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JRE pour Journée de la Recherche Equine

Celui-là a été retoqué, trop frais. Mérite d'attendre l'année prochaine.

Normal, c'est mon sujet de thèse  :P
Son titre, bien pompeux c'est :

Essai de socioanthropologie corporelle des pratiques équestres

Le cheval, de la préhistoire à la Révolution Industrielle, a fait partie du quotidien et joué un rôle déterminant dans la société française. Son utilisation pour le transport, l'agriculture, ainsi qu'à la guerre était généralisée (Digard: 2007). Son utilisation guerrière, notamment, a été fonction des époques, d'une pratique médiévale à la Société de Cour, puis durant la Renaissance (Elias, 1973; Roche, 2008: 16).Le processus de civilisation qui a, durant ces périodes, participé aux différents usages du cheval et à l'évolution de sa place dans la société ainsi qu'à son utilité, a également pratiquement induit sa disparition, et sa relégation dans les sphères sportives et de loisir, par l'apparition et surtout la généralisation, au milieu du XXe siècle (Roche, 2008: 395) du travail mécanisé.
Au sein du processus de civilisation, le sport tient lieu d'outil étatique (Elias & Dunning, 1986) dont l'intérêt est, au même titre que le théâtre, de permettre l'expression des affects, le relâchement des tensions induites par la vie sociale, réglées, intégrées, maîtrisées quotidiennement par chaque individu. Il peut ainsi se relâcher dans un terrain conscrit avec des règles communes aux acteurs sportifs (Duret, 2009). Elaborés au début du XXe siècle, lors de la Révolution Industrielle, les sports sont donc le produit d'un nouvel ordre social né avec le capitalisme moderne. Les travaux précédents ont permis de poser la question de la place des arts de combat asiatiques dans le champ sportif français. Champ constitué spontanément dès l'arrivée de ces pratiques, il se définit selon Audiffren et Crémieux (1996) comme celui des Arts de combat, au sein duquel coexistent une forme compétitive, les sports de combat, et une forme martiale, les arts martiaux. Les études menées ensuite (Regnier, 2000, 2001, 2002) ont alors confirmé la définition d'Audiffren et Crémieux, et ont proposé une autre dimension de ce champ sportif, en mettant en évidence un continuum de pratiques s'étendant d'un pôle sportif à un pôle martial, avec une mutlitude  de modes de pratique entre ces deux extrémités.
L'équitation, aujourd'hui reléguée à ce champ sportif et du loisir, est classée par le gouvernement français comme « sport de nature » (http://www.sportsdenature.gouv.fr). Pourtant, l'étude des grands maîtres de l'équitation, tous – ou pour une écrasante majorité – militaires (Franchet d'Esperey, 2008) nous incite à proposer une autre lecture de cette pratique, et de son évolution au fil des siècles jusqu'à nos jours. Plutôt que d'être ainsi reléguée parmi des pratiques ayant pour cadre la nature, alors qu'elle semble liée selon l'étude des manuels techniques à la relation entre le cavalier et sa monture, à une pratique d'origine guerrière, l'équitation n'est-elle pas, finalement, elle aussi un art de combat ?
L'étude que nous proposons de mener, par l'analyse des oeuvres techniques des auteurs phares de la pratique de l'équitation au fil de son évolution, au sein du procesus de civilisation, et par comparaison aux textes fondateurs des pratiques martiales asiatiques, aura pour objectif de proposer une autre vision de cette pratique, de ces pratiques que sont aujourd'hui les différentes formes d'équitation. L'étude des arts de combat montre, par l'attitude que le professeur, le sensei – le maître – adopte dans sa pratique et souhaite transmettre à ses élèves qu'elle entre pour une bonne part dans la démarche de la discipline qu'ils enseignent, et dans le sens qui leur est donné. Ainsi, les disciplines etudiées s'orientent plutôt vers la notion d'art martial ou de sport de combat (Régnier, 2001). Les entretiens menés auprès des professionnels des activités équestres seraient des outils fondamentaux nous permettant de constater si un continuum de pratiques, similaire à celui des arts de combat, est en oeuvre dans les pratiques équestres.
La relation d'un cavalier avec son cheval semble montrer, grâce aux premiers contacts avec les spécialistes de l'activité des similitudes avec la relation entre un guerrier et son opposant. La recherche de la contrainte de la monture, dans un premier temps, puis celle du travail en harmonie, l'utilisation des espaces libres laissés par les mouvements du cheval pour l'amener à produire tel mouvement se rapprochent de la recherche de l'aïkidoka, cherchant à déséquilibrer son opposant, et en toutes circonstances à assurer la préservation de son propre équilibre.
Ainsi, l'étude de cette activité, dans son évolution et dans sa pratique actuelle, proposera de faire l'état des lieux d'une discipline plus complexe, plus diverse dans le rapport au corps, au monde qu'elle suppose, au travers des formes qu'elle peut adopter.

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Régnier Patrice
ARIS

Le judo en Bretagne du point de vue de la théorie du processus de civilisation.

Le judô est tellement développé en France et en Europe qu’il est permis de s’interroger sur les raisons favorisant l’essor d’une discipline inscrite dans le champ sportif français, comme n’importe quelle pratique occidentale.
Les études, toujours plus nombreuses, prennent souvent les arts martiaux dans leur globalité. Isolés les uns des autres et placés au prisme de la théorie du processus de civilisation (Elias, 1973), l’arrivée de ces pratiques en Europe et en France prend un autre sens. L’exemple du judô, par l’étude de son histoire, de celles de son créateur et d’un cas français de pratiquant au long cours laisse apparaître effectivement une logique d’action et de pratique très significatives.









Le judo en Bretagne du point de vue de la théorie du processus de civilisation.

Résumé :
Le judô[1] est une pratique extrêmement développée en France et en Europe. Tellement développée qu’il est raisonnable de s’interroger sur les raisons qui ont permis son essor et son inscription dans le champ sportif français, comme n’importe quelle discipline issue des territoires occidentaux.
Le nombre d’études portant sur les arts martiaux et les sports de combat tend ces dernières années à croître intensément, dans tous les champs de recherche. En sociologie, de nombreuses études passées se sont intéressées aux arts martiaux, mais rares sont celles ayant porté sur le pourquoi et le comment de ces implantations, se contentant d’analyser leur arrivée comme un sur ajout de pratiques nouvelles et nécessairement adaptées dans un champ de discipline préexistant. En outre, la majorité écrasante des études prennent les arts martiaux dans leur ensemble, comme un tout indissociable, nous privant ainsi de la richesse véhiculée par leur traitement individuel. Des recherches ainsi que nos travaux laissent supposer que cette vision, peut être trop simple, cache une complexité intrinsèque à ces pratiques, liée à leur provenance. Placée au sein de la théorie du processus de civilisation (Elias, 1973), l’arrivée de ces arts martiaux en Europe et plus particulièrement en France, pour notre étude, prend un tout autre sens. Au sein de ces arts martiaux, le judô apparaît comme un cas particulier, une pratique créée de telle manière que son adoption par les pays occidentaux allait finalement de soi, ne serait-ce que par l’étude de la biographie de son créateur, Jigorô Kanô. L’étude de l’histoire de vie d’un pratiquant breton laisse deviner effectivement une logique d’action et de pratique tout à fait significatives.




Mots clés : processus de civilisation, arts martiaux, sports de combat, judo, histoire, sociologie.




Les arts martiaux, objet d’étude exponentiel

Le judô est une discipline japonaise, née en 1882, selon la plupart des sources. Son développement en Europe a été très rapide, dès le début du XXième siècle, et n’a cessé depuis de faire de nombreux émules. Lors de sa présentation en 1933, le monde européen vient tout juste de vivre une industrialisation forcenée, une rapide évolution, au sein d’un processus de civilisation (Elias, 1973 ; Elias & Dunning, 1986), à l’½uvre depuis la curialisation des guerriers, leur intégration à la société de cour. Selon ces auteurs de référence, les sociétés ont connu au cours de leur histoire une évolution de la sensibilité à la violence, l’augmentation de cette sensibilité se répandant des strates sociales supérieures vers les strates inférieures au cours du temps. Ainsi, la société s’est vue exiger de ses membres une maîtrise toujours plus grande de leurs affects et de leurs comportements vis-à-vis d’autrui. Selon cette théorie, la violence devient étatique, monopolisée par les gouvernements, dans une logique de pacification des peuples. Les sports tiennent une place fondamentale dans ce nouveau monde, et en épousent les modalités de fonctionnement : être premier, gagner, dans un terrain circonscrit et des règles communes. Mais ils constituent également un terrain favorable à l’expression de ces affects habituellement contrôlés.

Avec 523009 licenciés en 2008 uniquement pour le Judo et le Jujutsu, selon la fédération française de Judô, Jujutsu et disciplines affinitaires (FFJDA), cette pratique est aujourd’hui l’une des premières fédérations par nombre de licenciés en France. Clément (1992) montre effectivement que les arts martiaux japonais, et le Judô plus particulièrement, ont été les premiers à s’implanter dans ce pays et à être fédérés. Mais rares sont les chercheurs à s’être interrogés sur les raisons de ce particularisme.

Bien que de nombreuses études portent aujourd’hui sur les pratiques martiales, rares sont les propos visant à donner une explication sociologique de ce fait avéré. De plus, il est très fréquent que ces études portent sur les arts martiaux dans leur globalité, et provoque un biais  assez important : instituer des règles de fonctionnement globales, quelles que soient les pratiques martiales, et d’où qu’elles viennent. Ainsi, Braunstein (1999) nous éclaire sur les intérêts que peuvent revêtir ces pratiques martiales pour les occidentaux. Selon elle, la diffusion et l’expansion des arts martiaux en Europe semblent liées au rapport au corps qu’ils proposent. En effet, dans une société de type cartésien comme la notre, des pratiques supposant un rapport étroit entre l’esprit et le corps peuvent rentrer dans le cadre des nouvelles tendances de la société. Elle ajoute que s’engager dans ce genre de pratique constitue un voyage réel entre deux imaginaires. Il nous est en effet permis de penser que ces pratiques offrent aux individus s’y engageant un certain « dépaysement », une forme d’acceptation de s’immerger dans une autre culture, ou d’en donner l’impression de part les rituels généralement proposés par ce type de pratique (salut, tenue, lieu, langage…). Cependant, cet auteur commet dans son raisonnement ce qui nous paraît être une méprise. En effet, elle semble partir du principe que tous les arts martiaux provenant d’Asie ont la même histoire. Or, les arts martiaux asiatiques sont issus pour les plus connus du Japon, de Corée, de la Chine et de l’Inde, pays qui n’ont pas évolué de la même manière, même si des interactions constantes ont eu lieu entre eux. De même qu’en Europe, l’Angleterre, la France et l’Allemagne, bien qu’ayant entretenu des rapports étroits, n’en restent pas moins des pays, des sociétés, des cultures différentes. De ce fait, il nous semble que les arts martiaux ne doivent pas être englobés, mais bien considérés par rapport aux sociétés qui les ont engendrées. De même que toutes les cultures ne sont pas comparables, que les arts de la table n’ont pas un même degré de civilisation dans les différentes contrées du monde, les arts martiaux ne peuvent véhiculer les mêmes idées, les mêmes conceptions, la même histoire.
MinHo (1999) fait bien, lui, une différence entre chaque Art Martial en fonction de sa provenance. Il nous propose ainsi une comparaison des motivations à pratiquer les arts martiaux entre Coréens et Français qui s’avère intéressante bien que, malgré cette différenciation de départ, il traite finalement les arts martiaux asiatiques dans leur ensemble, ce qui ne semble pas être une bonne chose.

