|
Messages - Yeo Wren
Pages: 1 ... 19 20 [21] 22 23 ... 42
301
« on: 24 October 2010 à 3h57 »
Le Podcast Mangavore.fr S02E02 - Invité : Gregoire Hellot (Kurokawa)Ça y est, le second épisode du Podcast Mangavore.fr est en ligne ! Avec notre invité du mois, Grégoire Hellot - directeur éditorial de Kurokawa, nous ferons le tour de l'actualité du manga et de l'entertainment nippon. Au passage, cet expert du jeu vidéo nous donnera son ressenti sur le Tokyo Game Show, avant d'aborder divers sujets autour du manga.
L'invité
Membre de l'équipe historique de Joypad, silver mousquetaire de France Five, rédacteur sur Gamekult et surtout directeur éditorial de Kurokawa, Grégoire Hellot, a composé le catalogue manga de l'éditeur Fleuve Noir en choisissant des titres comme Fullmetal Alchemist, Saint Seiya - The Lost Canvas, Genshiken, Yotsuba... Nous n'avons pas eu assez d'une heure et demi pour tout aborder avec lui. Interview fort intéressante et instructivee durant laquelle sont traités l'état du marché manga en France et au Japon, les évolutions récentes, leur avenir ; le jeu vidéo au Japon, quelles orientations pour les éditeurs, etc… le tout entrecoupé par des anecdotes et de la bonne musique : Voices de Yoko Kanno Mysterious Night - Bubblegum Crisis. Evergreen - Mobile Suit Gundam 0083 Stardust Memory Bari Bari Saikyou - Jigoku Sensei Nûbê
302
« on: 23 October 2010 à 15h48 »
Indirectement si. Je ne vois pas où je n'ai pas été clair.  Je veux jouer online sur ma DS qui ne gère que les clefs WEP, le WEP se cracke en quelques minutes, je peux me faire pirater ma ligne, mon IP peut être récupérée par les ayants droits, auquel cas l'Hadopi m'enverra un courrier comme quoi j'ai insuffisamment protégé ma ligne. La seule porte de sortie, peut-être, vient de la possibilité de se justifier devant la Commission de protection des droits « d’un motif légitime » de non-sécurisation. Voilou !
303
« on: 22 October 2010 à 20h16 »
Mouais, donc tu préfères te faire pirater en WEP plutôt que de te mettre au WPA à cause d'Hadopi ?
Je suis d'accord que Hadopi c'est de la merde, mais si ça peut sécuriser qq lignes Wifi, c'est déjà ça... Non ce que je disais précédemment, c'est que comme la Nintendo DS ne gère que le WEP pour la connexion Wi-Fi, bah… mieux vaut habiter comme Ryō loin d'autres habitations. ^^
304
« on: 21 October 2010 à 19h00 »
Si tu te sers de Wi-Fi en WEP (dont le chiffrage ne tient que quelques minutes au mieux) tu peux donc te faire pirater ta connexion. Et si l'HADOPI gaule tient IP, c'est toi qui est en tort car la loi ne sanctionne pas le fait de télécharger mais le fait d'avoir manqué de vigilance dans la protection de la ligne. C'est la ruse qu'ils ont trouvé pour parer au « d'accord c'est mon IP monsieur/madame le/la président-e, mais ce n'était pas moi derrière l'écran ». Ouaip, même mamie Gertrude va devoir se mettre au WPA-AES si elle ne veut pas recevoir des mails de l'HADOPI.
305
« on: 21 October 2010 à 14h36 »
On a testé Hadopi : bannissez le WEP ! Ouaip, merci à l'HADOPI. Fini le jeu par Internet sur Nintendo DS car cette dernière ne reconnaît que le WEP. Well done guys !
306
« on: 16 October 2010 à 22h15 »
Je sais que des prof', ou l'ayant été, sont présents sur le fofo. Ça ne manquera pas de les intéresser, enfin j'espère. ^^ Le succès au bac se joue dès le primaire Une étude du ministère compare le parcours de deux générations d'élèves entrés en sixième en 1989 et en 1995.
