Sujets - Nao/Gilles

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Naologismes / Bravo Sarko !
« le: 6 Mai 2007 à 19h27 »
Tu étais né pour ça. À peine sorti du biberon que tu te voyais déjà président. Toute ta vie, tu l'as consacrée à ne remplir qu'un seul objectif : monter en grade. Jusqu'au grade suprême. De jeune loup vif, nerveux et calculateur, tu es devenu l'ami des media pour mieux les contrôler. D'avocat tu es passé maire, puis ministre. Mais chaque jour qui passait, ton ambition était plus clair claire, plus nette, plus limpide : tu n'étais jamais satisfait de ta situation, tu voulais toujours plus. Tu te voyais avec un grand destin. Non pas celui de rendre la France meilleure, mais celui d'accéder au plus haut poste, avec tout son prestige associé. Te faire un nom et entrer dans l'Histoire, avec un grand H.

Pour ça, tu t'es battu pendant des années. Tu t'es posé en ennemi mortel de Chirac dès le début, pour canaliser vers toi tous les déçus du chiraquisme, trop porté vers le social au goût de ton parti. Ah, ça, on ne pourra pas te le retirer : tu t'es débrouillé comme un chef, donc ta victoire, tu la mérites. Comme Napoléon, tu as probablement appris à ne plus dormir que trois heures par nuit. Au stade où tu en es, tu dois sans doute carburer au Guronsan. Tu as réussi à mettre dans ta poche toutes les classes sociales, des ouvriers au MEDEF. Tu as même pu attirer dans ton camp des électeurs des deux extrêmes. Les jours impairs, tu citais les grandes figures socialistes, et les jours pairs, tu déclamais ton amour pour une France purifiée de son immigration non contrôlée.

Ah, oui, qu'est-ce que tu aimes ça, le contrôle ! Ca a dû vraiment te faire mal au coeur, de lire toutes ces feuilles de chou parlant de tes déboires avec Cécilia. Tu es maître de son destin, il est impossible que tu ne puisses pas tenir sa petite famille... Non, tu as fait fi de tout ça. Tu t'es battu, tu as "changé" (de conseiller pour ton image), tu as sorti ton plus grand sourire de benêt et tu as dit tout et son contraire. Tu as promis n'importe quoi, en y mettant de temps en temps une bonne idée, histoire de faire passer la sauce. C'est sûr, tu as sorti le grand jeu. Le prime time sur TF1, paillettes et gros budget.

Et aujourd'hui, c'est la France Star-Ac' qui a voté. Celle d'Amélie Poulain, celle des petits riens qui font tout le sel de la vie, elle est sortie elle aussi, mais personne ne l'a entendue. Les hauts-parleurs de TF1 étaient les plus forts. Johnny, Doc Gynéco, Steevie, Tapie, Berlusconi, ils ont l'habitude de gueuler dans le poste. "Regardez-moi, regardez-moi ! Enfin... Regardez-le, regardez-nous !"

Les sages, eux, préféraient montrer du doigt la voie à suivre. Mais les singes n'ont regardé que le doigt d'honneur que leur tendait l'UMP. Il n'y a que ça qui leur parle. Plus c'est gros, mieux ça passe. Ça, tu l'as bien compris. Tu l'as admirablement utilisé. Et aujourd'hui, ces vingt ans de galère, ces vingt ans d'ambition, ces vingt ans à fleur de peau, ces vingt ans à subir les moqueries des Guignols et autres marionnettes du PS, tu les as oubliés : aujourd'hui, tu as atteint ton rêve.

Tu l'as enfin eu, ce cadeau à côté duquel même la collection complète des Transformers passe pour une ringarderie de petit banlieusard fauché : la France.

Alors maintenant que t'as pu y toucher, tu reposes ton jouet, et tu vas te chercher un autre passe-temps. Parce que ça va bien cinq minutes, hein, on t'aime bien et tout ça, mais on n'a pas que ça à faire, nous, ici. Y'a des gens qui aimeraient travailler tranquille, sans avoir un gosse qui traîne dans leurs pattes à trimballer son Kärcher et hurler à qui veut l'entendre qu'il est le shérif et qu'on est les Indiens.

Ensemble, tout est possible, oui. Mais sans toi.

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Naologismes / L'actualité de copain Yamauchi
« le: 6 Mai 2007 à 17h33 »
Une interview de sir Shigeyasu Yamauchi en français, c'est suffisamment rare pour être signalé. Publiée à l'origine dans le magazine japonais Animage en 2000, elle est traduite par copain Skippy et publiée sur le blog de copain Arion.