Jean-Paul Clément est donc l’un des premiers auteurs à avoir abordé ce type de recherche dans le champ des sciences sociales. Parlant alors de la constitution de l’espace des disciplines de combat en France (1992), il s’attache à analyser son développement de 1936 à 1980. Contrairement à cet auteur, et cela est peut être dû au recul, nous ne pensons pas seulement que l’arrivée de ce que nous appelons les arts martiaux en France a modifié « l’espace des disciplines sportives en devenant l’une de ses principales composantes », mais qu’en plus, un autre espace de pratiques totalement nouveau a pris place à l’extérieur du champ sportif. Il s’agirait d’un champ de pratique corporelle non « sportif » dans l’acceptation éliasienne du terme. C’est ce qu’il semble ressortir de deux études réalisées respectivement en 2000 et 2001 utilisant, notamment, la « théorie civilisatrice » appliquée au sport par Elias et Dunning, et qui contribuent à une plus grande clarté par l’observation de la réalité locale et nationale. La première (Régnier, Héas, 2000) porte sur la pratique du Kung-fu à Rennes, et englobe l’ensemble des quatre clubs de la ville. Nous avons constaté au sein de ces pratiques différents modes d’enseignement, fonctionnant parallèlement, non sans frictions. Nous les avons définis comme pratiques orthodoxes (i.e. conformes aux sports fédérés) et hétérodoxes (i.e. pratiques non sportives, non fédérées). De ce point de vue, les arts martiaux constituent un espace de disciplines particulier, au sein duquel coexistent au moins deux modes de rapport au corps et à la pratique.
La seconde (Régnier, 2001) s’intéresse à la place des silences dans la pratique des arts martiaux. Plusieurs types de pratiques « martiales » ont été rencontrés dans toute la France. Les travaux d’Elias et Dunning permettent tout d’abord de cadrer la définition d’Audiffren et Crémieux (1996), et y apportent une dimension supplémentaire. Ces auteurs ont proposé une délimitation de l’espace de pratiques nouvellement créé en le nommant « arts de combat », et en différenciant en son sein les « arts martiaux » et les « sports de combat ». Nous avons vu que les sports européens dans la société jouent un rôle de régulateur des affects au même titre que la musique ou le théâtre (Elias, Dunning, 1986). Certaines pratiques de combat asiatiques importées après la révolution industrielle se sont largement institutionnalisées. D’autres demeurent marginales et confidentielles. Les pratiques de combat asiatiques subissent une « fédéralisation », voire une « reculturation » (Audiffren et Crémieux, 1996 ; Héas, El Ali, Régnier, 2000). L’étude du terrain que nous avons réalisé permet de vérifier ces processus de construction en cours. Les pratiques semblent de fait s’étendre sur un continuum regroupé en « arts de combat » allant des pratiques les plus hétérodoxes, les arts martiaux, aux pratiques plus orthodoxes, les sports de combat. Cette proposition de continuum est issue, donc, d’une perception du degré de fédéralisation de la pratique par ceux qui la font, les enseignants, ainsi que de la valeur donnée par les professeurs aux aspects « traditionnels » de leur pratique, ou à l’inverse aux critères de performance sportive. On constate en outre la tendance suivante : plus la pratique est compétitive, plus les principes suivis sont ceux de la performance motrice et moins la recherche dite philosophique et l’efficacité réelle sont importantes. Comme le supposent Audiffren et Crémieux (1996), il semble bien que les pratiques se séparent entre arts martiaux et sports de combat, mais que cette séparation relève d’un processus complexe dû à la représentation sportive de certaines pratiques, aux valeurs propres à certaines enseignants, à l’écho local de certaines figures charismatiques, etc.

Le judo et son créateur, des sujets d’étude occidentalisés

Mais malgré tout, le judô est la seule pratique corporelle rencontrant un tel succès. Une explication peut être donnée quant à cette extrême occidentalisation du Judô. Goodger & Goodger (1977) se basent sur les travaux d’Elias et Dunning (1966, 1975) afin d’expliquer la création et l’évolution du Judo. Ils nous apprennent que son fondateur, Jigorô Kanô (1860-1938) a été non seulement directeur de l’Ecole Normale Supérieur de Tôkyô pendant 23 ans, mais en plus Chef du bureau au ministère japonais de l’éducation. Il fut en outre parmi les responsables de l’introduction des activités sportives et de l’éducation physique au sein des écoles japonaises. Enfin, il eut un lien étroit avec l’entrée du Japon aux jeux olympiques et fut membre du Comité International Olympique durant trente ans (1977 : 9). A la lumière de ces informations, la rapide « sportivisation » du Judô s’explique aisément. En effet, Kanô a été un précurseur dans son pays du développement des pratiques sportives telles qu’elles existaient en Europe, et la création du Judo et son développement en ont très certainement été influencés. D’ailleurs, les auteurs précisent que Kanô, ayant créé le Judô en se basant sur le Jujutsu qu’il avait pratiqué auparavant, l’a fait en rendant les techniques de projection et de saisie moins dangereuses. Il s’agissait donc dès l’origine d’une euphémisation de la pratique du Jujutsu, basée sur une sélection des techniques de préhension, et sur une application moins risquée de celles-ci. Cela peut expliquer la rapidité avec laquelle le Judô s’est développé au sein du cadre sportif et institutionnel occidental, malgré la lutte des pratiquants quant au devenir de cette activité, comme l’explique Clément (1992), dans les années 50.  Pour Audiffren & Crémieux (1996) : « L’histoire du Judo nous enseigne qu’il s’est mondialisé sur la base majoritaire des normes et des discours sportifs et non pas sur le silence du zen, les règles du confucianisme et la métaphysique du tao ». Le Judô est le premier art martial à être parvenu en Europe, et de ce fait à l’heure actuelle la pratique martiale la plus fédéralisée de toutes. On peut même aller plus loin dans l’analyse de cette activité.
La biographie de Jigorô Kanô est sur ce point précis riche d’enseignements (Mazac, 2006). Recontextualisons tout d’abord la période à laquelle nous nous situons : Kanô naît peu avant la « Restauration de Meiji », qui a lieu en 1868. Lors de cette restauration, la mainmise sur le  pouvoir par les Shôgun (appelé également Bakufu) s’achève, suite à l’arrivée du Commodore Perry au Japon. Le pouvoir revient à l’Empereur, et se produit une ouverture importante et inédite du Japon vers l’extérieur. Dès lors, une modernisation très rapide va se mettre en place (2006 : 20). Le port du sabre est rendu illégal, le costume trois pièces tout occidental est porté par les élites ; et le créateur du Judô prend une part énorme dans ces processus d’ouverture sur l’extérieur, comme nous l’avons constaté. Toute la famille de Kanô s’avère en fait liée par le sang ou par alliance à des personnalités du monde politique de l’époque (2006 : 21 – 31). Et Jigorô Kanô est de fait attiré par l’enseignement, et son engagement pédagogique mais aussi politique va tenter de mêler tradition et modernité : le judô est né. Cette pratique est donc issue du Jujutsu, en empruntant les techniques les plus sécurisées, mais en sus, la compétition fait partie de son fonctionnement pratiquement dès l’origine, et il est dès le départ perçu par son créateur comme un outil d’éducation physique. Peut-on dès lors parler du judô comme d’un « art martial », ou doit-on tout simplement le considérer comme ce qu’il est manifestement à la base : un sport ? Kanô se fait le chantre du sport, de l’éducation physique, bref : de tout ce que les activités physiques véhiculent en Occident dans son propre pays. Le créateur du judô est le membre d’une élite, non pas occidentalisée, mais modernisée, industrialisée.
En prenant la biographie de Jigorô Kanô du point de vue du processus de civilisation d’Elias, nous devrions placer le judô comme une pratique purement hétérodoxe au Japon de l’époque, mais parfaitement orthodoxe quant au mode de pratique occidental. L’analyse historique de l’activité amène nécessairement la réflexion à se focaliser sur l’actualité et la perception que nous pouvons avoir sur le développement et sur la situation actuelle de cette pratique. Nous avons choisi de nous intéresser à l’histoire de vie, à l’histoire de la pratique d’un judôka, qui a déjà un bon nombre d’années de judô derrière lui, cela afin de nous faire une idée de la perception que peut avoir un judokâ expérimenté de la pratique elle-même, et de sa propre histoire dans l’histoire de son activité. Le témoin que nous avons choisi enseignait en Bretagne, était membre d’une structure nationale. Ainsi, d’un seul cas nous rejoignons le régional et le national, ceci constituant une amorce de recherche plus complète à l’avenir.