La dernière note statistique émanant du ministère de l'Éducation nationale risque fort de donner du grain à moudre à ceux qui ne cessent de dénoncer son inefficacité. Selon une étude de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) comparant le parcours de deux générations d'élèves entrés en sixième, les uns en 1989, les autres en 1995, les chances d'obtenir le bac restent plus que jamais liées au niveau acquis dès l'école primaire, au retard scolaire et à l'origine sociale.
En clair, l'institution n'est guère performante lorsqu'il s'agit de combler les retards des plus faibles : seul un quart des élèves ayant redoublé une fois dans l'enseignement primaire obtiennent le bac. Mieux, obtenir un bac scientifique, dès lors que l'élève a redoublé, ne serait-ce qu'une seule fois, au cours de sa scolarité primaire, constitue un événement rarissime. Seul 1 % des élèves du panel 1995 y sont parvenus !
Autre enseignement peu réjouissant à l'heure de la montée en flèche des divorces dans la société française : les élèves vivant en famille monoparentale ou recomposée ont moins de chances de devenir bacheliers que ceux qui vivent avec leurs deux parents. Seulement 51 % des premiers le deviennent contre 67 % des seconds. Le désavantage persiste si on prend en compte le niveau à l'entrée en sixième ou l'origine sociale. Cette moindre réussite est plus prononcée pour les enfants qui vivent dans une famille recomposée que pour ceux qui appartiennent à une famille monoparentale.
Enfin, l'étude met à mal le mythe de l'égalité des chances. «Les écarts de réussite entre élèves originaires de milieux sociaux différents ont plutôt tendance à s'aggraver», souligne la note. Un élève dont le père est enseignant a ainsi quatorze fois plus de chances d'obtenir le bac que celui dont le père est ouvrier non qualifié dans le panel 1995, contre neuf fois dans le panel 1989.
Disparités renforcées par l'orientation
Pour la plupart des groupes sociaux, l'accès au bac progresse néanmoins. La proportion de bacheliers (63 %) a en effet augmenté de 2 points entre la génération 1989 et celle de 1995, une hausse liée pour l'essentiel à l'augmentation des bacheliers technologiques. C'est parmi les enfants de chefs d'entreprise et d'artisans-commerçants que la progression est la plus forte : la part de bacheliers augmente de 10 et 6 points dans ces populations. Une telle proportion peut s'expliquer par la transformation de ces deux professions : les chefs d'entreprise sont de plus en plus diplômés, et les artisans commerçants sont en déclin dans la population active, ce qui porte leurs enfants à accroître leurs exigences de diplômes, selon la DEPP. La part de bacheliers augmente également, mais à un degré moindre, parmi les enfants d'enseignants, d'employés de commerce ou de service.
À l'opposé, «les élèves originaires des milieux sociaux les plus défavorisés (employés de service, ouvriers non qualifiés, inactifs) voient leurs chances de devenir bacheliers se contracter, voire baisser sensiblement dans le cas des enfants d'employés de service», souligne la note. Ces disparités de réussite sont redoublées par l'orientation : les bons élèves de milieux sociaux défavorisés demandent moins souvent une orientation en lycée général ou technologique que les autres. Fichtre ! On va pouvoir me traiter à nouveau, ainsi que ma Douce, de « résidu exceptionnel » [1]Non parce que nous avons cumulé : - Aucun parent n'ayant eu le Bac (Certif' pour tout le monde), aucun n'ayant émergé dans la catégorie CSP+, évidemment j'aurais envie de dire. - Redoublement du CE1 - Parents ayant divorcé quand nous avions 8 ans. Ouais on fait tout pareil avec ma Douce. 'paraît que c'est moi qui copie soi-disant parce que c'est moi le plus jeune, gnagnagna…  Ça tient du miracle à ce niveau-là quand on lit l'article.  Où est-ce qu'elle est la médaille ?  'fin, bon, bref. Ce n'est pas la joie et ça me conforte dans mon impression que l'essentiel se joue au primaire. [i][url=][/url][/i][quote][/quote]Posted on 16 October 2010 à 3h44 Un document accablant pour les Bogdanov(…) Dans ce rapport on tombe sur les termes suivants : «confusion», «incompréhension», «erreur», «tautologie», «flou», «fantaisiste»
Toute cette affaire n'a bien sûr aucune conséquence pour la marche de la physique, les thèses et les articles des Bogdanov sont tombés dans le trou noir des publications sans suite. Comme l'ont avoué les responsables de cette revue cet article "n'aurait jamais dû paraître". Voici un extrait du texte de l'editorial board : «Thus the paper "Topological theory of the initial singularity of spacetime" by G Bogdanoff and I Bogdanoff, Classical and Quantum Gravity 18 4341-4372 (2001) made it through the review process even though, in retrospect, it does not meet the standards expected of articles in this journal.»