La première partie est consacrée à son dernier travail d'alors (le surprenant deuxième film de Digimon), et la deuxième parle de ses premiers travaux, parmi lesquels Saint Seiya. Une lecture obligatoire pour réaliser à quel point sir Yamauchi pense à ses films en des termes plus cérébraux que commerciaux. Ah, ça, ce n'est pas par hasard qu'on réalise des chefs-d'oeuvre comme Abel ou le Tenkai...

À part ça, le réalisateur est ressorti de sa tanière : le 26 mai on le verra dans l'épisode 33 de la série "Shijô saikyô no deshi Ken-ichi" (http://www.tms-e.com/tv_movie/kenichi/), une série de, euh... baston... Qui ne me dit rien de spécial... Mais bon, attendons voir...

Je ne connais personne dans le staff... Enfin personne d'intéressant, quoi. Sur cet épisode, Yamauchi tiendra le rôle de storyboarder et de directeur technique. Que du bon, donc. La série est produite par TMS, comme pour l'excellent Mushiking ! Bonne nouvelle donc.

J'en profite du coup pour signaler que j'ai enfin regardé l'ultime épisode de Mushiking (j'avais acheté le DVD il y a des mois !), celui réalisé (comme pour le premier) par Yamauchi. Et qu'il est vraiment excellent. Les 5 premières minutes misent tout sur l'ambiance, et la musique est très belle. On y apprend aussi (enfin, on l'apprend plus tôt apparemment, mais comme j'ai rien regardé entre deux...) ce qu'il est advenu du père de Popo. Et, euh... Oui, il est encore en vie... Enfin, si on veut... Enfin bref, c'est un peu n'importe quoi, cet aspect-là du scénario... :gnéhé: Mais bon, on pardonne parce qu'il y a de très jolies gambettes dans ce dernier épisode... :sifflote:

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Foxprog / Grovjobb
« le: 7 Mai 2007 à 17h16 »
Auteur: Grovjobb
Année: 1998, 2001
Pays: Suède
Note: 5.00/5 (1 vote)
5 Qui a voté quoi ?
Liste audio — 2 fichiers audio d'un album
« Top ! Je suis un groupe venu du froid, mon nom est imprononçable, je mange des Krisprolls tous les matins, j'ai fait mes débuts dans les années 90 et je me suis démarqué en jouant de la musique progressive intemporelle, à la manière des années 70, et entièrement instrumentale. Ma carrière n'a pas duré bien longtemps mais mes trois albums sont tous considérés comme des chefs-d'oeuvre. Je suis, je suis...?
- Euh... Änglagård ? »

Ah zut, maintenant je suis perdu dans mes fiches. Je donne les points ou pas ? Non, parce que c'est vrai que cette définition s'applique aussi bien à Änglagård qu'à Grovjobb... Mais la comparaison s'arrête pourtant là. Car ces derniers, dont le nom signifierait "hard work" (euh... "travail sérieux" ?), ne naviguaient pas dans l'univers du rock progressif pur et dur, mais dans celui du folk-rock de haute voltige, inspiré, hypnotique, dévastateur. On notera, dans le premier album (1998), l'omniprésence de la flûte, qui rappellera les moments les plus inspirés de Jethro Tull. Quant aux deux suivants, sortis en 1999 et 2001, ils font de plus en plus la part belle au sitar, instrument indien typique du rock psychédélique des années 60. Après, c'est à vous de voir quelle ambiance vous préférez... Pour ma part ce sera la flûte !

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Blomkrukans Sang (14:43)
0

Grovjobb - Auteur: Grovjobb - Année: 2001 - Pays: Suède
Trollkraft (6:17)
5
5.00/5 (1 vote)

Grovjobb - Auteur: Grovjobb - Année: 1998 - Pays: Suède

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Foxprog / Itoiz
« le: 2 Mai 2007 à 17h52 »
Auteur: Itoiz
Année: 1980
Pays: Espagne
Note: 4.43/5 (7 votes)
4.5 Qui a voté quoi ?
Liste audio — 3 fichiers audio d'un album
Le pays basque, c'est une petite communauté joyeuse à cheval entre la France et l'Espagne, qui au mieux fait rigoler tous ses voisins, et qui s'est imposé sa petite langue hermétique à toute compréhension. Quelqu'un a un dico ? Je cherche à traduire "zuzendaritzapean". Bon, ça va bien deux minutes, quoi. Alors rendons ses lettres de noblesse au pays basque, où le climat est quand même bien plus agréable que les rues parisiennes.

Le rock progressif aussi est une petite communauté joyeuse, à cheval entre plusieurs genres musicaux, et personne ne nous comprend non plus quand on parle en kobaïen ou en jonandersonien. Alors forcément, un groupe de folk-rock basque, ça doit poutrer sévère, non ? Ah ben oui, là, direct, tout de suite, oui oui oui. Ecoutez Haizea par exemple, c'est très très bien Haizea. Et puis surtout Itoiz. Oh, mais quel incroyable hasard, justement j'allais vous parler d'eux !

