La base de la franchise c'est quand même le manga de Papy Kuru.
Donc l'adaptation animée est déjà un viol en lui-même : fillers de la partie Sanctuaire qui tiennent pas la route, entre les Ghosts Saints, Crystal Saint (excellent perso, mais ça dévalorise la relation Hyoga/Camus), le Pope (
qui est le frère de celui qui est tué mais pas vraiment et en fait on comprend rien mais c'est pas grave si ce n'est que c'est le grand méchant (loup)), la partie Asgard (TV) qui transcende le manga de base (et qui démontre qu'on peut faire de l'excellent Saint Seiya sans passer par Yamauchi et Araki/Himeno, même si Himeno a assuré les designs de base et qu'ils ont bossé tous deux sur l'épisode 74), les OAV Hadès et le Tenkai qui est l'insulte ultime pour Papy Kuru vu le torchon de suite qu'il daigne pondre quand il a besoin de sous et dénommé Next Dimension...
Je passe sur le fait que l'adaptation animée avait avant tout une vocation mercantile pour permettre à Bandai d'écouler des figurines.
Si je fais le parallèle avec le monde des comics (85 ans au compteur ou presque côté DC), je ne verrai jamais d'inconvénients à ce qu'un univers comme Saint Seiya soit adapté, réadapté, modernisé au fil des années, sinon autant considérer que la trilogie de Nolan est une insulte aux films de Burton et Schumacher (

) qui sont eux-mêmes une insulte au Batman des années 60 et ainsi de suite...
Ou bien alors de considérer que y a que DBZ qui existe. L'animé DB et la partie manga avant la naissance de Gohan sont juste une insulte à l'animé DBZ parce que ça parle pas de Sayens et qu'il y a pas de méga-combat-de-la-mort-qui-tue-pour-savoir-qui-a-la-plus-grosse (puissance).
C'est pour ça que (en règle générale), j'apprécie les spin-offs dérivés et autres relectures : Omega, Legend of Sanctuary, The Lost Canvas, Episode G notamment.
Ca dénature pas les deux matériaux de base (le manga original et l'animé de 86) ni ne les remplace, c'est avant tout pour permettre à un public plus jeune de découvrir une oeuvre qu'il n'aurait jamais connu en temps normal, et chacun est libre d'y trouver son compte.
C'est d'ailleurs pour ça que Netflix avait rempli ses grilles (sur le continent américain du moins) avec la série d'origine et les OAV Hadès lorsqu'ils ont sorti les 12 premiers épisodes de KotZ.