Reste une seule victime, le public, trompé sur la science.
Voici du Bogdanov dans le texte, extrait d'une interview au journal Suisse Le Matin (cela se passe de commentaires):
«Vous avez enfin trouvé Dieu ?
Igor: Oui, Dieu existe de manière très évidente. L'image d'un ordre extrêmement précis est associée à la première lumière qui précède le big-bang. L'univers n'est pas né du hasard, mais il a été régi par cet ordre. Les lois, qui ont bien dû être édictées par quelque chose, remontent à plus de 13 milliards d'années; elles correspondent à un scénario qui forme le code cosmologique - c'est-à-dire le code génétique - de l'univers. Celui-ci obéit à des combinaisons de nombres qui ne sont pas là fortuitement. Ils sont le produit d'un réglage si fin, d'une conception et d'une précision si inimaginables qu'ils ne peuvent pas être le fruit du hasard.
Grichka: Nous pensons que l'on peut aller vers Dieu à travers l'astrophysique théorique et la cosmologie. Oui, on peut trouver Dieu grâce à la science! C'est ce que nous développons dans ce livre. Une cause - que nous acceptons d'appeler Dieu - a réglé les vingt premiers paramètres cosmologiques qui sont à l'origine de la création de l'univers. Tout a fait sens à partir de ce moment précis. Igor et moi voulons apporter un message d'espoir à tous ceux qui cherchent
Mais c'est quoi Dieu pour vous: un rayonnement, une force, une intelligence, un être ? Igor: Il est une intelligence, un esprit. La lumière n'est qu'une trace de sa présence. Pour nous, Dieu correspond à ce qu'a dit Einstein en 1936: «Tous ceux qui sont impliqués dans la science finiront par découvrir qu'un esprit, immensément supérieur à l'homme, se manifeste dans les lois de l'univers.» Dieu est le créateur. C'est une question aux confins de la science et de la foi. Grichka: Dieu est une information au sens qu'il est immatériel. Il n'est ni énergie, ni être. Il échappe à toute dénomination, Dieu est transcendant. Après avoir expliqué le Big Bang, on se demandait forcément d'où venait cette titanesque explosion. Dans notre bouquin, nous sommes remontés avant le Big Bang, quand la matière et l'énergie n'existaient pas. C'est là que se trouve l'information, tel un code génétique qui contient déjà toutes les données qui régleront l'univers. Comme l'a dit le chercheur Max Planck: «Toute la matière n'existe qu'en vertu d'une force, derrière laquelle nous devons supposer un esprit conscient.» Dieu est prouvé.» NDYeo :  Après Libé, au tour du Monde : Les jumeaux Bogdanov étrillés par le CNRSPosted on 16 October 2010 à 22h10 Les jeunes, les vieux, les riches(…) Le premier porte sur l'emploi. Les lycéens craignent que si l'on maintient les seniors dans l'emploi, ils n'auront pas de place et devront patienter encore plus longtemps au chômage. Cette idée colle à l'intuition, d'où sont succès. Il y aurait un stock de travail qui serait donné et qu'il faudrait « partager ». Les 35 heures ont été faites selon ce principe.