Étude de cas : la pratique du judô vue par un judoka breton

Nous porterons notre intérêt à l’entretien, réalisé lors du master (2001), d’un enseignant de judô de Rennes. Nous avons choisi de suivre la méthodologie proposée par Bertaux (2005) dans sa conception de l’étude du récit de vie. Responsable du pôle France de Bretagne, le vécu de notre témoin s’étale sur une bonne période. Ayant commencé à pratiquer à six ans, ce professeur est fils de militaire, et c’est sous l’impulsion de parents trouvant leurs enfants trop « énergiques » que leur inscription première a lieu. C’est plus précisément le père, sportif convaincu et manifestement très intéressé par les sports de combat qui sera déclencheur de cette primo inscription. Mettant cela sous l’effet du hasard, ce professeur nous explique que c’est le voisin qui pratiquait et emmenait déjà ses enfants au judô qui a poussé les parents de notre témoin à faire de même. Notons que le voisin en question rentrait, tout comme la famille du témoin du Maroc, cela ayant éventuellement généré le lien social suffisant à ce choix de pratique. De ce point de vue, les propositions de Braunstein ne sont pas ici validées, dans le sens où la notion d’« immersion culturelle » n’est pas mise en valeur chez notre témoin.
Mais alors, pourquoi rester dans la pratique ? Selon notre pratiquant, alors que la préadolescence l’amenait à déserter les tatamis, c’est d’abord la « douce » pression familiale qui a l’incité à rester, ainsi que l’ « émulation » suscitée par les premiers résultats de sa fratrie. Il est intéressant de constater que dans ce cas, c’est l’obtention de résultats, et non pas un quelconque apport dépaysant ou enrichissant du point de vue culturel qui a fait rester notre enseignant de judô. De fait, notre pratiquant est peut être un exemple type du pratiquant de judô intégré à une pratique très fédérée : non seulement, ce sont les résultats de ses pairs qui l’ont incité à continuer sa pratique, alors même qu’il avait tendance à s’en éloigner, mais en outre, son parcours est tout à fait concordant avec une pratique de type haut niveau : « j’ai été international cadet, junior, universitaire, scolaire, militaire et cetera, j’ai passé six années de ma vie à l’INSEP, à m’entraîner avec les membres de l’équipe de France, et en 1980 j’ai été nommé ici en tant que responsable de la section sports études ». Cela couplé avec un parcours en STAPS, et une part d’enseignement dans le cursus universitaire, le tout pour devenir responsable de l’équipe technique régionale, responsable du pôle France à Rennes et sixième DAN. Notons qu’aujourd’hui, il est entraîneur national pour la FFJDA. Notre pratiquant pourrait passer pour l’archétype du produit de sa fédération. Fédération qui a un fonctionnement parfaitement structuré, puisque ses cadres sont recrutés directement au sein de ses propres anciens champions, garantissant ainsi une gestion entièrement assurée par les pairs de l’activité, et non pas par des promoteurs ou investisseurs contrairement à d’autres activités, plus développées et dans lesquelles les problèmes de financement ont atteint des sommets. La FFJDA fonctionne en cercle hermétiquement fermé. Cela peut être du au fonctionnement compétitif français, pour lequel le Haut niveau suppose un passage par l’INSEP ou les pôles France ou Espoir, créant des liens entre pratiquants, liens sur le long terme qui vont amener les judokas à se croiser tout au long de leurs parcours, comme nous le confirme le professeur interrogé, qui en parle en terme de  « parcours initiatique ». Ainsi, « Fabien Canu était à l’INSEP en même temps que moi […] il y a beaucoup de gens qui sont mes amis ». De même, lorsqu’il évoque la construction du microcosme social des pratiquants de son dôjô, il met facilement en avant la nécessaire adaptation des nouveaux arrivants, ainsi que la relative autorégulation qui se met en place entre les pratiquants. De fait, tout ce qui relève de la tradition, au vu de ce discours, est d’ordre sportif, et non pas martial. Ainsi, lorsque l’on demande à notre témoin quels sont les objectifs qu’il perçoit dans sa pratique, c’est un discours complètement inscrit dans la logique sportive que nous obtenons : « On peut avoir des orientations techniques […], de développement physique, et cetera, donc tout est possible avec le judô ». En revanche, obtenir le titre de judokâ relève à ses yeux d’une intensité de pratique minimale et d’un investissement personnel important, accordant ainsi un statut particulier à ses pairs, renouant ainsi avec la notion de « parcours initiatique », et de circuit fermé de la pratique.

Toutes les notions relatives à ce que l’on pourrait appeler le « dépaysement » de la pratique, toute l’aura rituelle est par contre réduite à peau de chagrin : le code moral, mis en avant par la fédération, se réduit à la pratique toute sociale du respect dû à autrui, aux autres pratiquants et à ses enseignants. Le judô de ce fait a un rôle éducatif, comme toute pratique sociale de référence. Seuls la tenue et le salut revêtent une importance particulière. La tenue en tant que médium de la pratique, sans laquelle l’activité judô n’a plus de sens, est bien évidemment nécessaire. Le Kumi Kata, qui est le fait de prendre le kimono dans le but de réaliser une technique nécessite que la tenue classique soit non seulement portée, mais aussi réajustée si nécessaire. Le salut, quant à lui, revêt une symbolique beaucoup plus forte, aux yeux de ce professeur : rupture de début et de fin de la pratique, reprise en main individuel « contrôle de soi », « changement de milieu » sont les principales fonctions de ce rituel, pour lequel le silence le plus sérieux est demandé aux pratiquants.
Enfin, ce qui est étonnant, dans le discours de notre témoin, c’est la perception du public japonais. En effet, lorsqu’il nous évoque la rencontre d’une équipe japonaise, venue s’entraîner à son dôjô, c’est avec étonnement qu’il nous apprend que ces derniers se sont avérés largement plus bruyants que ses propres élèves, parlant durant les séances, s’invectivant à longueur de temps…Notre sujet de recherche portait alors sur la place des silences dans les pratiques martiales. Nous avions constaté que dans cette structure, les silences se faisaient très rares, et nous en avions fait la remarque à notre témoin. La notion de silence nous avait alors intéressé, car il faisait partie d’un corpus d’idées attendues par la plupart des auteurs dans des pratiques comme les arts martiaux. Idée qui nous amenait à faire l’hypothèse d’une pratique « religieuse », au sens de pieuse, de recueillie, de ces pratiques. Il s’est avéré que les silences perçus lors de cette pratique par l’observation directe, et après discussion avec le professeur, qu’ils étaient plutôt dus à des raisons physiologiques de récupération, ou liées à l’intensité de la pratique. Malgré cette pensée, partagée tant des auteurs de référence que des pratiquants eux-mêmes, ainsi que du point de vue du chercheur, l’on aurait pu s’attendre à une pratique plus « martiale », plus « religieuse » dans le sens d’un ascétisme tout oriental, ce sont les pratiquants japonais qui détonnent dans l’environnement du dôjô que les pratiquants français.

Conclusion

Au travers de la lecture des auteurs de référence, il apparaît fondamental d’une part de prendre bien soin de traiter les pratiques de manière autonomes, c’est-à-dire en tant que pratiques différentes et différenciées, par leur histoire sociale, leur mode et lieu de création, et la façon dont chacune d’entre elle, à sa façon, a réussi ou pas son implantation. D’autre part, l’étude du cas que nous avons exposé ici demande manifestement de pousser la recherche plus loin, afin d’arriver à un corpus d’entretiens suffisant pour valider les informations que nous avons reçues ici. En effet, il est évident qu’un seul entretien, d’un professeur de judô aussi immergé dans la vie de la fédération est insuffisant, bien qu’il nous permette de nous faire une idée du fonctionnement interne de la FFJDA, et de la formation des sportifs de haut niveau en judô. Notre continuum semble validé par l’étude de cas, ainsi que par la confrontation des auteurs, et paraît même s’affiner. Il nous reste à vérifier si une pratique comme le judô, au vu de ce que nous avons constaté ici, peut s’étendre sur ce continuum ou n’être en réalité qu’un sport parmi les sports.


Bibliographie :

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Bertaux, D., (2005). L’enquête et ses méthodes. Le récit de vie. Paris : Armand Colin.
Braunstein F., (1999). Les arts martiaux aujourd’hui, Paris : L’Harmattan.
Clément, JP. (1992). La constitution de l'espace des disciplines de combat en France : 1936 –1980. In P. Arnaud & Al. (Eds.), Corps, Espace et Pratiques Sportives (pp. 174 – 192). Strasbourg : Conseil scientifique de l'Université.
Elias, N. (1973). La civilisation des m½urs. Paris : Calmann-Lévy.
Elias, N. & Dunning, E. (1986). Sport et Civilisation. La Violence Maîtrisée. Paris : Fayard.
Goodger, B. C. & Goodger, J. M. (1977). Judo in the light of Theory and Sociological Research. International Review of Sport Sociology, t 12, n°2, 5-34
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Jodelet, (1995). Représentation sociale : phénomènes, concept et théorie. In S. Moscovici (Ed.), Psychologie Sociale (p. 361). Paris : PUF.
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Sites Internet :
FFJDA : http://www.ffjudo.com
EUJ : http://www.eujudo.com/
 1.  Nous utiliserons une écriture des termes asiatiques proche de leur sonorité d’origine en utilisant l’accent circonflexe signifiant la voyelle rallongée du japonais.

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Contribution à une compréhension ethnosociologique des arts de combat, sports de combat.
Régnier P., Héas S. &.Bodin D.
U.F.R.A.P.S. de Rennes

Introduction


Les pratiques corporelles de combat semblent connaître depuis plusieurs années un regain d’intérêt au sein d’un grand nombre de disciplines scientifiques telles que la psychologie, la biomécanique, l’histoire, ou la sociologie qui sera développée ici. Parlebas propose, ainsi, une classification des activités sportives incluant les sports de combat (Parlebas, 1986). Clément, le premier, défriche le terrain en analysant la constitution des disciplines de combat en France de 1936 à 1980 (Clément, 1984, 1992). Il propose une distinction entre sports et arts de combat principalement axée sur la création ou non de catégories de poids. Audiffren et Crémieux contribuent pour leur part à une différenciation théorique bien marquée entre disciplines sportives et disciplines non sportives (Audiffren, Crémieux, 1996). Les arts martiaux et les sports de combat définissent deux pratiques sociales différentes. Art martial est « mal choisi » et contribue en quelques sortes à une incompréhension  « chronique » de ce champ sportif. Ce terme est issu de la traduction anglaise d’un mot chinois, vraisemblablement « Wu Shu » ou plus anciennement « Wu Yi », dans les années 1930, introduit sans doute par les japonais en Europe. Désignant les traditions guerrières des pays d’Asie, ce terme a été, semble-t-il, utilisé abusivement. Le terme d’art de combat est plus large dans son acceptation que celui d’art martial.

Deux études réalisées respectivement en 2000 et 2001 utilisant, notamment, la « théorie civilisatrice » appliquée au sport par Elias et Dunning (Elias, 1973 ; Elias, Dunning, 1986) contribuent à une plus grande clarté par l’observation de la réalité locale et nationale. La première (Régnier, Héas, 2000) porte sur la pratique du Kung-fu à Rennes, et englobe l’ensemble des quatre clubs de la ville. La seconde (Régnier, De Queiroz, Léziart, 2001) s’intéresse à la place des silences dans la pratique des arts martiaux. Plusieurs types de pratiques « martiales » ont été rencontrés dans toute la France. Les travaux d’Elias et Dunning permettent tout d’abord de cadrer la définition d’Audiffren et Crémieux (1996), et y apportent une dimension supplémentaire. Les sports européens dans la société jouent un rôle de régulateur des affects au même titre que la musique ou le théâtre. Certaines pratiques de combat asiatiques importées après la révolution industrielle se sont largement institutionnalisées. D’autres demeurent marginales et confidentielles. Les pratiques de combat asiatiques subissent une « fédéralisation », voire une « reculturation » (Audiffren et Crémieux, 1996 ; Héas, El Ali, Régnier, 2000). L’étude du terrain permet de vérifier ces processus de construction en cours.

Méthode

L’étude réalisée à partir des quatre structures de Kung-fu de Rennes concerne 55 pratiquants. Un questionnaire original, non validé, a été distribué aux élèves et enseignants de chaque club. Il est composé de 27 items, dont dix questions ouvertes et deux questions facultatives ; les réponses se font sur une échelle de type Lickert en quatre points, de tout à fait d’accord à pas du tout d’accord. Les réponses des pratiquants, experts ou non, permettent de déduire des éléments constitutifs des représentations sociales de ces pratiques corporelles particulières (Jodelet, 1995).
La seconde recherche analysant la place des silences dans la pratique des arts martiaux (2001) comporte  huit entretiens de professeurs rennais. Huit autres entretiens, téléphoniques cette fois, ont été réalisés dans le reste de la France. Ces seize entretiens révèlent la variété de perceptions des pratiques par les enseignants eux-mêmes.