Né en 1978, le groupe a sorti quelques excellents albums progressifs avant de se ranger dans des contrées plus connues mais tout aussi respectables. Reste que le meilleur point d'entrée à l'univers d'Itoiz est le très mélodieux Ezekiel, album-concept sorti en 1980 : un pur joyau où rien, absolument rien n'est à jeter. Et surtout pas le déchirant Ezekielen esnatzea II qui redonne ses lettres de noblesse à l'orgue de Hammond, ni le très aérien Ezekielien erantzuna qui, après un prologue chanté par une fillette, fait la part belle au saxo. Mais pourtant, tout cela n'est encore rien face au choc ressenti à l'écoute de la déesse chantant Ezekielen (oui, encore) ikasgaia.

Si je devais résumer l'album en quatre mots, ce serait : Goran Bregovic goes progressive. Longtemps avant cet autre grand artiste (qui dans les années 70, avant de travailler pour Emir Kusturica, faisait d'ailleurs du... rock progressif dans le groupe Bijelo Dugme, superstar en Yougoslavie), Itoiz a réussi à tirer la substantifique moëlle d'une musique profondément ancrée dans l'imaginaire collectif de l'Europe du sud.

Oh là là, qu'est-ce que j'écris bien des fois. Heureusement que je suis là pour me le dire parce que ça ne risque pas d'arriver dans les commentaires. Vous savez que vous pouvez commenter les artistes, hein ? Et même leur donner des notes. C'est trop fort, la nouvelle technologie, les souris les internettes, tout ça.

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Ezekielen ametsa & erantzuna (6:11)
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Itoiz - Auteur: Itoiz - Année: 1980 - Pays: Espagne
Ezekielen esnatzea II (4:37)
0

Itoiz - Auteur: Itoiz - Année: 1980 - Pays: Espagne
Ezekielen ikasgaia (6:30)
4.5
4.43/5 (7 votes)

Itoiz - Auteur: Itoiz - Année: 1980 - Pays: Espagne
Bon, j'ai mis 3000 genres à ce morceau, d'abord parce qu'il est effectivement très varié, mais aussi pour qu'il ait un maximum de visibilité... Oui, je suis vil et ignoble, mais c'est "juste" une de mes chansons préférées, avec une mélodie imparable, du saxo, de la flûte, de la guitare sèche et un orgue à pleurer de bonheur.

Les moments de bonheur :
- tout le début parce que voilà.
- 2'30 pour l'arrivée du saxo et du thème principal.
- 3'47 pour quelques notes funky au clavier.
- 4'47 pour le retour de la voix et un changement de tempo qui va progressivement rappeler une influence slave.
- Enfin, à 5'35 c'est l'explosion, la chanteuse se lâche, bascule dans la soul, le clavier revient de plus belle, et... c'est déjà fini ou presque. Et là on se remet le morceau en boucle pour la journée.

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Naologismes / Kaamelott, livre V
« le: 30 Avril 2007 à 22h40 »
La magie de la télévision a fait son oeuvre : Kaamelott est devenu, l'espace d'une soirée, un téléfilm, comme si la série n'avait jamais été cette étrange accumulation d'épisodes courts et très enlevés, et qu'elle avait toujours pris la forme de longs-métrage à la plastique irréprochable et dignes des meilleures productions françaises en matière de budget. Que dire, sinon ces deux mots : WA-OUH !

On a ainsi pu découvrir des nouveaux personnages hilarants et extrêmement bien écrits (Alain Chabat, royal !), une prophétie (voir à gauche l'image montrée, et tout en bas celle du cliffhanger), de nouvelles musiques de qualité (toujours signées d'Alexandre Astier), des décors enneigés absolument somptueux (idée voyage : le Mont Gerbier de Jonc, en Ardèche), une direction artistique impeccable (sans compter les costumes, les maquillages, tous plus réussis les uns que les autres), une photo d'une clarté irréprochable... C'est clair, le Kaamelott des débuts nous paraîtra peut-être bancal après le visionnage du livre V. On est passés dans le monde des pros.

Le plus gros changement reste évidemment le rythme. Il est très rapide dans la série TV, ici Alexandre Astier s'est permis de prendre son temps... Ou presque. Le téléfilm relevant du simple exercice de re-montage de scènes préalablement tournées pour les épisodes stand-alone, on remarquera souvent des effets de montage qui masquent difficilement la "teneur" originale des plans. Mais qu'importe. Le résultat est quasiment sans défaut, et ceux qui les petites musiques de début et de fin d'épisode horripilaient n'ont plus à se plaindre.