Il faut dire aux lycéens que c'est une idée fausse : c'est l'inverse qui est vrai. Le travail ne se partage pas, il se crée. La démonstration est facile à faire. Pierre Cahuc et André Zylberberg rappellent (1) qu'en 1962 les autorités françaises tremblent à l'idée que les 400.000 rapatriés d'Algérie vont venir gonfler le chômage puisque on ne compte que 35.000 emplois « vacants » dans l'Hexagone. Il n'en fut rien, les rapatriés ont créé des emplois et l'économie ne s'en est portée que mieux. En 1980, même crainte à Miami lorsque Fidel Castro doit laisser partir 125.000 réfugiés cubains. En trois mois, le taux de chômage y passe de 5 à 7 %… avant de revenir à son niveau précédent. En un an, la ville avait absorbé l'afflux exceptionnel de population : l'équivalent de 2 millions de personnes pour la France. Les économistes ont aussi établi que la baisse de la durée du travail ne créait pas d'emploi : ce fut le cas pour le passage de 40 à 39 heures en 1982 et le chiffre des 350.000 emplois qui auraient résulté des 35 heures en 2000 est sans fondement.
L'idée du partage reste ancrée en France, c'est elle qui a poussé aux préretraites et à bloquer, de toutes les manières possibles, l'entrée des jeunes. Elle va à l'extrême droite jusqu'à vouloir « expulser les immigrés pour redonner du travail aux Français ». Mais elle est fausse. Plus de gens veulent travailler, meilleur c'est. Les lycéens doivent savoir que les seniors maintenus dans l'emploi ne leur piquent pas les places. (…)
307
« on: 16 October 2010 à 21h56 »
1 an avec Phoenix-s  C'est choupinou. GG comme on dit chez moi !
308
« on: 15 October 2010 à 17h16 »
(…) Les deux choses avec lesquelles je ne peux pas être d'accord avec Yeo sont les suivantes : tu insinues dans ton propos que le Moyen Age était obscurantiste, mais les études récentes reviennent sur cette idée, qui a en effet été très répandue. C'était une période de reconstruction du Monde suite à la chute de l'Empire Romain, qui a été une rupture assez spécifique. C'est une période d'innovation très intéressante, et de construction de ce que deviendra l'Europe telle qu'on l'a reçue. La seconde concerne les femmes. Il semble que ce soit sur la fin du Moyen Age que se fixe la règle masculine de la prêtrise. Les femmes ne sont pas du tout ostracisées durant la plus grande partie du Moyen Age, ce n'est que depuis relativement récemment que leur rôle a été rabaissé, que les femmes ont été lapidées (à partir de l'Inquisition à priori). Le catholicisme a ceci de minable qu'il a tendance à se renfermer sur lui-même au fil de son évolution.
L'Islam, ce me semble, n'est pas plus sévère avec le beau sexe. Ce sont les fondamentalistes et les interprétations récentes qui tendent à rabaisser les femmes. (…) Ah non, mais ce n'est pas parce que je faisais allusion à l'Inquisition ainsi qu'aux croisades que le moyen-âge dont je parlais par la suite était le nôtre. Je pensais à leur moyen-âge.  Trêve de mauvaise foi (quoique ça aurait pu être vrai ^^ ), tu as eu raison de me recadrer, j'avais moi-même eu comme une retenue à employer ce terme car sans avoir lu vraiment sur le sujet, j'ai eu vent d'études qui depuis quelques années jettent un regard neuf sur cette longue période de nôtre histoire, et qui reviennent sur cette idée d'un long hiver entre deux étés (Antiqué et Époque Moderne). Mais les préjugés ont la vie dure malheureusement et cette période sera encore longtemps associée à un âge sombre où le choléra se disputait avec la peste noire le titre de meilleur fournisseur d'âmes pour l'Hadès. Sur l'Islam et les femmes, je n'en suis pas si sûr [1], mais ça ne doit pas se jouer à grand chose par rapport aux deux autres religions monothéistes qui sont elles-mêmes assez misogynes.
309
« on: 14 October 2010 à 16h17 »
Juqu'au Royaume d'Hades, tu matteras des épisodes de Punky Brewster jusqu'à ce que ton corps devienne inerte! ^^  Par le Crâne Ancestral jamais de la vie !
310
« on: 14 October 2010 à 16h03 »
Bravo pour les généralisations abusives Non juste une réalité malheureuse
Plus qu'avec les livres dont elles sont issues, les problèmes avec les religions proviennent du contexte socio-culturel de l'époque qui influence l'interprétation qu'en font certains. Regarde la Chrétienté du temps de l'Inquisition et des Croisades, ce n'était pas vraiment mieux que l'Iran d'aujourd'hui qui lapide les femmes. Et en l'Afghanistan, avant de sombrer dans une sorte de moyen-âge obscurantiste, l'on pouvait voir dans les rues de Kaboul aux débuts des années 1970 des femmes en jupe aller à l'université et étudier pour devenir médecin.
