Série en deux saisons, malheureusement car c'est le budget trop important pour réaliser les épisodes qui a décidé de l'arrêt brutal du tournage.
Et vraiment, je met Rome dans mon top 5 perso.
Le premier épisode est peut être le moins intéressant, il y a la mise en situation de tout le contexte historico-socio-politique de l'époque. Ce n'est pas un reportage pour autant, on ne s'ennuie pas. Une fois franchi ce Rubicon, dès le deuxième, on est conquis comme la Gaulle le fut par Jules César. Le phénomène ne cesse de s'amplifier car on se retrouve esclave de ces épisodes tout aussi rapidement.
[1]J'ai rarement vu autant de personnages charismatiques dans une série. Il n'y a pas de temps morts, d'épisodes inégaux en qualité. On marche tout du long sur une voie pavée de rebondissements, c'est un drame, des biographies, des destins funestes et magnifiques qui se succèdent. Je ne veux pas faire autre chose ici qu'une critique globale, aussi ne vous parlerais je pas des personnages principaux qui nous accompagnent tout au long de cette épopée. Sachez qu'il y a deux héros et qu'on s'attache à eux comme rarement.
[2]Qu'on s'intéresse ou pas à l'antiquité, la qualité de la reconstitution du cadre de vie, les moyens conséquents pour recréer toute une époque font qu'on a le sentiment d'être un voyageur intemporel, sorte de voyeur invisible qui peut observer le passé de nos ancêtres.
Combien même les épisodes durent une bonne heure chacun, c'est un survol presque trop rapide qu'on nous montre. Je regrette qu'on ne nous détaille pas plus les batailles, la stratégie de Jules César qui en gagna contre des ennemis innombrables avec des moyens dérisoires. Je connaissais le sort que Jules avait réservé à Vercingetorix dans ses geôles mais pas sa fin lors du triomphe du tyran, j'ai appris moults détails de ce genre.
Je me suis rappelé quantité de références lues dans Astérix (celui qui avait de l'esprit, à l'époque du regretté Goscini) où dans quelques romans historiques.
Wikipedia relève quelques erreurs et manques quand à la fidélité historique, mais dans l'ensemble elle est plutôt soignée, il n'y a pas de licence prise au profit d'un intérêt ajouté pour des motivations mercantiles comme c'est le cas trop souvent.
La seule chose qui m'a choqué est que Cesar meurt[nb]l sans dire à Brutus son fameux: Tu quoque, mi fili ! que j'aime répéter à l'envie à Seb, l'un des admins de mon site.
Je n'ai qu'à peine entamé la saison 2, me délectant de chaque épisode et c'est carrément affreux de se dire que ce sont les derniers, qu'il n'y en aura plus après. Je vous dirais si la fin parvient à une conclusion pas trop abrupte après cet arrêt causé par des motivations vénales. Alea Jacta Est, cette série à été crucifiée à l'hôtel du Dieu argent comme tant d'autres pour céder la place à des choses minables mais à succès auprès du grand public. Ce que le peuple veut, du pain et des jeux...
Dans le même ordre d'idée, le célèbre inconnu a dit:
Aucune pièce de Shakespeare n'a jamais attiré autant de peuple qu'une pendaison.Il me faut vous laisser, les enfants de Lucius Vorenus ne sont pas morts comme on le croyait, il les avait chassé et maudits dans son désespoir, et Titus Pullo vient d'épouser son esclave qu'il avait affranchie et à qui il avait causé tant de torts.
Je veux savoir ce qui va arriver, je quitte cette époque bien terne pour en voir une où l'on vivait intensément, souvent pas très longtemps il est vrai.
Avé!
[3]