Résultats

L’étude princeps permet de constater, effectivement, une réalité de la définition proposée par Audiffren et Crémieux (1996). Les différents clubs rencontrés présentent des modes de pratique tous différents. L’une des structures rencontrées propose soit une pratique compétitive, soit de type loisir. Les trois autres proposent une pratique non compétitive, (une seule est fédérée et propose une pratique déclarée efficace). Les deux autres proposent une pratique efficace mais laissant transparaître une « recherche philosophique » (l’une est particulièrement confidentielle et concerne une petite dizaine de pratiquants).
La seconde recherche analyse un très grand nombre de pratiques différentes : Kung-fu, Judo, Karaté, Aïkido, Kendo, Taï Chi Chuan, Qwan Qi Do, Viet Vo Dao, etc. Ces pratiques de combat asiatiques sont différentes selon leur niveau de « fédéralisation », l’intérêt porté aux « traditions », à la pratique de « référence ». Au sein d’un même style « martial » apparaissent différents modes de pratique.

Discussion

L’étude réalisée sur le Kung-fu de Rennes souligne la fédéralisation en cours (suivant la définition proposée par Audiffren et Crémieux, 1996). Elle semble, cependant, montrer une plus grande complexité de la réalité. La recherche plus large précise cette complexité. Les pratiques semblent de fait s’étendre sur un continuum regroupé en « arts de combat » allant des pratiques les plus hétérodoxes, les arts martiaux, aux pratiques plus orthodoxes, les sports de combat. Cette proposition de continuum est issue, donc, d’une perception du degré de fédéralisation de la pratique par ceux qui la font, les enseignants, ainsi que de la valeur donnée par les professeurs aux aspects « traditionnels » de leur pratique. Cette perception se traduit au sein des entretiens par le rapport entretenu avec les silences, la forme des sanctions que les professeurs disent donner à leurs élèves en cas de rupture des silences proposés, et sur les principes, les codes prévalant dans les structures dans lesquelles ils enseignent. On constate cependant la tendance suivante : plus la pratique est compétitive, plus les principes suivis sont ceux de la performance motrice et moins la recherche dite philosophique et l’efficacité réelle sont importantes. Comme le supposent Audiffren et Crémieux (1996), il semble bien que les pratiques se séparent entre arts martiaux et sports de combat, mais que cette séparation relève d’un processus complexe dû à la représentation sportive de certaines pratiques, aux valeurs propres à certaines enseignants, à l’écho local de certaines figures charismatiques, etc.

Conclusion

Nos études de terrain semblent valider la définition d’Audiffren et Crémieux (1996), distinguant sports de combat en tant que pratiques compétitives et arts martiaux, entendues comme des pratiques plutôt non compétitives. Cependant, certaines pratiques apparaissent non fédérées, et certaines pratiques fédérées ne mettent pas forcément en avant la pratique compétitive comme aboutissement.

Références

Audiffren, M. & Crémieux, J. (1996). Arts martiaux, arts de défense ou arts de combat? In Y. Kerlirzin & G. Fouquet (Eds.), Arts martiaux, sports de combat (pp. 61 – 66). Paris : INSEP publications.
Clément, JP. (1992). La constitution de l'espace des disciplines de combat en France : 1936 –1980. In P. Arnaud & Al. (Eds.), Corps, Espace et Pratiques Sportives (pp. 174 – 192). Strasbourg : Conseil scientifique de l'Université.
Elias, N. & Dunning, E. (1986). Sport et Civilisation. La Violence Maîtrisée. Paris : Fayard.
Héas, S, El Ali M. & Régnier P., (2000). « A.P.S. et auto-contrainte : essai de comparaison entre les relaxations, le kung fu et le marathon », colloque international Norbert ELIAS organisé par le C.E.R.P.P.E. (Rennes 2) et le C.R.A.P. (C.N.R.S./I.E.P.) : « Questions au Procès de civilisation », Rennes (France), octobre.
Jodelet, (1995). Représentation sociale : phénomènes, concept et théorie. In S. Moscovici (Ed.), Psychologie Sociale (p. 361). Paris : PUF.
Parlebas (1986). Eléments de Sociologie du Sport. Paris : PUF.
Régnier, P., Heas, S. (2000).  Le Kung-fu Wushu à Rennes. Qui pratique et pourquoi ? Mémoire de maîtrise, Université Rennes II, Laboratoire Sciences Humaines UFR STAPS.
Régnier, P., De Queiroz, J. M., Léziart, Y. (2001). La place des silences dans la pratique des arts martiaux. Mémoire de DEA, Université Rennes II, Laboratoire Sciences de l’Education.

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Ryô se lâche sur le papier / Et c'est enfin parti!
« on: 23 December 2009 à 8h41 »
Voici un premier dessin, fait la semaine dernière à la demande des élèves pour le départ en retraite de leur prof principal!



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Suite de ce topic de cynarhum

Dis donc, Nao, j'ai un petit souci avec Opera. je précise que j'avais déjà ce problème sous windows, donc ce n'est pas inhérent à Ubuntu.

Quand je suis sur une page orange et que je veux télécharger une pièce jointe, il me propose, quel que soit le type de document, de le télécharger au format .htm.

Est-ce que j'ai quelque chose de particulier à gérer au niveau des options? Parce que là je vois pas bien...


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 A paolo

Je suis stoïque devant cette page blanche, les yeux embués par mes larmes, les images se bousculent dans ma tête….que dire !!!

Ta perte se résume par une douleur,un mal être avec des flashes  de bonheur qui reviennent sans cesse.
Ma gorge est serrée et mes sanglots me secouent la poitrine.

Quelle vision d’horreur que j’ai eu de toi ce jeudi : de la mousse blanche sortant de ta bouche, du sang dans les naseaux, tes pupilles dilatées…bref, pas de temps à perdre pour vivre ces derniers instants avec toi.
J’ai couru pour chercher un thermomètre et une couverture :oui, tu étais bien en hypothermie !
Armée de mon stétho, ton rythme cardiaque était régulier.
Tu as beaucoup lutté pour nous attendre, je le sens.
Le véto t’as fait des injections pour rendre ta respiration plus facile, te calmer, te soulager.
Je t’ai demandé d’avancer, et pour me faire plaisir tu as avancé d’un pas désordonné.
Collée contre toi, je te sentais vaciller jusqu’à ce que tu te mettes à terre, couché en vache.
Tu as rassemblé toute l’énergie qui te restait pour te relever mais je t’ai demandé de te calmer et de rester à terre.
Je t’ai fait tes caresses préférées afin que tu te détendes.
Ton patron est parti et, dans cette intimité si lourde je t’ai demandé de rester avec moi.
Je t’ai parlé ……
Ton patron est revenu et nous t’avons veillé jusqu’au bout, te parlant, te remerciant d’avoir fait partie de notre vie.
Tu étais encore secoué par la douleur, tu « criais », tes yeux me cherchaient et ma main te caressait sans cesse.
Je sentais la vie s’échapper, aussi je t’ai demandé de partir…..
Puis, tout est allé très vite ; mais nous étions là, nos larmes coulaient sur toi et nous ne pouvions nous empêcher de te caresser dans le but de t’accompagner dans ce voyage ultime.

J’ai perdu plus qu’un animal, tu étais mon ami, mon confident.
Nous étions arrivés à une telle complicité que je n’avais pas besoin de parler pour me faire comprendre.
Lorsque j’avais des douleurs dans mon corps, tu prenais soin de les masser.
Lorsque tu me sentais triste, tu venais me réconforter, en te collant à moi et en me léchant.
Lorsque j’étais énervée, tu m’apaisais.
Bref, et tant d’autres choses que j'omets de dire et qui ne seront plus…
Tu as toujours été généreux avec moi, sans en attendre en retour.
Ce qui me fait dire que j’aurais préféré perdre un membre de ma famille plutôt que toi.

Lorsque je suis retournée dans le champ le matin de ta mort, j’ai pleuré et j’avais envie d’hurler.
J’ai été voir tes frères de pâture, je peux te dire qu’ils étaient tristes et qu’ils te veillaient.
D’ailleurs pendant ton départ, ils ne t’ont pas quitté des yeux, même le poulain.
Je ne pouvait m’empêcher de pleurer quand je les voyais et, ton pote de toujours est venu me voir, j’ai posé ma tête contre lui  et je l’ai vu pleurer…..
Depuis ton départ, il nous appelle dès qu’il nous voit, nous ne pouvons pas le manquer.
De nouveau, j’ai été pleurer avec lui et là, je me suis laissée porter par ses attentions, il m’a regardée intensément et est venu lécher les larmes qui roulaient sur ma joue. Ce qui a ajouté encore plus de peine mais qui m’a réconforté : il a raison ton frangin, il est là encore…
Aujourd’hui, huit jours après ton départ, je retourne dans le champ  pour câliner tes frangins mais je regarde au bout de la prairie dans l’espoir de te voir arriver, j’ai envie de t’appeler……

Je te promets de prendre soin de tes frères et de les protéger comme tu le faisais si fièrement alors maintenant va, allez va…..

Nb : ces quelques lignes ne sont que de brefs instants de notre couple cavalier-cheval, aussi, je vous laisse imaginer l’intensité qui nous reliaient.
Pour ceux qui se moqueraient ou qui ne comprendraient pas ces mots, je les invite à se découvrir à travers les animaux.
Pour les rebelles : j’emmerde la nature humaine !


Posted on 2 October 2009 à 14h35

Ca fait une semaine, et j'avais promis à Kaori que si elle souhaitait rédiger quelque chose, je le publierais.

Le texte que j'ai écrit ne pouvait représenter que ma vision. Et nous sommes deux à avoir perdu quelqu'un. La douleur est personnelle, même dans un couple. On ne peut rien faire pour l'autre.

Ainsi, je vous laisse juge. Il me semble normal que ma moitié ait le droit, tout comme moi, de dire sa souffrance. Ne serait-ce que pour rendre à Paolo, une dernière fois, hommage.

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Coups de beuâââââârhhh / Hier soir, un ami est mort...
« on: 25 September 2009 à 8h02 »
C'est un blog. Mon blog, hébergé par le site de quelqu'un que je considère comme un pote. Quand je l'ai ouvert, c'était pour la maison. J'ai créé "coups de beuarrrh" un jour de coup de gueule. J'ai préparé une section dessin, pour laquelle je dessine des dessins que je ne scanne pas. Mon scanner est crade, sous le bureau de l'ordi. Je ne pensais pas me servir de ce blog pour raconter ça. Sauf que j'en ai besoin. Pour lui, pour moi.


Je suis rentré à la maison, il était 18h45.

Le temps de rentrer les courses, je monte dans mon bureau, pour peaufiner le résumé de la communication que je souhaite faire à  la journée de la Recherche Hippique, à Paris. Il ne me reste pas grand chose à faire mais, mine de rien, ça prend un temps fou!

A 20 heures, j'ai fini, enfin, il est temps de donner à manger aux animaux, les chèvres, les chevaux, les ânes, le chat et les chiens. Je n'ai jamais eu l'intention consciente de me retrouver avec autant d'animaux. Ce sont les désirs de ma compagne et moi qui, chemin faisant, nous ont amené à cette imposante ménagerie. Déjà, je suis quelqu'un de la ville, ado je ne me voyais jamais choisir de vivre à la campagne, alors des animaux, moi, à part un chien!

Quand j'entends les certitudes de mes élèves, après, on s'étonne que je rigole...