311
« on: 13 October 2010 à 22h06 »
Je lui conseille de prendre rapidement contact avec l'équipe qui est venue au secours des mineurs chiliens car prochainement avec l'arrivée de sondages négatifs (si, si c'est possible, dans mon cerveau) il va devoir creuser. Et vite !
312
« on: 13 October 2010 à 14h51 »
Bien en fait, faut se téléporter en arrière. ^^ C'est tout.  Plus facile à dire à qu'à faire. ^^' Sympa en tout cas. je pense que je n'avais plus joué à un jeu depuis plus de 4 ans. ^^ Au moins le lien que j'ai posté a plu à quelqu'un. ^^
313
« on: 9 October 2010 à 23h33 »
WEHEEE! J'ai terminé le test.
Smooooth! ^^ Bien joué ! Moi, je bloque au niveau où deux barres rouges balaient l'écran. C'est super chaud, au clavier j'ai du mal, au pad ça serait plus faisable. Je parlais de la vidéo Classroom... Le jeu, j'ai pas testé, faut que j'active Flash pour la page en question et ça me gonfle... Surtout que je déteste les jeux Flash  Ah la vidéo d'avant. Ben c'est une vidéo toutentroidé, il n'y pas une seule image du vrai monde réel qui existe dedans.  Sinon comme je le disais précédemment, je ne suis pas fan non plus des jeux Flash, mais là ça vaut le coup de faire une exception.
314
« on: 9 October 2010 à 21h45 »
euh... Quand je veux cliquer sur 'new game' ça ne réagit pas vraiment. :ppp J'ai eu la même réaction, puis je me suis dit : « 'spèce de noob, sers-toi des flèches du clavier ! » J'ai pas compris la vidéo, mais la musique est fort jolie ! Ce n'est pas une vidéo, c'est un jeu. Avec un p'tit goût de Portal dedans. Et je plussoie, la musique chiptune déboîte.
315
« on: 9 October 2010 à 21h37 »
Raffaele Simone : « Pourquoi l'Europe s'enracine à droite »Le divertissement scande chaque moment de la vie, rythme le calendrier jusque chez soi, où la télévision, la console de jeu et l'ordinateur occupent une place centrale. Le divertissement remplit tout l'espace, reformate les villes historiques, quadrille les lieux naturels, construit des hôtels géants et des centres commerciaux le long des plus belles plages, crée des villages touristiques dans les plus infâmes dictatures. Même les actualités les plus graves se transforment en divertissement. La première guerre d'Irak, le tsunami, les catastrophes naturelles, les drames humains deviennent spectacles, jeux vidéo en temps réel ou feuilletons émotionnels. Les débats politiques se font guerre de petites phrases, parade de people, quand les ministres ne sont pas d'anciens mannequins qui ont posé nus, à la "une " de tous les tabloïds – comme en Italie Mara Carfagna, ministre de l'égalité des chances, ou Daniela Santanché, sous-secrétaire à je-ne-sais-quoi.
La démultiplication des gadgets, des portables, des tablettes fait que nous sommes encerclés, noyés, dissous dans les écrans. Sous le régime du "monstre doux", la réalité s'efface derrière un rideau de fun. Plus rien n'est grave, important. Après le travail, la vie devient un vrai carnaval, les grandes décisions sont prises par les "beautiful people" que sont les politiques et les grands patrons, tout devient pixel, virtuel, irréel, vie de stars.
La crise économique, la spéculation financière, les plans de rigueur, les atteintes aux libertés et les collusions entre hommes politiques et milieux d'affaires – comme nous l'observons en France et en Italie – sont des épisodes vite oubliés d'un grand "reality show".
Et le troisième commandement ?
C'est le culte du corps jeune. De la jeunesse. De la vitalité. L'infantilisation des adultes. Ici le "monstre doux" se manifeste de mille manières, terrorise tous ceux qui grossissent, se rident et vieillissent, complexe les gens naturellement enrobés, exclut les personnes âgées.
