Plus qu'avec les livres dont elles sont issues, les problèmes avec les religions proviennent du contexte socio-culturel de l'époque qui influence l'interprétation qu'en font certains.
Regarde la Chrétienté du temps de l'Inquisition et des Croisades, ce n'était pas vraiment mieux que l'Iran d'aujourd'hui qui lapide les femmes.
Bon, là j'interviens, c'est la seule partie où je puisse donner un avis objectif.
Pour m'être cogné de l'époque féodale à n'en plus finir depuis quelques mois, je tiens à préciser pas mal de trucs concernant la chrétienté.
Pour faire court:
Le catholicisme naît durant l'Antiquité romaine. Puis, l'Empire s'écroule, après une conversion de Constantin au Catholicisme, faisant ainsi cesser les violences contre les pratiquants de cette religion relativement nouvelle.
Dans la période suivante commence à se construire tout doucement l'Europe, dans laquelle le catholicisme a une importance stratégique. Le roi franc se convertit, et s'appuie sur cette religion, alors peu répandue mais surtout qui a su créer un réseau de paroisses, et un système administratif qui va être pas moins que complètement repompé par les premiers dirigeants de l'époque.
Mais à cette époque, ce sont les nobles, les têtes de l'état qui se convertissent au catholicisme. Les populations, elles vont mettre vachement plus longtemps à être concernées par cette religion. Le catholicisme a super bien fait son taf, témoin ici les zones paganistes récupérées par l'Eglise, où ont été implantés des calvaires partout (en Bretagne c'est flagrant).
Les deux choses avec lesquelles je ne peux pas être d'accord avec Yeo sont les suivantes : tu insinues dans ton propos que le Moyen Age était obscurantiste, mais les études récentes reviennent sur cette idée, qui a en effet été très répandue. C'était une période de reconstruction du Monde suite à la chute de l'Empire Romain, qui a été une rupture assez spécifique. C'est une période d'innovation très intéressante, et de construction de ce que deviendra l'Europe telle qu'on l'a reçue.
La seconde concerne les femmes. Il semble que ce soit sur la fin du Moyen Age que se fixe la règle masculine de la prêtrise. Les femmes ne sont pas du tout ostracisées durant la plus grande partie du Moyen Age, ce n'est que depuis relativement récemment que leur rôle a été rabaissé, que les femmes ont été lapidées (à partir de l'Inquisition à priori). Le catholicisme a ceci de minable qu'il a tendance à se renfermer sur lui-même au fil de son évolution.
L'Islam, ce me semble, n'est pas plus sévère avec le beau sexe. Ce sont les fondamentalistes et les interprétations récentes qui tendent à rabaisser les femmes.
Pour ce qui concerne l'ensemble d'une conversation qui ne me plaît pas par l'orientation qu'elle a pris dès le départ, d'un point de vue général, les gens ont toujours tendance à rabaisser ce qu'ils ne comprennent pas ou ce qu'ils craignent. De mon point de vue, la peur est un sentiment, comme la joie. Cette peur n'est pas logique. On a peur de ce qu'on ne connaît pas. Donc il est possible de la vaincre. Encore faut-il le vouloir.
Enfin, le politiquement correct est un usage euphémisé du langage pour qualifier quelqu'un d'autre; un sourd est malentendant, un aveugle un malvoyant, un con une personne à l'esprit étriqué.
Qu'on ne me dise pas non plus que les chrétiens ne font plus de mal à personne. Tendre l'autre joue, pardon mais c'est idiot. Et j'entends régulièrement parler de pauvres enfants qui n'ont rien demandé à personne, au vingtième siècle.