du double album, force est de constater que le groupe, très porté sur les chansons, faisait de la haute voltige en permanence. Je n'ai même pas cherché à me casser la tête pour trouver les deux meilleurs extraits. J'ai réécouté deux morceaux au pif, et je les ai mis parce qu'ils étaient vraiment bien. Voilà, ça marche comme ça avec moi.
- Beau Dommage (Francophones) est un autre de ces grands groupes québécois des années 70. Oscillant entre pop d'époque et vrai prog, ils n'ont jamais sacrifié la qualité de leur musique sur l'autel du commercial. Au final, le pari était gagnant puisque le groupe était très populaire à l'époque. Quant à la qualité... Ecoutez donc ce très long morceau. Des vocaux féminins à se damner et des ambiances folk d'une grande beauté.
- Sloche (Francophones) : un seul extrait parce que ces Québécois-là sont plus difficiles d'accès... Plus proches musicalement d'un Maneige, ils sont très, trèèèès jazzy, avec un petit côté Gentle Giant dans les passages à l'orgue de Hammond. Ce n'est pas pour toutes les oreilles... Mais ça mérite d'y consacrer plusieurs écoutes, peut-être que vous vous laisserez séduire, vous aussi.
- Circus (Francophones) : un morceau issu d'un groupe de prog suisse, c'est suffisamment rare (unique ?) pour être signalé. L'album Movin' On jouit d'une grande réputation qui n'est absolument pas usurpée. Cet extrait assez jazzy en est l'un des plus accessibles.
- Skywhale (La caverne). Ah oui, la caverne... Que je vous explique. Il y a plein de trucs méconnus dont je ne sais même pas dans quelle catégorie je dois les classer. Alors voilà, je les mets dans la caverne. Entrez-y à vos risques et périls, eheh. Ce Skywhale, je l'ai découvert récemment sur ProgNotFrog. Présenté comme du prog "rapide", je craignais un peu d'entendre un ancêtre du speed metal mais c'est tout simplement plus proche de Yes, avec des relents jazzy remplaçant les guitares frénétiques. Très bon album !
- Shylock (France) est un groupe de rock prog assez classique mais virtuose des instruments. Plutôt difficile d'accès, mais certaines mélodies font mouche, comme celle de cet extrait.
- Trace (La caverne) : extrait du très réputé Birds. Alors voilà. Je ne vais pas tourner autour du pot. C'est du folk rock avec du clavecin à la place de l'orgue de Hammond. Je répète, du clavecin. Oui, comme dans Lady Oscar. Le clavecin, c'est génial, et on n'en entend pas assez. Vous allez me faire le plaisir d'écouter ça tout de suite. Non mais.
- Deux morceaux de The Crazy World of Arthur Brown (Pionniers)... Un artiste un peu illuminé découvert dans un excellent documentaire (Rock Family Trees) sur Yes et ELP, Carl Palmer d'ELP ayant joué dans le groupe de Brown. L'album date de 68, donc antérieur à King Crimson, et mélange à la fois de belles mélodies suaves avec des expérimentations prog du plus haut intérêt. Incontournable. Il y a des jours, j'hallucine vraiment sur la quantité de génies du rock progressif. Et attendez que je vous passe du Al Di Meola, aussi...
- Northwind (La caverne) : je leur ai déjà consacré un précédent billet... Deux de mes morceaux préférés parmi de nombreux autres

- Anekdoten (Post-70s) : histoire de vous faire gober l'idée que je n'écoute pas que de la musique des années 67-79, voilà du bon metal prog qui met l'accent sur le violoncelle. A la fois exaltant et reposant. J'adore ce genre d'expérimentation !
- On finit en beauté avec deux extraits de l'album "Power and the passion" (1975, encore !) d'Eloy (section Krautrock). Au fil des mois, je réalise que ces deux extraits résistent vraiment bien à l'épreuve du temps, en particulier les nombreux changements de rythme sur "Mutiny", morceau qui m'avait pourtant rebuté au premier abord...
Voilà, ce fut long mais dites-vous bien que ça aurait pu être bien pire !

(Je passerai peut-être ce commentaire en tant que billet par la suite. A voir.)