Alors, bon, c'est du boulot, mais on est toujours gagnant. On ne peut pas être perdant, quand on ne vous rend, outre quelques plans à la con pas vraiment méchants, que de l'affection.

Donc, il est huit heures, mission bouffe.

Je décide, pour changer, de commencer par rentrer les chèvres, ces emmerdeuses gueulardes (comme leurs maîtres...?) dont le talent le plus notoire est d'enrouler leur chaîne autour de tout ce qui traîne  et de pleurer pour qu'on vienne les chercher! Hop, vite fait, bien fait, les voilà rentrées. Je vais aller nourir les chiens, ces trous du cul (les biens nommés) qui bavent partout et nous obligent à nettoyer la cour de leurs déjections tous les deux jours.

Puis, je vois au loin quelque chose qui m'intrigue. Je vois Paolo, seul, entre les deux champs. Qu'est-ce qu'il fait? Qu'est-ce que ce  petit con de Lawney, un an et trois mois, m'a encore fait? Ce matin, il a défoncé une bonne partie des clôtures intérieures, pour aller manger l'herbe des ânesses. Heureusement que je bossais pas. Je me rapproche progessivement, et je vois finalement Lawney, tranquille, à sa place avec Domingo, le troisième cheval.
Bon, alors tout va bien...sauf que...

Paolo a une position vraiment étrange. Les postérieurs sont ramassés sous lui, un peu comme un mec bourré qui essaierait de tenir droit. Il a du mal à se tourner, je me rapproche, il me voit. Il hennit, il m'appelle, je sens l'angoisse dans ce son.

Putain de bordel de merde.

Je le caresse, je vois de la mousse à sa bouche, et du sang qui purulle de son nez. Je ne me pose pas de question. Je taille un sprint à la maison, je vais choper ce téléphone portable de merde que pour une fois, bien sûr, je n'ai pas sur moi. J'appelle le véto, je lui explique tous les symptômes. "Pardon, mais c'est qui à l'appareil?" J'aurais peut être dû me présenter.

Alors je lui explique tout, il me reconnaît, il arrive.

Je retourne voir Paolo, armé d'un licol pour le faire marcher. Ma première idée est que ça pourrait être une collique, et dans ce cas comme pour celui d'un bouchon, il faut emmener le cheval marcher, pour qu'il se calme, se détende.

Pas moyen, il a du mal à se déplacer, ou à garder l'équilibre, je ne sais pas.

Kaori arrive. Elle traverse le pré en courant. Après le véto, je l'ai appelée pour lui dire de rentrer vite car son cheval n'est pas bien du tout. Parmi les trois chevaux y a celui de Kaori, Paolo, le mien, Domingo, et le notre, Lawney. Donc c'est son cheval avant d'être le mien.

Pas rassurée, elle va chercher son stetoscope, et un thermomètre. 35,9 c'est léger. Très léger. Elle lui met une couverture de fortune. Mais bordel, il est 20h25, qu'est-ce qu'il fout, ce véto?

Il finit par arriver, injecte plein de produits. Paolo a un oedème. Probablement une collique, mais il ne peut rien faire de mieux. On continue d'essayer de faire avancer Paolo, mais c'est dur, et il finit par tomber. Il s'allonge. Quand un cheval va pas bien et qu'il s'allonge, c'est encore moins bon que le reste...

Kaori va chercher de la paille, plein de paille. Le véto s'en va, il a fait ce qu'il pouvait. Je vais le régler et son discours, en plus de l'attitude générale du cheval, ne me laisse pas trop rassuré. C'est un empoisonnement. Mais à quoi? Il faudra voir d'ici deux heures ce que ça donne.

Il n'en faudra pas tant.

Je retourne avec Kaori, qui reste près de son cheval. J'écarte les deux autres, ouvre un champ, ferme l'autre, pour qu'ils vaquent à leurs occupations.

On reste tous les deux, dans le noir avec notre lampe torche, avec lui allongé. Il souffre, il a du mal à respirer...Kaori lui demande de partir, qu'il a assez lutté. Moi, je chiale. Elle n'y résiste plus non plus. Elle retourne chercher de la paille. Et un autre drap.
 
Alors, je lui dis qu'il a toujours été gentil avec sa maîtresse. Que c'est un bon cheval, je lui parle, je le calme, tant bien que mal.

On le caresse, longuement, puis il s'en va...et on reste là, à pleurer tous les deux.

Il avait sept ans, ça faisait quatre ans qu'on l'avait avec nous. Il était excusif avec Kaori. Moi, il me tolérait, mais personne d'autre ne pouvait le monter. Il y avait de la complicité, avec lui. Il était dynamique, il n'avait peur de rien, il passait partout. C'était un chouette cheval et un bon copain.

Mais voilà, alors qu'il était tout le contraire de ça, ce coup-ci, il nous a fait faux bond. Il a lutté, lutté, il ne voulait pas partir. Il a toujours été le plus péchu, et forcément, on s'est toujours attendu à ce que l'un des autres ait un problème. Et ben non, forcément. C'est lui qui est parti. L'irremplaçable Paolo.

Et voilà, j'en chiale encore. Ryô qui chiale, c'est un peu comme un ciel breton en hiver sous la pluie: c'est pas fréquent, mais c'est violent.

Maintenant, faut retourner au boulot. Et tenir le coup pour la journée. Et aller à l'équitation ce soir. Ca va pas être simple, comme journée.

Il est là, pas loin, allongé dans un champ où je n'ose pas aller, j'espère que Kaori pourra voir un voisin agri pour qu'il nous le déplace. Domingo n'a pas fini de hennir, dès que Kaori alait monter Paolo, c'était parti. Il était son frêre, toute leur vie ils ont vécu ensemble.

Qui sera le dominant? Ne sera-t-il pas trop malheureux? Je me lève plein d'inquiétude et avec une journée de taf devant moi. Il devrait avoir droit de pas aller au boulot, quand un de ses animaux meurt.

Voilà, j'ai fait un skyblog sans fautes. Super. Mais j'en ai ressenti le besoin impérieux en me levant ce matin. J'avais besoin de laisser une trace de ce qui s'est passé. Il aura fallu trois heures trente pour qu'il s'en aille, alors que ce matin, ce midi, tout allait bien. Pour extrapoler, ça me fait penser à l'idée qu'il faudrait toujours parler à ceux qu'on aime avec douceur. Peut être que dans trois heures, ils auront disparu.

Je n'attend pas spécialement de réponse à ce sujet; vous faites ce que vous voulez, mais en tous cas, ce n'est pas le but recherché. Je voulais dire là l'amour que j'ai pour ce cheval, ce petit prétentieux à la pose classe, ce tout terrain athlétique et rapide, le cheval de ma moitié. Et mon cheval, un peu, aussi...


Adieu, Paolo, mon ami, tu vas terriblement nous manquer...



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Suite de ce topic: http://cynarhum.com/index.php?...topic=3634.msg291414#msg291414

Bon, lu le chapitre 99, traduit par la "team" de Tsub.

Toujours du très bon, ça commence à sentir grave la fin, tout se met tranquillement en place...

Je m'en veux de craquer et de les lire. Je préfèrerais attendre la sortie en volume, mais...c'est trop tentant!

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Coups de beuâââââârhhh / La grippe A, info ou intox?
« on: 11 September 2009 à 15h32 »
J'ai reçu aujourd'hui le transfert d'un mail par une copine. Je le trouve édifiant:
Quote
Remarque préliminaire : je vous envoie ce courriel de ma propre initiative. Je ne sers les intérêts de personne et je mène cette action bénévolement. Par ailleurs, je vous demande de ne pas me croire sur parole. Je vous invite simplement à user de votre propre discernement. Et à tirer vos propres conclusions.


Pandémie de grippe A H1N1 :
Il reste très peu de temps
pour vous informer et pour vous mobiliser.
Dans un mois, ce sera trop tard…

Comme de plus en plus d’individus conscients,
j'ai choisi de me consacrer entièrement à ce dossier,
pour dénoncer les mensonges et les manipulations.
C’est ma part d’engagement…

Je vous demande de faire votre part :
diffusez ces informations
à tout votre carnet d’adresses, sur vos blogs
et vos sites Internet.
C’est votre vie qui est en jeu..
Si vous n’avez pas reçu ce courriel directement,
inscrivez-vous pour recevoir
les prochains courriels :
promethee@videotron.qc.ca


Madame, Monsieur,
Chers amis,

Je vous avais promis de vous informer. C’est ce que je fais. En attendant la sortie de ma première capsule vidéo, je vous écris. Parce que c’est plus fort que moi. Et parce que les jours nous sont comptés. L’objectif de ce courriel est double.

Premier objectif : je veux vous rappeler la tenue à Montréal d’un congrès exceptionnel qui aura lieu ce samedi 12 septembre, de 9 heures à 22 heures (heure de Montréal) (15 heures à 4 heures du matin, heure européenne). Ce congrès est la première conférence pour la liberté de Choix en Santé. En tant qu’Européens, vous pourrez suivre en ligne tout le déroulement de ce congrès, en direct et en différé.

Si vous voulez savoir de quoi traitera ce congrès, cliquez sur le lien qui annonce l’événement : http://www.youtube.com/watch?v=NbMWPTM2yhs

Connaissant bien les politiques de santé tant en Amérique du Nord qu’en Europe, je vous assure que les Européens y trouveront beaucoup d’informations qui s’appliquent à leur réalité. Seuls les noms des lois et des ministres diffèrent. Mais ce sont les mêmes compagnies pharmaceutiques qui imposent leurs lois iniques et liberticides à des politiciens devenus pantins et hommes de paille. Si vous voulez comprendre ce qui nous attend dans les mois qui viennent, de grâce, prenez le temps de suivre cette conférence. C’est tout simplement votre santé, votre liberté et votre vie qui sont en jeu.

Pour vous inscrire, cliquez sur le lien suivant : http://www.tele-sante.com/conf...lcs_12sept09_webdiffusion.html

Et si vous croyez encore naïvement que le plan de vaccination obligatoire n’aura pas lieu, je vous invite à tenter de répondre aux questions que je me pose depuis que je suis ce dossier de la grippe porcine.. Tel est le second objectif de ce courriel : vous partager quelques-unes de mes nombreuses questions et interrogations à propos de cette fameuse pandémie de grippe H1N1, et vous inviter à y répondre par vous-même puis à tirer vos propres conclusions.