Reste qu'il y a quelques petites surprises, quand on s'amuse à comparer les téléfilms avec la diffusion télé quotidienne (qui a démarré le lendemain, 1er mai, avec l'épisode "Les repentants"). Ainsi, l'épisode durait 7'10 (au lieu des 7' préalablement annoncées, soit dit en passant). Equivalent dans le téléfilm : 6'20. Il y a donc 50 secondes d'ajout, sous la forme d'une très drôle scène de lit entre Guenièvre et Arthur à propos de la venue de l'hiver. Plus surprenant, le début du téléfilm est constitué d'une minute de plans muets sur la cariole d'Orcanie, plans qui ne totalisent qu'une dizaine de secondes dans l'épisode 1. Au final on a donc environ 1'40 de scènes inédites dans l'épisode, et 50 secondes de plans inédits dans le téléfilm. Je sens que je vais passer du temps à comparer les deux versions à chaque nouvel épisode diffusé, moi... ;)

En attendant, ce billet servira de "support" à vos commentaires sur les épisodes au quotidien. N'hésitez pas à partager vos déceptions et vos joies, ainsi qu'à mettre en valeur les petits détails que vous aurez remarqués dans les épisodes. Ils sont nombreux. Ne serait-ce que, par exemple, le fait que Perceval refuse catégoriquement de tenter de retirer Excalibur du rocher, alors qu'on sait tous (d'après un épisode d'un livre précédent) qu'il est le seul homme en dehors d'Arthur à faire "réagir" Excalibur quand il la prend en main.

Reste que nous n'en saurons guère plus avant le mois de septembre, maintenant, puisque c'est pour la rentrée qu'est annoncée la deuxième moitié du livre V, qui n'a pas été abordé dans cette version longue. Quels seront les sorts de Lionel et surtout d'Arthur ? Vénec pourra-t-il continuer ses petites affaires ? Merlin sera-t-il enfin considéré comme un druide ? Mévanwi sera-t-elle confondue pour ses petites manigances ? Le duc d'Aquitaine nous réjouira-t-il de nouveau de sa présence ? Vous le saurez... Dans une éternité !

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Naologismes / Baudelaire, jusqu'au bout des ongles
« le: 30 Avril 2007 à 18h20 »
Je viens de me rendre compte que je n'ai finalement jamais écrit ce magnifique, poignant et immanquable billet à propos du treizième et ultime volume de la série des Orphelins Baudelaire.

Ledit magnifique, poignant et immanquable billet m'a en effet longuement trotté dans la tête, jusqu'à devenir, comme susmentionné, magnifique, poignant et immanquable. Et surtout complètement virtuel.

Enfin bref, si jamais je n'ai jamais l'occasion de l'écrire, sachez que cette série était fabuleuse, et que la "grosse" surprise du dernier volume, c'est qu'il ne révèle quasiment aucun des "petits" secrets semés au fil des volumes, et que, loin d'être décevant à ce sujet, c'est surtout la première fois que cette absence de révélation est totalement jouissive et littérairement fondée ! Ca c'est du cliffhanger pour un billet virtuel.
Voilà, c'était juste pour dire ça.

Et aussi pour annoncer qu'un nouveau livre "périphérique" à la série vient de sortir : Horseradish: Bitter Truths You Can't Avoid!
Un chapitre est disponible gratuitement ici.

Je reçois ça, euh.... Ben, pas demain parce que c'est le premier mai... Mais cette semaine, quoi. Ca a l'air bien allumé, tout ce que j'aime chez Lemony Snicket :gnehe:

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Foxprog / Asia Minor
« le: 30 Avril 2007 à 15h41 »
Auteur: Asia Minor
Année: 1981, 1979
Pays: France
Note: 5.00/5 (4 votes)
5 Qui a voté quoi ?
Liste audio — 2 fichiers audio d'un album
En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées. Enfin, c'est aussi les étrangers qui nous les apportent, souvent. Non, je ne vais pas vous parler de N. S. de Nagy-Bocsa, dont l'invention majeure restera celle du marketing lavable à l'identité nationale (fife le pays tes troits te l'homme !), mais de rock progressif. Petits étourdis, on est sur Foxprog, ici, on ne parle pas de politique !

Taï Phong, groupe majeur de la pop prog et du space rock ? Fondé par deux frères vietnamiens. Gong, autre étoile du space rock mais aussi de la Canterbury scene ? Créé en France par un Australien. Composé à moitié d'Anglais et de Français avant d'être repris par un Français. Et parmi les petits groupes inconnus, le multiculturalisme fait aussi des siennes. Le sujet du jour est donc Asia Minor, dont la musique progressive est aussi pure que celle d'un Camel des années 70. Et comme en France, on n'a pas de pétrole, mais on a aussi des flemmards, je vais vous copier-coller direct, comme ça, paf, d'un coup d'un seul, la présentation très complète rédigée par le label Musea à propos des deux albums du groupe.