- En 1967 déjà, Serge Gainsbourg réalisait la musique du téléfilm
- Il y a quelques mois, j'ai découvert avec stupeur et délectation que Susumu Hirasawa, artiste contemporain que j'aime beaucoup, avait fait du formidable rock progressif dans les années 70 (voir la section Japon). Cette fois-ci, c'est au tour de Jean-Jacques Goldman de me surprendre. J'avais vaguement entendu parler du groupe qui l'avait vu faire ses débuts, Taï Phong (fondé par deux frères vietnamiens), mais sans savoir que c'était un groupe de rock progressif ! Renseignement pris, non seulement c'est du prog, mais il est de grande qualité ! Pour preuve, cet extrait de leur premier album : Fields of Gold, qui fait la part belle aux synthés. Oui, c'est chanté en anglais (par Goldman !), mais cette page est consacrée aux groupes de la zone francophone, ils chantent dans la langue qu'ils veulent. Décidément, 1975 est une année bien sous-estimée du rock progressif !
- Harmonium... Un groupe québécois de folk progressif qui n'a sorti que trois albums, mais qui est entré dans la légende au Canada, en particulier son chanteur-compositeur, Serge Fiori. Leur oeuvre est tout simplement... magnifique. D'une beauté indescriptible. A tel point que je leur ai consacré une des premières
- Maneige est le plus jazzy de tous ces groupes. J'ai écouté tous leurs albums, et si je les trouve de qualité, j'ai un peu de mal à les mettre en bruit de fond pour mes tâches quotidiennes. Mais l'un d'eux se démarque profondément des autres. Les Porches renferme deux morceaux principaux d'un vingtaine de minutes, suivis chacun d'un morceau plus court. Le second, au délicieux titre de Les aventures de Saxinette et Clarophone, met en valeur les deux instruments précités, saxophone et clarinette. Quant au premier, Les Porches de Notre-Dame, il nous réserve un magnifique spectacle de folk-prog dans sa première partie, pour enchaîner miraculeusement sur de la chanson française digne des meilleurs moments de Charles Aznavour. Vous savez ce qu'il vous reste à faire...
- Retour en France... Après un album sympathique mais pas inoubliable (Pollen, 1975, un rapport avec les précités vous croyez ?), Pulsar, groupe d'origine lyonnaise, va marquer dans la deuxième moitié des années 70 la scène prog par deux chefs-d'oeuvre d'une maîtrise confondante, Strands of the future (1976) puis Halloween (1977). Je vous propose en extrait la première piste de chacun des deux albums. Flight est aussi court qu'intense. Quant à Halloween, Part 1, il fait partie de ces suites musicales extrêmement ambitieuses, qui distillent une ambiance très sombre pour mieux faire ressortir la luminosité d'un passage somptueux, que vous pourrez retrouver en l'occurence au bout d'une dizaine de minutes. Ce morceau nécessite au moins trois ou quatre écoutes pour l'apprécier pleinement, mais l'investissement en vaut la peine. Evidemment, le reste de ces deux albums est tout aussi formidable. Malheureusement, ils sont arrivés sur la fin de l'ère du prog, et n'ont pas pu s'imposer au niveau des ventes. Ils reviendront avec deux albums supplémentaires qui ne sont pas inintéressants mais ont malheureusement considérablement atténué l'ambition de leur musique...
- Dans le même ordre idée : mais pourquoi est-ce qu'on n'a jamais entendu parler de Troisième Rive ici-bas ?! Ils sont bien français pourtant... Et font de la musique fantastique ! Vraiment, il y a là de quoi s'offusquer. Ecoutez-moi les trois extraits de leur unique album, Banlieues, sorti en 1978. Guitare, accordéon, piano, clavecin... Ca sent bon la France qui chante et ces gars-là n'hésitaient pas à faire des morceaux indéniablement progressifs de dix minutes de pure jouissance (Légende : c'était en ce temps-là, c'était hier encore et c'est maintenant). Banlieues, ç'a été mon disque de chevet pendant des semaines et ce n'est pas près de s'arrêter ! Par la suite, le chanteur
- Du côté de la Belgique, le groupe le plus emblématique de la scène prog est probablement Univers Zéro. Mais bon, les goûts et les couleurs étant ce qu'ils sont, je n'ai pas accroché à leur musique à ce jour. Il faut dire qu'ils font partie du mouvement RIO (Rock In Opposition), beaucoup plus underground que le prog lui-même. En dehors d'UZ, deux groupes marquent les esprits. Alors chez Flyte, non contents d'être flamands, ils chantent en néerlandais, c'est pas bien, comment vous voulez que je vous place dans la section Francophonie dans ces conditions ? Bon, on va partir du principe qu'ils ont quand même appris le français à l'école et puis c'est tout. Leur musique, en tout cas, parle à toutes les oreilles avec une langue unique, celle de l'amour du rock bien fait. Je dois avouer une énorme faiblesse pour l'intro du premier morceau, Woman, qui m'a poussé à le placer en extrait audio. Tout l'album vaut le détour. Dommage que leur maîtrise et leur dynamisme ne les ait pas poussés à faire un second album. Dawn dancer (1979) restera donc un essai unique.
- Et mon petit préféré d'outre-Quiévrain, c'est bien entendu Machiavel. Ceux-là sont encore en activité aujourd'hui mais seuls leurs albums des années 70 sont vraiment à considérer comme prog. Incontestablement, les meilleurs sont les deux premiers, Machiavel (1976) et Jester (1977). Pour ne rien arranger, Machiavel chante en anglais, mais à ce stade ça n'est plus un problème, eh eh. Vous trouverez dans les extraits audio une piste du second album, Moments. C'est l'une des plus courtes (et des plus calmes), mais elle montre bien la qualité de leurs compositions. Ils sont aussi à l'aise dans le format court que dans les longues envolées jazz-fusion de près de dix minutes, aussi doués à la guitare que dans leurs tentatives d'utiliser des instruments plus rares dans le prog, comme la clarinette. Et un peu d'originalité, ça fait toujours du bien !