    * pourquoi, Madame Bachelot (ministre de la santé en France) a-t-elle demandé début février 2009, à un groupe de légistes constitutionnalistes, un mémo sur la question suivante : l’imposition d’un plan de vaccination à toute la population serait-elle illégale et anticonstitutionnelle ? Ce sur quoi les experts l’ont rassurée, invoquant qu’une situation exceptionnelle et qu’un état d’urgence sanitaire justifiait amplement qu’on supprime toutes les libertés individuelles !
    * pourquoi l’Organisation Mondiale de la Santé a-t-elle modifié, le 27 avril 2009, sa définition de la pandémie ? Auparavant, pour déclarer une pandémie, les contraintes étaient beaucoup plus sévères ! Maintenant, il suffit que la maladie soit identifiée dans deux pays d’une même zone OMS !
    * comment se fait-il que le brevet du vaccin contre la grippe porcine (H1N1) a été déposé en 2007 (bien avant la réapparition du virus disparu depuis la fameuse épidémie de grippe espagnole, en 1918) ?
    * par quel hasard le président Sarkozy a-t-il eu l’intuition d’aller signer un contrat d’investissement d’un montant de 100 millions d’euros, le 9 mars 2009, pour la construction d’une usine de fabrication de vaccins contre la grippe ? Et devinez où ! Au Mexique, là où justement, le foyer de la pandémie a pris naissance !
    * pourquoi aucun média et aucun expert scientifique ne rappellent que la grippe ordinaire tue chaque année entre 250.000 et 500.000 personnes, soit plus de 1.000 morts par jour (ce sont les chiffres officiels de l’Organisation Mondiale de la Santé) ?
    * pourquoi tous les médias du monde répètent-ils quotidiennement que le virus de la grippe A H1N1 va provoquer une hécatombe de victimes, alors que les faits démontrent qu’il s’agit d’une simple grippette (moins grave que la grippe saisonnière ordinaire) qui n’a fait que 2.000 morts en plus de cinq mois ? La grippe ordinaire en aurait fait, pendant ce même laps de temps, 200.000 morts !
    * pourquoi, malgré ces chiffres de morbidité et de mortalité insignifiants (2.000 au lieu de 200.000), la plupart des pays du Monde ont passé des commandes faramineuses pour des centaines de millions de doses de vaccin, et ce, dès le mois de juin 2009 ?
    * autrement dit, pourquoi met-on en place des mesures exceptionnelles cette année, alors que la grippe est moins virulente que les autres années ? Qu’est-ce qui, dans les faits, justifie de telles décisions alors qu’il n’y a rien d’exceptionnel ?
    * pourquoi des lois d’exception (lois martiales) ont-elles déjà été votées dans la plupart des pays (sans en révéler le contenu) ?
    * pourquoi le Ministre de l’Intérieur Français a-t-il rappelé tous les réservistes de l’armée et de la gendarmerie, en février 2009, en vue (je cite) « de graves troubles sociaux prévus pour la fin de l’été 2009 » (c’est-à-dire septembre) ?
    * pourquoi l’armée américaine vient d’être déployée sur tout le territoire des Etats-Unis ?
    * pourquoi plus de 800 camps de concentration ont-ils été installés aux Etats-Unis, ces dernières années (pour l’instant, ils sont vides) ? Pourquoi sont-ils gérés par la FEMA (Federal Emergency Management Agency), qui intervient lors des grandes catastrophes sur le territoire (comme lors du cyclone Katrina) ?
    * pourquoi des centaines de milliers de cercueils sont-ils entreposés dans tous les états américains et pourquoi des fosses communes ont été creusées dans chaque district ?
    * pourquoi 600 neurologues britanniques ont-ils reçu, le 29 juillet 2009, une lettre confidentielle du Health Protection Agency (HPA), les invitant à être particulièrement attentifs à la future recrudescence du syndrome de Guillain Barré (maladie neurologique dégénérative gravissime déclenchée la plupart du temps par l’acte vaccinal) ? Et pourquoi cette même agence n’a-t-elle pas prévenu le public qui va « bénéficier » de cette campagne de vaccination ?
    * comment se fait-il que le 5 mars 2009, la firme Baxter a contaminé 72 kg de matériel vaccinal, mélangeant les virus H5N1 de la grippe aviaire et H3N2 de la grippe ordinaire, avant de les envoyer dans six pays différents, alors que les procédures de sécurité dans ce genre de laboratoire rendent cet accident absolument impossible  ? Impossible sauf si l’acte devient volontaire. Cela m’a été confirmé par un docteur en biologie.
    * pourquoi ne nous dit-on pas que le vaccin contre la grippe, depuis 40 ans qu’il existe, n’a jamais eu d’impact positif sur l’incidence de cette maladie, au contraire ? Une étude internationale a démontré que les vaccinés attrapaient plus souvent la grippe que les non-vaccinés.
    * pourquoi nous cache-t-on qu’en 1918, ce sont les personnes vaccinées qui sont mortes de la grippe espagnole, et pas les non-vaccinées ? Cela voudrait-il dire qu’elles ont été tuées par le vaccin lui-même, et pas par la grippe ?
    * si les vaccins ont si peu d’effets secondaires, comment les autorités sanitaires expliquent-elles que le nombre de scléroses en plaques en France est passé de 25.000 à 85.000, suite à la campagne de vaccination contre l’hépatite B ?
    * pourquoi nous cache-t-on que toutes les épidémies du XXe siècle ont été déclenchées par des campagnes de vaccination préalables ?
    * pourquoi autorise-t-on de mettre dans le futur vaccin contre la grippe H1N1, un adjuvant tel que le squalène (dans une proportion un million de fois plus importante – j’ai revérifié les calculs, car je n’y croyais pas !), alors que la Chambre des Représentants l’avait reconnu explicitement responsable du syndrome de la première guerre du Golfe, syndrome qui avait rendu 180.000 GI’s malades (25 % des soldats) suite à l’injection du vaccin contre l’anthrax ? À noter que le squalène avait été interdit par un juge fédéral en 2004 !
    * pourquoi les premières populations visées par la vaccination sont-elles les femmes enceintes et les enfants, alors qu’habituellement, ce sont les vieux qu’on vise ? Eux, paraît-il, auraient une mémoire immunitaire de la grippe espagnole de 1918 !!!
    * pourquoi les procédures de vaccination obligatoire seront-elles confiées, non pas à des médecins, mais à des étudiants volontaires et des militaires ?
    * pourquoi aucun médecin et aucun hôpital ne pourra dispenser les vaccins eux-mêmes ? Craindraient-ils de faux certificats ?
    * pourquoi 50 % des médecins anglais disent qu’ils refuseront de se faire vacciner avec le nouveau vaccin, parce qu’ils n’ont pas confiance en la procédure de préparation ?
    * pourquoi présente-t-on le Tamiflu comme un antiviral efficace, alors que toutes les campagnes d’utilisation de ce produit se sont révélées catastrophiquement inefficaces ? De plus, ce médicament provoque de nombreux désordres psychologiques et neuronaux, allant jusqu’à provoquer des suicides en nombre chez ceux qui en consomment !
    * pourquoi les autorités sanitaires, censées vouloir notre bien et notre protection, autorisent-elles qu’un nouveau type de vaccin (ce sont leurs mots) soit testé directement sur des centaines de millions de cobayes (c’est-à-dire nous), sans que les protocoles normaux de Mise en Marché ne soient respectés, et sans aucune garantie d’innocuité dudit vaccin ?


Je pourrais continuer comme cela encore des heures. Mais je m’arrête là, car les autres questions iraient toujours dans le même sens. Je n’ai plus le temps, pour l’instant, de vous mettre toutes les références d’articles des journaux officiels (le Monde, le Figaro, le Daily Post, le Journal du dimanche, etc.), des sites officiels (de l’OMS, de Baxter, d’Aventis, de Sanofi-Pasteur, etc.) et des déclarations de scientifiques pro-vaccinalistes que j’ai consultées ! Vous trouverez tout cela sur mon site, d’ici la fin du mois de septembre.

Mais je vous garantis sur l’honneur que toutes les questions que je pose ci-dessus se basent uniquement sur des lectures de documents officiels et accessibles à tous ! Ce ne sont pas des allégations, des suppositions, des supputations de théoriciens du grand complot ! C’est cela qui fait qu’il est impératif de se poser de telles questions ! Et de tirer les conclusions qui s’imposent.

Pour ma part, c’est fait. Et j’ai pris position clairement.
Autrement dit, tant qu’on ne m’obligera pas à fermer ma gueule, je continuerai à vous informer.

Il y a, par contre, une question que je vais poser ici et à laquelle je vais répondre, car beaucoup de mes interlocuteurs ne comprennent pas cela (j’ai reçu des centaines de courriels en une semaine !!! Merci à ceux qui m’ont traité de pauvre connard et de manipulateur. Merci surtout à tous ceux qui ont relayé l’information à des dizaines de milliers de personnes en Europe et au Canada. Merci particulièrement à tous ceux qui prient pour moi, pour l’instant. J’ai été très touché et ému.)

La question est : comment un virus aussi bénin va-t-il s’y prendre pour tuer des millions de personnes ? Ça, c’est la question à un million de dollars !!!

Eh bien c’est l’histoire des pandémies du passé qui nous apporte la réponse. La recette est simple (en douze étapes, déjà expérimentées en 1918 avec succès) :

   1. on annonce qu’un foyer d’une nouvelle grippe vient d’apparaître au Mexique et que c’est très grave, car c’est un virus animal qui s’est transmis à l’homme !
   2. on annonce ensuite 350 morts en une semaine, pour rectifier ensuite le décompte à 8 morts. Mais tout le monde a retenu qu’il y avait eu beaucoup de morts dès le début (ça ne vous rappelle rien, ça : le 11 septembre, on nous a annoncé à la télévision 40 à 50.000 morts dans les Twin Towers – ce qui a justifié la croisade contre les forces du Mal – puis, on a révisé le nombre de morts à 2.974) ;
   3. on annonce à grand renfort de publicité quotidienne que ce terrible virus se propage à une vitesse incroyable sur toute la planète (alors que par ailleurs, aucun laboratoire du monde ne dispose de la souche du virus pour confirmer que c’est bien ce virus qui est en cause, et pas le virus ordinaire – on reconnaît par ailleurs que la grippe porcine ne présente aucun symptôme spécifique par rapport à ceux de la grippe ordinaire – alors, comment font-ils pour compter le nombre de cas ???) ;
   4. devant le peu de virulence dudit virus, on nous annonce que ce gentil virus (finalement) va muter et va devenir TRÈS méchant, et que l’on sait qu’il va muter à une date précise (celle de la sortie des vaccins, quelle coïncidence quand même !) ;
   5. pendant tout ce temps, on prépare des produits en laboratoire dont on dit qu’ils sont des vaccins, et dans lesquels on mélange deux souches de la grippe porcine, deux souches de la grippe aviaire et une souche de la grippe humaine (cocktail tout à fait explosif, lorsqu’il sera injecté dans le corps !). De plus, on rajoute (en plus grande quantité que d’habitude) des adjuvants (mercure, aluminium et squalène), reconnus pour leur grande toxicité ;
   6. peu avant la sortie des soi-disant vaccins (qui sont en réalité, ici, des armes bactériologiques), les médias se déchaînent pour nous annoncer qu’il y a une recrudescence de cas de grippe. Même si les médecins ne prennent plus la peine de vérifier s’il s’agit bien du même virus, le peuple est tellement hypnotisé qu’il ne réfléchit plus. Il est persuadé que la mutation annoncée est en train de se réaliser ;
   7. on annonce aussi que tous les vaccins ne seront pas disponibles immédiatement et qu’il y aura des chanceux qui pourront en bénéficier tout de suite, et d’autres devront attendre jusqu’à quatre mois pour enfin recevoir le vaccin salvateur ! À noter que nous en sommes là, pour l’instant, dans la chronologie des événements.
   8. dès la sortie des premières armes bactériologiques déguisées en vaccins, le bon peuple apeuré court se faire vacciner volontairement, dans les centres spécialement préparés à cet effet (et encadrés par des militaires). Ici au Canada, les gens s’inscrivent sur des listes d’attente pour être certains d’être parmi les premiers vaccinés !
   9. dès l’injection du vaccin, le cocktail préparé soigneusement par les laboratoires entraîne la mutation et la combinaison des différentes souches dans le corps du patient, rendant les virus extrêmement mortels. Dans le même temps, les adjuvants auront mis par terre le système immunitaire. La Tamiflu sera utilisé pour provoquer une surinfection (cas déjà observés dans plusieurs pays) entraînant immédiatement la mort de la personne. Conséquence : il y aura des milliers de morts parmi les premières populations vaccinées ;
  10. on nous dira alors que, malheureusement, ce qu’on craignait est arrivé : le virus a muté sous une forme mortelle. On attribuera la cause des décès au virus, et pas au gentil vaccin censé nous protéger ! Une panique s’emparera de la population, qui réclamera qu’on les vaccine d’urgence ;
  11. vu la gravité de la situation sanitaire, vu les troubles engendrés, d’une part par ceux qui réclameront avec force leur vaccin, d’autre part par ceux qui accuseront les autorités sanitaires de génocidaires, l’état d’urgence sera déclaré dans tout le pays et le plan de vaccination obligatoire sera mis en place ;
  12. ceux qui refuseront de se faire vacciner devront se cacher ou disparaître pendant un temps suffisamment long, à moins qu’on ne les fasse disparaître dans des camps de concentration prévus à cet effet.