Le rajeunissement est devenu une industrie lourde. Partout, on pousse à faire des régimes, à dépenser des fortunes en cosmétiques pour paraître lisse, svelte, adolescent, à investir dans la chirurgie esthétique, le lifting, le Botox, comme Silvio Berlusconi, le bronzé perpétuel.
Je ne crois pas qu'une société soumise à une telle tyrannie du corps et de la jeunesse ait jamais existé. Elle a de graves conséquences morales. Partout se répand un égoïsme arrogant, jeuniste, survitaminé, affichant un mépris ouvert de la fatigue, du corps souffrant, des vieux, des laids, des handicapés, de tous ceux qui démentent le mythe de la jeunesse éternelle. Pendant ce temps, les enfants refusent de vieillir, deviennent anorexiques ou boulimiques, quittent leurs parents à 30 ans.
Partout on rejette toute posture adulte, réflexive, intellectuelle, jugée "out", inutile, triste. On a l'obligation d'être " branché ", tout doit aller vite, le succès, l'argent, les amours. Dans ses essais, le sociologue polonais Zygmunt Bauman se demande, désemparé : "Où est la compassion ?" Voilà le "monstre doux", un monde d'amusement sans compassion. (…) . Objectifs du Millénaire: être pauvre, c'est relatif…J'avais écrit un post sur ce blog il y a quelques mois à propos de la relativité et de la complexité de la notion de richesse. Ce lundi s'ouvre à New-York une conférence de l'ONU pour faire le point sur les Objectifs du Millénaire pour le développement, fixés en l'an 2000 pour 2015. La lutte contre la pauvreté est bien entendu un axe phare de ce programme. Je propose à cette occasion de creuser la question symétrique à mon post sur la richesse, à savoir: comment établit-on la pauvreté, et comment la mesure-t-on? On fait des comparaisons entre pays, on assène des chiffres sur le nombre d'humains vivant avec moins de 1.25$/jour, mais ces chiffres ont-ils un sens? La question de la méthodologie est essentielle, car les biais sont nombreux et entraînent à leur suite des raisonnements erronés. Au-delà de ce discours sur la méthode, une question plus philosophique transparaît: qu'est-ce que la pauvreté ou, pour prendre la contraposée, quels sont les biens et services qui font qu'un individu est un Homme à part entière et non un pauvre?
Pauvreté relative et pauvreté absolue
Un individu est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays, comme les Etats-Unis ou le Canada, ont une approche absolue.
Dans l'approche en termes relatifs, le seuil est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie (la médiane est définie comme étant le niveau de revenu où 50% des ménages sont au-dessus et 50% en-dessous - en 2007, ce revenu médian était de 1.514¤/mois). La France privilégie également ce seuil, mais utilise aussi très largement un seuil à 50 %, seuil de référence jusque récemment. Pour donner un ordre d'idée, les seuils de pauvreté français, selon la méthode Eurostat (60%), sont les suivants : Personne seule : 908¤ mensuels (nets, après impôts et prestations sociales) Couple sans enfant : 1.362¤ Couple avec 2 enfants, dont un de moins de 14 ans : 2.069¤
Cette question de seuil (50% ou 60%) est relativement arbitraire et a pourtant une importance capitale dans la mesure, par exemple ici pour la France : (…) . Les frères Bogdanov sont-ils créationnistes ?Pour quiconque consulte régulièrement les médias, il a été difficile de passer au travers de la parution du livre d'Igor et Grishka Bogdanov, « Le Visage de Dieu ». Très présents dans la presse papier et sur Internet, les jumeaux ont également investi les radios et la télévision pour faire la promotion de leur livre.
A quel titre sont-ils invités ? Personnages médiatiques ? Auteurs ? Certes. Mais ils sont surtout présentés comme de brillants vulgarisateurs scientifiques ainsi que des chercheurs, auteurs d'une théorie révolutionnaire en cosmologie. De quoi est-il question ?