ASIA MINOR est une formation française de rock Progressif, dirigée par deux étudiants turcs installés à Paris: Setrak BAKIREL (Chant, basse & guitare) et Eril TEKELI (Flûte, basse & guitare). Leur musique évolue entre celle de KING CRIMSON époque "In The Court Of The Crimson King", de JETHRO TULL époque "Stand Up", de FOCUS ou encore des premiers albums de JADE WARRIOR. Cet excellent rock progressif est fortement imprégné de rythmes et de climats hérités de la musique traditionnelle d'Asie Mineure, l'actuelle Turquie.

Tout comme "Crossing The Line" (1979), "Between Flesh And Divine" (1981) est généralement considéré par les spécialistes comme l'une des meilleures réussites internationales du genre. De sublimes thèmes percutants et originaux se mêlent intimement aux arrangements recherchés sur lesquels s'élève un chant nostalgique et grave. Les envolées limpides, fluides et nerveuses de la flûte ponctuent les notes de la guitare déchirée ou lyrique du premier nommé. Une musique aux échos sombres, souvent mélancolique, parfois rageuse. Majoritairement écrits en Anglais, les textes se permettent quelques escapades bienvenues dans la langue maternelle des deux leaders. A redécouvrir absolument !


Ils ont oublié de préciser que leurs albums sont sortis, encore une fois, après la bataille (et donc à une époque où le prog ne se vendait plus), et qu'on a donc déjà bien de la chance qu'il y en ait eu un second, qui plus est encore plus beau et cohérent que le premier. Reste enfin à ajouter qu'en 1991, le seul membre historique du groupe encore en activité tentait de mettre en place un troisième album. Pas de chance, la réédition CD date de cette époque, donc le livret ne dit pas ce qu'il en est advenu.

Vive la France, vive la Turquie libre, et vive le copier-coller ! Maintenant, j'ai plus qu'à retrouver mon drapeau...

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Haval Dolu Gunler Icin (4:49)
0

Asia Minor - Auteur: Asia Minor - Année: 1979 - Pays: France
Northern Lights (7:48)
5
5.00/5 (4 votes)

Asia Minor - Auteur: Asia Minor - Année: 1981 - Pays: France

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Foxprog / Comus
« le: 29 Avril 2007 à 21h22 »
Auteur: Comus
Année: 1971
Pays: Royaume-Uni
Note: 4.00/5 (2 votes)
4 Qui a voté quoi ?
Liste audio — 4 fichiers audio d'un album
Il est de notoriété publique que le paysan, quand il rentre fourbu d'une journée à dresser ses vaches et traire ses chevaux, aime à se reposer en écoutant Marcel et Dédé, son orchestre symphonique personnel, lui jouer un peu de musique folklorique locale. La technologie aidant, on a commencé à mettre Marcel et Dédé sur un microsillon, et même d'autres artistes folk, des fois. Ceux de Comus viennent, comme la jaquette de leur premier album l'indique, de la planète Zwyx, où ils jouent de leur folklore local aux lapins bleus fourbus d'une journée à traire leurs humaines. Ce qui jusqu'ici n'a rien d'exceptionnel. Par contre, comment le disque est-il arrivé de Zwyx à la Terre, je n'en sais rien mais je m'en réjouis.

Voilà donc du folk pastoral comme on l'aime, mais définitivement sous acide. Sulfurique. Un chanteur maniaque, une interprète qui se fait chatouiller la plante des pieds (je ne vois pas d'autre explication), un violeur (ça s'appelle comme ça, quelqu'un qui joue de la viole ?) qui carbure au speed (c'est de famille), on navigue définitivement dans le grand n'importe quoi totalement écoutable, et même obligatoirement recommandable. Le deuxième album de Comus ne retrouvant toutefois pas le charme du premier, je suis porté à croire que le groupe avait consommé tout son stock et qu'ils avaient repris leurs esprits. Pour le plus grand malheur du lapin bleu susmentionné. Et le nôtre par la même occasion.

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Drip Drip (10:52)
0

Comus - Auteur: Comus - Année: 1971 - Pays: Royaume-Uni
Ecoutez aux alentours de 8:38... Des paroles pour les amateurs de Sade ?