Ce scénario, je vous l’écris en cette nuit du 9 au 10 septembre 2009. Je ne le fais pas du tout de gaieté de coeur.
Je sais que certains parmi vous me reprocheront d’alimenter la peur qui est déjà créée par les élites lumineuses, et de finalement, faire le jeu de ceux que je dénonce. À cela, je vous citerai une phrase de Jésus-Christ (même si je n’appartiens plus à aucune religion) : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres ! » (Jean 8:32).

Je vous offre ici une synthèse de tout ce que j’ai lu depuis cinq mois (dont deux mois à temps plein). Mon objectif, c’est de décrypter pour vous les informations qui nous sont cachées (même si elles sont disponibles publiquement – faites vos recherches avec Google – vous verrez !), afin que vous ne cédiez pas à la panique lorsque l’hécatombe commencera. Afin que vous compreniez quelle est la cause réelle de ce que vous verrez..

Maintenant, que pouvons-nous faire, me direz-vous ? Pour l’instant, la chose qui me paraît la plus importante, c’est que vous diffusiez cette information à TOUS vos contacts. Imprimez ce courriel, découpez-le en morceaux s’il vous paraît trop long, donnez-le à tous vos amis, à toutes vos connaissances. Si vous êtes parents d’enfants allant à l’école, constituez immédiatement des comités de résistance à ce plan génocidaire. Dans trois semaines, il sera trop tard. Et vous devez savoir que les écoles seront bouclées pour pouvoir vacciner vos enfants. Si vous n’êtes pas organisés maintenant, vous serez démunis le 28 septembre, lorsque le plan se mettra en marche. Allez parler à tous les policiers, à tous les gendarmes que vous connaissez car eux aussi, sont maintenus dans l’ignorance de ce plan (et ils ne seront pas vaccinés par les mêmes produits, pour ne pas tomber malades, eux !). Expliquez-leur qu’ils vont participer, sans le savoir, à un génocide programmé contre la population. Rappelez-vous que si les nazis ont pu déporter autant de personnes vers les camps de la mort, c’est parce qu’ils ont bénéficié de l’aide de la police française qui n’avait pas compris ce qui se passait. Allez parler aussi à vos représentants politiques, car la plupart d’entre eux ne savent pas ce qui se trame. Demandez-leur de ne pas coopérer, de saboter le plan, de faire détruire les fichiers de population, pour que le recensement des vaccinés et des non vaccinés devienne un casse-tête.

Cette activité devrait devenir votre tâche prioritaire. Car la seule manière d’enrayer ce plan diabolique, c’est de réunir une masse critique de gens conscients. Gandhi ne disait-il pas : « un individu conscient et debout est bien plus dangereux pour le pouvoir en place que 10.000 individus endormis et inconscients. » J’en suis convaincu.

Par contre, ne perdez pas votre temps avec les hauts dirigeants de l’État, les grands médias et les experts payés (achetés) par les laboratoires pharmaceutiques. Ne perdez pas non plus votre temps avec les sceptiques, les indécrottables du petit écran pour qui seule la parole des médias est l’évangile. Méfiez-vous même de leur réaction, car ils pourraient vous accuser de chercher à les tuer en les empêchant de se faire vacciner.

Et si vous avez peur en lisant mon courriel, transformez cette peur en action, en mouvement. C’est toujours comme cela que l’humanité a fait des bonds dans son évolution : c’est en transformant sa peur du feu en maîtrise du feu que l’homme a inventé la technique. Ici, l’enjeu est de taille : c’est en transformant votre peur de la mort que vous pourrez accéder à une nouvelle dimension, à une nouvelle vibration. Rappelez-vous que nous ne sommes pas des êtres matériels vivant des expériences spirituelles. Nous sommes des êtres spirituels vivant l’expérience fabuleuse de l’incarnation.

Personnellement, je suis très conscient de ce que je risque en prenant cette position, à découvert. Depuis quelque temps, je vis avec la perspective qu’il se pourrait que je ne sois plus de ce monde dans les semaines qui viennent. Et je découvre une perspective fabuleuse à mon existence. Souvent, je me suis posé la question de façon théorique : s’il me restait un an à vivre, quels choix de vie ferai-je pour que je puisse entrer dans la mort sereinement et sans regret ? Aujourd’hui, cette question n’est plus théorique pour moi. Et je me rends compte que beaucoup de mes valeurs se transforment de façon encore plus radicale. Et beaucoup de choses qui me causaient du souci deviennent tellement secondaires...

Et cette phrase de saint Matthieu résonne dans ma tête : que votre oui soit un oui, que votre non soit un non, (Matthieu 5:37).
Serons-nous capable de dire non à l’infamie, au risque de notre vie corporelle ? Serons-nous capables de dire oui à ce que notre âme nous dicte de faire ? Serons-nous capable de nous mettre debout, quel que soit le prix à payer ?

Tel est le cadeau que ce plan de pandémie nous offre en cette fin d’année 2009. Si nous sommes à la hauteur du défi (et je sais que nous le sommes), ce vaccin deviendra notre pierre philosophale et nous transformera en alchimistes, pour réaliser le grand oeuvre.

Restons debout et conscients.

Je vous salue avec le coeur.


Jean-Jacques Crèvecoeur
De Montréal (4 heures du matin, ce jeudi 10 septembre 2009)
Sans aller dans l'excès, parce que ma femme est infirmière, qu'une de nos amies (infirmière aussi) se retrouve - suite aux vaccins contre l'hépatite B - atteinte d'une myofacite ainsi que d'une polyarthrite rhumatoïde, et que tout ce pataquès me semble quand même de plus en plus étrange, je dois dire que je reste un anti-vaccination sévère pour ce coup-là.

Je ne pense effectivement pas que ce soit une bonne chose de se faire vacciner, et à titre personnel, je ne le ferai sous aucun prétexte.

Je ne sais pas si la vaccination peut être rendue obligatoire, mais si c'est le cas, je trouverai le moyen, coûte que coûte, de passer au travers du filet. Et également, je ferai passer ce message au plus grand nombre...

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High tech / Problèmes avec la haute technologie
« on: 23 June 2009 à 10h01 »
Suite des topics que vous pourrez trouver ici :

http://cynarhum.com/index.php?topic=2227.msg292026 (Problèmes avec mon téléphone portable)
http://cynarhum.com/index.php?topic=4773.msg292237 (Le PC du Patwon est hanté)
http://cynarhum.com/index.php?topic=1583.msg288224 (Au secours -- support informatique)

...et suite des pérégrinations de Ryô avec Orange.

J'ai donc reçu la facture de mon mois de juin 2009.
 
On dépasse allègrement les 360 euros. Il m'est compté 100 appels tout rond! Je me demande comment ca se fait, attendu que je n'ai pas passé un coup de fil, hormis de ma carte canadienne que j'avais acheté sur place (j'ai acheté pour 30 dollars de carte, afin de pouvoir appeler régulièrement Kaori.

J'appelle donc "Orange" pour qu'ils m'envoient un détail des coms.
La première personne me dit que je l'aurai si je choisis la facture numérique (elle m'explique que c'est génial, c'est bon pour l'environnement. Mon cul, oui, c'est bon pour faire des économies, puisque la facture tu l'imprimes chez toi histoire d'avoir une copie papier.)

J'acquiesce, j'aurai accès dans 48 heures.

Je vais voir, et ô surprise, aucun détail. Je rappelle hier mes amis à la peau de pêche pour demander plus d'infos. J'ai enfin une explication.

Figurez vous que quand j'appelais le numero de la carte pour pouvoir appeler via le système canadien, non seulement j'ai cramé 30 dollars canadiens pour acheter des cartes et les utiliser, mais en plus, orange me facture les communications comme si j'avais appelé directement Kaori!!!!!!!!

C'est pas génial, ça?

Bon, maintenant, j'ai vraiment besoin d'un coup de main, parce que certes je vais payer orange, j'ai pas le choix, mais j'ai un an pour me faire rembourser en leur prouvant qu'il y a abus. Alors, avant de saisir un avocat, je souhaiterais savoir qui ici peut m'aider.


J'aurai le détail de mes coms le mois prochain, mais en attendant, au téléphone elle m'a dit "tous les coups de fils que vous avez passé commencent par "18"?"

Évidemment, tête de nœud, c'était le numéro de la carte pour pouvoir appeler sans cramer mon forfait!!!!!

Elle me dit que je n'ai aucun moyen de revenir la dessus, puisque j'ai jeté toutes les cartes employées une fois utilisées. Mais je suis sûr du contraire, ne serait-ce que par les numeros que j'ai appelé.


Help

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Suite du topic situé à l'adresse suivante:

http://cynarhum.com/index.php?topic=828.msg292234#msg292234

Voilà, je recherche les manga 3x3 Eyes du numero 33 au 40 pour pouvoir finir la série.

Je mettrai pas plus de 3 euros dans chaque tome, puisque je peux les avoir à 3.50 neufs.

Mais comme c'est bien la dèche en ce moment j'essaye de taper au moins cher.

En fait, là avec amazon j'en aurais pour 50 euros pour 7 tomes......argh

Donc j'en viens à me dire que si l'un de nos amis parisiens pouvait me les choper et me les envoyer, j'en aurai pour moins cher que ça et en plus je serai sûr de pas me faire arnaquer.

Donc, euh, help les coupaings.
Sur Paris je suis sur que c'est chopable à pas cher...