Selon l'astrophysicien Alain Riazuelo :
« La première partie [du livre] relate de façon partiale et romancée l'histoire de la cosmologie moderne. […] La suite, à partir du chapitre 15, poursuit un but nettement moins scientifique, à savoir présenter les opinions personnelles de ses auteurs et leurs prétentions à jouer un rôle majeur dans l'histoire de la cosmologie, le tout sous couvert de l'apparente caution scientifique des chercheurs prestigieux ayant contribué à la première partie. »
Une théorie qui ne relève pas de la science
Les opinions en question concernent l'origine de l'univers. Les Bogdanov sont en particulier très insistants sur les constantes cosmologiques fondamentales qui régissent l'univers et affirment :
« […] Si les conditions initiales -au moment même du Big-Bang- et, aujourd'hui, les valeurs de ce que l'on appelle les “constantes fondamentales” avaient été un tant soit peu différentes, l'homme, la vie et l'univers lui-même ne seraient jamais apparus. »
Ils complètent en demandant :
« Mais, par miracle, ont-ils tout juste la valeur qu'il faut pour que “tout marche” dans l'univers ? Par quoi -par qui- ont-ils été calculés ? »
Tout le déroulement du livre vise à nous convaincre que l'univers est réglé pour que nous y apparaissions. Or, cette théorie (qui n'est pas si novatrice que cela puisqu'elle porte déjà le nom de « principe anthropique fort ») est indémontrable et ne relève pas de la science.
Cette vision conforte pourtant tous ceux qui sont prompts à interpréter ce « réglage fin » (« fine tuning ») des constantes cosmologiques comme une preuve scientifique de l'existence d'un créateur surnaturel. C'est ce qu'illustre, par exemple, un reportage « scientifique » du JT de France 2 dans lequel les frères jumeaux affirment : « Pour nous, l'univers n'est absolument pas né pas hasard », une affirmation qui permet au journaliste de conclure que :
« Les frères Bogdanov y voient donc la main d'un créateur -pourquoi pas Dieu- une thèse audacieuse réfutée par une partie de la communauté scientifique. »
Et pour cause…
Le mécontentement des collaborateurs des Bogdnanov
Parmi les scientifiques la réfutant, il y a l'astrophysicien et cosmologiste George Smoot (prix Nobel 2006) qui apparaît comme l'un des héros de l'histoire brossée par les deux frères. C'est lui qui, à l'occasion de la présentation officielle des images de la plus ancienne lumière de l'univers prises par le satellite COBE, en 1992, a parlé de « the fingerprint from the Maker », littéralement « l'empreinte du Créateur » qui a finalement été traduite par « le visage de Dieu » pour intituler le livre.
M. Smoot n'est pas content et l'a fait savoir en protestant fermement contre « l'utilisation de la crédibilité scientifique pour promouvoir des idées spirituelles et religieuses », alors même qu'il a refusé de préfacer l'ouvrage.
Son mécontentement est suivi par les trois prestigieux scientifiques qui ont collaboré au livre (en avant-propos ou postface) sans avoir été prévenus qu'au-delà d'un livre d'histoire de la cosmologie, les frères Bogdanov allaient y développer des thèses pseudoscientifiques.
L'un d'eux, l'astronome américain Jim Peebles, répond :
« Je serai désolé si ma contribution est interprétée comme offrant un soutien au dessein intelligent. » (…) . Allo les pompiers ? - Payez d'abord votre taxe !Ce fait divers est une belle illustration du monde libéral voulu par un certain nombre d’Américains, et notamment le très à la mode Tea Party. Dans le comté d’Obion au Tennessee, les pompiers ont laissé brûler la maison d’un résident… qui n’avait pas payé une taxe annuelle de 75 dollars requise ici pour s’assurer leurs services. Gene Cranick a eu beau supplier et proposer de payer tout ce que demanderaient les pompiers pour sauver sa maison, ceux-ci ont contemplé l’incendie les bras croisés. Ils ne sont intervenus que pour protéger une demeure voisine, dont le propriétaire avait bien payé son dû.
Pour tous ceux qui ne croient pas ce qu’ils sont en train de lire, voici les images : http://www.youtube.com/watch?v=3o5NxNnaxN8& (…) . Encelade, un satellite à réaction !(…) (…) . Cassini victime de diplopie ?(…) (…)
Pages: 1 ... 19 20 [21] 22 23 ... 42
|