Yea, shall I cut you down
Yes 'twould be a last physical communion
I'll be gentle! I'll be gentle! I'll be gentle! I'll be gentle!
I'll be gentle! I'll be gentle! I'll be gentle! I'll be gentle!!
And not hurt you, and not hurt you
And not hurt you, na-na-na-na-na-na-na-na...
All right now!
In The Lost Queen's Eyes (2:50)
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Comus - Auteur: Comus - Année: 1971 - Pays: Royaume-Uni
Song To Comus (7:30)
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Comus - Auteur: Comus - Année: 1971 - Pays: Royaume-Uni
The Bite (5:29)
4
4.00/5 (2 votes)

Comus - Auteur: Comus - Année: 1971 - Pays: Royaume-Uni

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Foxprog / Zomby Woof
« le: 25 Avril 2007 à 15h14 »
Auteur: Zomby Woof
Année: 1977
Pays: Allemagne
Note: 4.50/5 (4 votes)
4.5 Qui a voté quoi ?
Liste audio — 2 fichiers audio d'un album
Zomby Woof, le nom n'est curieux que parce qu'il est tiré d'une chanson de Frank Zappa (ceci explique cela). La musique, elle, n'est curieuse que parce qu'il est tout bonnement scandaleux que ce groupe qui n'est ni tout à fait krautrock ni tout à fait rock progressif reste à ce jour totalement inconnu. Le label Garden of Delights qui a réédité l'album en CD m'a même confié ne pas avoir assez d'arguments pour éditer le deuxième album (mi-pop mi-prog), jamais sorti en 33T celui-là. Argh.

Alors voilà, il s'agit de ce genre de CD qu'on achète un peu sur un coup de tête, après en avoir lu une critique très positive, un peu comme celle que je suis en train d'écrire... L'album est remarquable de qualité sur la longueur, et bien qu'il soit dominé par l'extraordinaire "Mary Walking Through The Woods", on trouvera beaucoup de plaisir dans tous les autres morceaux, parfois de styles très différents.

ZW fait partie de ces trop nombreuses formations qui n'auront donc pas dépassé le cap du premier album, en grande partie à cause de l'époque, qui n'était pas propice aux nouveautés prog. Ils n'ont pas passé le premier tour, mais je compte sur vous pour les plébisciter aux législatives !!

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Requiem (7:24)
0

Zomby Woof - Auteur: Zomby Woof - Année: 1977 - Pays: Allemagne
"Requiem" est un morceau en deux parties (que j'ai réunies pour éviter une coupure dans la musique), qui sont nettement séparées au niveau du style : la première est un rock limite psychédélique très funky, et la deuxième est un slow langoureux au saxophone. Je ne suis pas très client dudit slow (bien qu'en écoutant le CD en bruit de fond, je me surprenne souvent à le fredonner inconsciemment), mais bon, rien que pour la première partie endiablée...
Mary Walking Through The Woods (11:40)
4.5
4.50/5 (4 votes)

Zomby Woof - Auteur: Zomby Woof - Année: 1977 - Pays: Allemagne
Point d'orgue de l'album Riding on a Tear, ce morceau est en fait constitué de trois pistes : Mary Walking Through The Woods, Walking Through The Woods, et Finale, qui ne dure que quelques secondes (!). Une mélodie à tomber par terre, une ligne de basse prenante et un trip de synthé péchu et émouvant à la fois : quand on tombe sur un monument du rock progressif aussi inconnu même dans la communauté, c'est à se poser des questions !

Le défaut : le chant, un peu mielleux, n'est pas vraiment le point fort de Zomby Woof...

Les moments de bonheur :
- 0'30 pour les arrangements
- 5'57 (passage à la deuxième moitié du morceau), un très bon pont musical et solo de synthé tout en crescendo...
- 9'57 : un beau riff de guitare qui débouche sur un morceau de synthé majestueux trente secondes plus tard.

100
Foxprog / Agamemnon
« le: 25 Avril 2007 à 11h21 »
Auteur: Agamemnon
Année: 1981
Pays: Suisse
Note: 4.00/5 (3 votes)
4 Qui a voté quoi ?
Liste audio — 1 fichier audio d'un album
Bigre, la seule information qu'on puisse trouver sur ce groupe, c'est son line-up : Urs Ritter (batterie), Erich Kuster (voix, guitare, orgue), Walter Rothmund (basse, claviers) et Werner Kuster (piano, claviers, guitare, flûte). Dans les milieux autorisés, on s'autorise à penser qu'il pourrait y avoir un lien de famille entre Erich et Werner. En dehors de cela, le fait qu'ils aient tous des noms rigolos indique que la probabilité qu'ils aient habité Zurich est plus importante que celle qu'ils aient vécu à Ouagadougou ou à Genève.

Le neo-prog s'est fait connaître en 1982 (Twelfth Night, Marillion), 1983 (IQ) et 1984 (Pendragon), on pourra donc conclure avec sérénité qu'Agamemnon était l'un des pionniers dans le domaine de la tentative de réhabilitation d'un rock progressif mort, enterré et oublié depuis des années en ce début des 80's. Ce qui prouve le courage d'Agamemnon. A moins que, comme leurs géniaux compatriotes de Yello, ils fussent pétés de tune à la base et ne fissent de la musique que pour le plaisir. C'est français, ce que j'écris ? Bah, au pire, j'aurai qu'à dire que je parlais en suisse.