Le moins cher que j'ai trouvé pour l'instant est sur ebay, j'en arrive à 34,45 euros.
Posted on 22 June 2009 à 18h24
Je peux toujours faire le tour des revendeurs d'occase de Montpellier, en comptant 6¤ de frais de port, faudrait qu'ils soient à moins de 2,50¤ piece  :mouais:

Je jetterai un oeil au cazou :)


De mon coté je me sépare de mes trucs qui encombrent :

St Seiya G 1 a 10 : 30¤
Claymore 1 et 2 : 5¤
D gray man 1 a 3 : 7¤
Hoshin 1 à 11 : 25¤
Samurai Deeper Kyo 1 à 12 : 25¤ * 
Cobra 1 à 5 (coffret convini) : 5¤
suikoden III 1 à 5 : 15¤
Neon Genesis Evangelion 1 à 8 : 20¤
Legend of Lemnear 1 : 1¤
Lythtis 1 : 1 ¤

* les SDK sont stockés chez mes parents, donc comptez un delai pour l'envoi si jamais y'a des intéressés  ;)

sinon j'ai aussi de la mite clause, ca se revend combien a peu près ?
Posted on 22 June 2009 à 18h26
Je recherche un i-pod, minimum 8go. Me fous de la couleur, de la génération ou de savoir que les écouteurs sont perdus ou cassés. Pas plus de 50/60¤ de préférence. Si vous connaissez des gens qui veulent se séparer du leur, beeeeen...

Merci d'avance !

D's©

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Cynarhum² / Noisen du bio, noisen du nécolo
« on: 14 June 2009 à 9h31 »
Ben oui, je transfert mes créations, quoi  :P

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Aymé Jacquet: - Allez, on se sort les doigts du cul, et on y vaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!

Ryô: - Ouhlaaaaaa, mollo bonhomme. Je donne l'impression d'être un athlète de haut niveau ou quoi?

Aymé:- Non, mais Ryô, faut te motiver, Ryô, tu vas me leur flanquer une raclée, à ces tommettes à la con. T'es un winner, Ryô, on peut gagner!

Ryô:- Bon, maintenant tu te détends, je suis pas footballeur. Tu vas prendre tes doigts à toi, tu vas les remettre où t'as dit qu'ils étaient, et tu te BARRES!
Fous-moi la paix, et laisse-moi faire mon carrelage...



Je vous prie d'excuser ce petit imprévu, mais figurez-vous que je suis absolument incapable d'expliquer pourquoi cet événement vient de se produire  :^^;:

Allons, donc.....c'est marrant, j'ai à peu près autant de mal à rentrer dans le vif du sujet, aujourd'hui, que j'ai eu du mal à me mettre au carrelage!


Enfin bon,quand faut y aller...

Souvenez-vous, nous avions laissé Kaori se bouger son joli popotin toute seule comme une grande pour s'attaquer au carrelage. Nous sommes en septembre 2007. Ryô a passé l'été à couvrir ses murs d'un produit à-priori-illicite-alors-qu'en-fait-non, et est rincé mais doit tout de même retourner au travail.

Heureusement, la Société Françayse a inventé LE WEEK END (bouh que ça fait peur).

INTERLUDE (voix pincée d'Alain Chabat dans la Cité de la Peur) - Composé d'un samedi, jour glorieux pour acheter des trucs pour travailler le lendemain, et également d'un dimanche, jour mirifique pour travailler avec les petits outils et matériels achetés la veille, le week end, avec ses deux jours chômés, est l'ami de tous les enfants, il rend la peau belle, fait ovuler les femmes, et avec un peu d'argent, vous suce.

Cette habile combinaison de deux jours non travaillés par le commun des mortels (aka les employés) est la garantie parfaite que l'argent gagné honnêtement sera réinvesti dans l'augmentation du capital brut intra individuel (y a pas que les pubs pour employer des mots débiles).

C'est pourquoi il serait parfaitement ridicule qu'un jour un chef d'Etat Françays ait à l'idée de valoriser l'idée de travailler durant le jour qui sert à travailler gratuit pour sa gueule. Enfin, moi je dis ça, je dis rien, hein... :sifflote:

Bref, Nous en étions là:


La cuisine étant enfin vivable, on commence à poser quelques meubles, juste histoire de vivre un peu en paix avec la bouffe:



Comme je commence à me motiver tranquillement, je me mets avec l'aide du pote qui passe filer un coup de main souvent à...
la fin de l'isolation du toit dans le bureau, au-dessus de la cuisine (free bonus gratuit pour toi, spéciale dédicasse toussa):




Mais las, il faut vraiment s'y mettre. Restent trois mois. Je veux passer le réveillon le cul profondément enfoncé dans mon canapé en cuir.




Enfin, une fois le carrelage entièrement posé, un petit coup de nettoyage s'impose, pour le rendre beau comme il n'a jamais été, et comme il ne sera jamais plu...





Nous sommes fin décembre, la cuisine va être posée et il me restera, avant de mettre les meubles, à nettoyer toutes les jolies éclaboussures de chaux-chanvre sur le plafond en bois du rez-de-chaussée...
Mais

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L'escalier a été posé par le menuisier, après que la dalle fut posée. il est difficile à quelqu'un qui n'a jamais vécu ça de se rendre compte à quel point c'est pratique, sécure et particulièrement jouissif d'avoir un escalier pour monter d'un étage:
avant, c'était une échelle, que nous utilisions. Supayr!

Il mène dans le futur bureau, qui en fait sera la dernière pièce effectivement faite de la maison...



Le chantier de chaux-chanvre fini, il est temps de reprendre le boulot pour moi (Joîe indescriptible: six semaines de vacances à bosser, et hop, on rattaque le travail).

C'est complètement claqué que je retourne au taf, et c'est donc Kaori qui prend en main la suite des évènements.

1- Elle a déjà pas mal le coup de main pour cette nouvelle activité

2 - je peux pas voir en peinture l'idée de m'atteler à ça, surtout après la chaux chanvre.

3 - mais encore une fois je me gourre.

L'étage est fini, vivable, nous sommes en septembre de l'année 2007, et le carrelage de tout le rez-de-chaussée est à faire maintenant. M'enfin, bien sûr, pour poser un carrelage, on a le choix entre deux solutions, donc on a pris la plus chaude: poser le carrelage en diagonale. C'est plus compliqué mais ça a deux avantages majeures: ça agrandit la pièce (certes, on n'a pas besoin, mais bon) et surtout, les defauts se voient moins!

Alors, aidée d'un gaillard qui a bossé dans le milieu longtemps, elle s'en prend sans coup férir à la cuisine. Le résultat ne se fait pas attendre:



Le début, surtout aidés de jean-Luc, a été très rapide. La cuisine a été torchée, et super clean.



Pour la poussière, faut pas s'inquiéter: il s'agit de résidus de colle qui partiront à grand coup de sciure de bois puis de Terra, de Johnson©

C'est une fois arrivés dans le salon, que ça a pris plus de temps. Jean-luc, notre aide de camp, n'avait pas trop que ça à foutre, et nous a aidé pour nous former. C'est ensuite à nous de prendre le relais, tous seul comme des grands.

Enfin, quand je dis nous, je veux dire Kaori, hein, tout le monde avait compris!



Mais bon, elle aussi, elle a bien le droit de ramener du flouze. Elle est même obligée, c'est pas avec ce que je gagne que je vais payer tout ça moi!  :^^;:


Donc elle retourne au taf. Et tout ça stagne tranquillement...jusqu'à ce qu'il devienne évident qu'il faut s'y remettre, et que Kaori ne pourra pas tout faire tout seul.

Il reste 65 mètres carré, et je décide d'apprendre et de m'y mettre franco...

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Les 12 travaux de Ryô / 9e épreuve: No more chaux-chanvre
« on: 24 January 2009 à 10h50 »
 La chaux chanvre...



Mélange d'eau, de chaux et de chanvre, comme son nom l'indique, ce produit mirifique est un isolant naturel, bio, qui ne prend pas de place, puisqu'en 4 cm d'épaisseur, on obtient l'équivalent de 10 cm de laine de verre (vous savez, le truc qui gratte quand on le pose).

La chaux-chanvre, c'est beau, la chaux-chanvre, c'est bio.



Mais surtout, c'est du boulot. C'est bien simple, il m'aura fallu l'ensemble de mes vacances d'été 2007, période idéale de travail, car sèche, soient 6 semaines pour faire absolument tout le rez de chaussée. je n'ai pris que trois jours où je n'ai (pratiquement) rien foutu.


Un bonheur, un plaisir, je ne sais pas quelle analogie employer pour que vous compreniez.

Pour un nerd, ce serait l'équivalent d'une sodomie de Dark Vador par Dora l'aventurière...

Pour un fan de Saint Seiya, ce serait une fin de série qu'on attendait depuis dix ans et qui finirait comme du caca sur une feuille de PQ...(on me signale que c'est effectivement ce qui s'est produit, pardon aux familles toussa).

Pour un élève, ce serait comme passer ses vacances avec un prof de sports que vous aimez pas forcément plus que ça, à faire une évaluation dans le sport que vous aimez le moins, mais non stop.

La chaux-chanvre, c'est fatiguant, ça pique les yeux quand ça t'arrive dedans les noeils (et ça arrive dedans tout le temps!)...

la chaux est un sicatif: ça assèche la peau. On a l'impression d'avoir passé trois mois dans le désert en trois heures de boulot.

Il faut tout d'abord faire un mélange de chaux, de sable, de chanvre et d'eau pour faire une sous couche de couleur grise. Et aussi mouiller les murs, avant tout pour que la chaux chanvre colle.




La chaux chanvre, ça donne soif: voyez les bouteilles d'eau qui traînent.

Sur les murs en syporex, il faut faire une primaire d'accrochage, pour que tout ne se pète pas lamentablement la gueule au bout de 2 ans (ce qui n'est pas le cas dans la cage d'escalier: wait and see.


Une fois la primaire collée, et sèche, on peut faire la sous couche.


Bien entendu, il faut parfois se mettre en hauteur. Et Dans le produit qui tombe (car non, tout ne reste pas accroché), et qu'il y a des cables électriques à traîner un peu partout, on est moins stable et on se tralle la gueule du haut de son escabeau, parfois.
Ah oui, petit détail: il faut bien penser à couvrir les bois, les plastiques, les fenêtres, vous mêmes...car à nettoyer, la chaux quand ça sèche, ben ça accroche et c'est chaud (laule). Moi j'ai fait mon fainéant, par exemple....J'ai rien couvert....donc le fainéant ben il a dû bosser encore plus.

Bref! Quand on fait la dernière couche, que ce soit la seconde passe ou la troisième, selon que l'on veut plus ou moins isoler le mur, il faut absolument la faire en une fois. Pour le mur que vous pouvez voir ici, c'est très simple: je jour où je l'ai fait, j'ai commencé à 10 heures, j'ai mangé en 10 minutes montre en main, et j'ai fini à 22 heures.



Alors merci, merci, trois fois merci Roland de m'avoir appris à faire de la chaux chanvre. Merci de m'avoir guidé vers ce produit génialissime, qui laisse des traces, encore aujourd'hui, dans mon coeur et sur mon corps.

Un jour, je t'enfoncerai une truelle dans le rectum, pour te remercier de m'avoir appris à en faire.

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