J'ai fini par trouver le temps de regarder l'interview de 30mn de Katabuchi sur le Blu-Ray de Mai Mai Miracle.
Bon, déjà, quelques délires de la part de Kaze : pour un "bonus HD" (indiqué sur la jaquette), merci de ne pas foutre une image un peu laiteuse et complètement statique -- Katabuchi, filmé plan-plan pendant une demi-heure, ils se sont pas foulés. J'aurais espéré voir des extraits des oeuvres dont il parlait en HD... Non, rien, quedalle. Deuxième délire, l'interview dure 30mn sur la jaquette et sur le Blu-Ray... Sauf que les 3 dernières minutes, c'est un écran fixe avec les remerciements ! Y'a rien qui bouge, c'est fixe, c'est aussi soporifique que la majorité de l'interview...
Ensuite, donc, l'interview : on n'a pas les questions, donc on est censés les deviner. Ca tourne à 90% autour de la fabrication du film, et 90% de ce sujet tourne autour des voyages à Hôfu pour reconstituer l'oeuvre... C'est bon, hein, c'est un film, pas un documentaire !!

Heureusement, on apprend quand même au moins 3 trucs intéressants :
- Katabuchi a été layout-man sur
Ushiro no shômen daare?, un film Ghibliesque de Mushi Pro sorti en 1991, et qui est totalement inconnu au bataillon... Moi-même, je ne le connaissais à l'époque que via une bande-annonce copiée sur une VHS qui était passée entre mes mains. (On le trouve aussi dans un fansub de qualité pourrie,
ici par exemple.) J'ai pas compris pourquoi, mais la traductrice a décidé de traduire ça par, euh... "Second assistant à la réalisation". Pourtant, le layout, c'est un poste créé et inauguré par Miyazaki lui-même. J'ai du mal à comprendre qu'Ilan ait pu traduire ça comme ça...
- Un thème commun d'Arete et de Mai Mai, mis en valeur : le pouvoir de l'imagination pour créer des mondes. Katabuchi dit que ça le renvoit à son propre métier. Pas mieux !
- Enfin, une anecdote sur le titre original du film, "Mai Mai, Shinko et la magie millénaire" : ce bond de 1000 ans en arrière, et le concept de "magie millénaire", est une référence à la magnifique scène à la fin de Princesse Arete où Arete demande à Boax de fermer les yeux et d'imagine où il aimerait le plus être, et celui-ci se retrouve 1000 ans en arrière, dans le pays des magiciens dont il est le dernier représentant en vie.