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Part I: Agamemnon's Youth (19:27)
4
4.00/5 (3 votes)

Agamemnon - Auteur: Agamemnon - Année: 1981 - Pays: Suisse

101
Foxprog / Carol of Harvest
« le: 25 Avril 2007 à 10h56 »
Auteur: Carol of Harvest
Année: 1978
Pays: Allemagne
Note: 4.60/5 (5 votes)
4.5 Qui a voté quoi ?
Liste audio — 2 fichiers audio d'un album
Nouvel épisode de la série "les illustres inconnus qui n'ont sorti qu'un seul album à la fin des années 70 avant de se faire bouffer par le punk et redécouvrir par les progheads 20 ans plus tard", cette fois-ci je vous présente Carol of Harvest, un groupe de folk progressif qui poutre grave. Enfin, folk progressif... J'ai commencé à écouter COH en même temps que Susan Christie (le top de l'acid folk), et j'avais tendance à confondre les deux... En fait, comme le premier morceau s'appelait Put On Your Nightcap (mets ton bonnet de nuit), je croyais que c'était du folk-pour-s'endormir, moi, un peu comme Princesse Arête (qui est aussi très bien dans la catégorie "folk pour conduire en voiture dans les gorges du Verdon"). Il faut croire que je me suis toujours endormi avant le passage très heavy-metal du morceau susmentionné, parce que j'ai vraiment longtemps cru que c'était de la folk.

Et juste pour emmerder son monde, COH a aussi joué sur une présence accrue de synthés qui commenceront surtout à se faire entendre à la même époque avec Eloy, puis dans les années 80 avec les débuts du neo-prog... (dont on dit justement qu'Eloy est l'un des inspirateurs...) Alors, COH, inspirateur du neo-prog, lui aussi ? Malheureusement, comme ils étaient inconnus à l'époque, la question ne se pose pas.

Alors voilà, en fait c'est pas de la folk, c'est du heavy neo-folk, c'est gratuit, c'est le mot que j'ai inventé pour eux, comme ça, la prochaine fois que j'entendrai de la grosse guitare dans un morceau de folk avec du synthé façon soundchip, je dirai à mes amis "ouais, en fait c'est du heavy neo-folk, ouais tu sais, quoi, grosse influence de COH, évidemment, tout le monde le sait", avec un petit air détaché du plus bel effet qui fera de moi la coqueluche de ces dames. Malheureusement, il n'y aura pas de dame à moins d'un kilomètre, et uniquement des gros geeks tout collants de sueur. Parfois, la vie est mal faite.

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Put On Your Nightcap (16:02)
0

Carol of Harvest - Auteur: Carol of Harvest - Année: 1978 - Pays: Allemagne
Try A Little Bit (10:00)
4.5
4.60/5 (5 votes)

Carol of Harvest - Auteur: Carol of Harvest - Année: 1978 - Pays: Allemagne

102
Foxprog / SBB
« le: 25 Avril 2007 à 10h45 »
Auteur: SBB
Année: 1980
Pays: Pologne
Note: 4.00/5 (2 votes)
4 Qui a voté quoi ?
Liste audio — 1 fichier audio d'un album
SBB, ça signifie Szukaj Burz Buduj, c'est-à-dire "Gratte-moi le dos" en polonais. Ah, on me souffle dans l'oreillette qu'en fait non, mais plutôt "Search-Break-Build up", et il faut reconnaître que c'est la classe de traduire ça en anglais avec le même acronyme, donc comme j'aime bien me la jouer, je la refais en français : Sonde-Brise-Bâtis. Je suis trop fort. Mais pas autant que SBB, ces salauds de communistes hippies, toujours en activité maintenant que la Pologne est devenue un pays de sales capitalistes bourgeois, et dont les albums les plus raffinés (mais communistes, et donc potentiellement porteurs de la lèpre, rappelons-le) sont sortis à la fin des années 70 et au début des années 80.

Là où je suis bien embêté, c'est pour définir leur musique, parce qu'elle est très changeante, mais on va dire sans trop se risquer qu'elle tourne autour du jazz-rock. Ouf, je m'en suis pas mal tiré, là, j'le sens. Allez hop, vite que j'aille m'écrire une autre bio, le talent ne souffre pas l'attente. Oh pinaise, ça aussi c'est bon, je le note. Eh, oh ! Arrêtez de lire ! C'est mon texte ! Je le garde pour moi ! Tiens, voilà, je mets tous les copyrights tout de suite, à coups de ©, et de ™, et pis aussi de ®.

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Memento Z Banalnym Tryptykiem (20:53)
4
4.00/5 (2 votes)

SBB - Auteur: SBB - Année: 1980 - Pays: Pologne
Très curieux : à partir de 9'27, la mélodie m'a immédiatement rappelé quelque chose... Mais quoi ? Je n'ai pas pu mettre de nom sur cet effet de "déjà vu". Le plus proche que j'aie pu trouver : "Un musicien parmi tant d'autres", une chanson jouée un octave plus bas, sur l'album de 1974 d'Harmonium, un autre groupe de folk. Enfin, si tant est que SBB puisse être considéré comme autre chose qu'un groupe de jazz-rock, bien sûr.

La preuve avec le morceau-titre de l'album de 1980 qui passe allègrement du folk au jazz en passant par le hard-rock et la pop. Il en faut pour tous les goûts. Et SBB le fait justement... avec goût.

103
Foxprog / Artcane
« le: 25 Avril 2007 à 10h07 »
Auteur: Artcane
Année: 1977
Pays: France
Note: 2.50/5 (2 votes)
2.5 Qui a voté quoi ?
Liste audio — 1 fichier audio d'un album
Hoplà, je viens d'écrire une bio sur Mr. Brown, je vais me répéter pour Artcane, seul le pays d'origine change : groupe de rock progressif... sort son premier album (Odyssée, 1977) à l'avènement du punk... bide... mort du groupe... redécouvert bien plus tard... pas indispensable mais carrément bien... C'est bon ?

Artcane a pour moi un son space rock assez distinctif de la variante française du genre (voir aussi Taï Phong qui versait parfois dans le space à l'époque), mais les vieux puceaux en blouse blanche spécialistes du prog ont déterminé qu'ils étaient surtout influencés par le King Crimson du milieu des années 70, à qui ils ont pompé plusieurs coda-riff-machin-chouette-trop-technique-pour-moi.

On leur trouve parfois une influence de King Crimson, mais j'aurais plutôt tendance à les classer dans le space rock. Ca dépend des morceaux, quoi.

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Artcane I (15:49)
2.5
2.50/5 (2 votes)

Artcane - Auteur: Artcane - Année: 1977 - Pays: France

104
Foxprog / Mr. Brown
« le: 25 Avril 2007 à 9h56 »
Auteur: Mr. Brown
Année: 1977
Pays: Suède
Note: 4.00/5 (2 votes)
4 Qui a voté quoi ?
Liste audio — 1 fichier audio d'un album
Mr. Brown fait partie de ces nombreux groupes de prog qui n'ont sorti qu'un seul album, sont passés totalement inaperçus (en raison de la première mort du prog), et se sont disloqués faute de moyens. Et qui, bien entendu, furent redécouverts des décennies plus tard et considérés comme des génies. Enfin... Peut-être pas, mais vous comprenez, dans le "milieu", quand on découvre une petite perle totalement inconnue datant des années 70, on se sent comme un archéologue qui vient de mettre à jour le tombeau de Toutankhamon : il faut que tout le monde le sache.

Donc voilà, je fais ma bonne action du jour, je mets en valeur un de ces groupes dont on peut penser qu'ils auraient connu une toute autre carrière s'ils s'étaient formés cinq années plus tôt, et pas en plein boom du punk. Musiciens très doués, mélodies épurées, émotion palpable, une goutte de mandoline : cet unique album, même s'il n'a rien de révolutionnaire, a vraiment tout pour plaire. Et puis ça vous permettra toujours de briller en société en montrant votre connaissance aiguë de la musique suédoise. Evitez de mentionner dans la conversation les étranges vidéos suédoises que vous louez le weekend, par contre.

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Recall The Future (9:28)
4
4.00/5 (2 votes)

Mr. Brown - Auteur: Mr. Brown - Année: 1977 - Pays: Suède

105
Foxprog / Eskaton
« le: 25 Avril 2007 à 9h46 »
Auteur: Eskaton
Année: 1979
Pays: France
Note: 4.50/5 (2 votes)
4.5 Qui a voté quoi ?
Liste audio — 2 fichiers audio d'un album
Je crois que la première chose qui m'a frappé en écoutant Eskaton, groupe de zeuhl dans la lignée directe de Magma, c'est la voix de la chanteuse. On jurerait par moments avoir affaire à Claude Lombard, la cultissime chanteuse de feu-La Cinq sur toutes les séries de Youpi l'école est finie et sur les chansons de Creamy... Ca y est, vous la remettez ? Ah, ben forcément, fallait être devant son poste à l'époque ! Mais si vous y étiez, forcément, vous comprendrez qu'Eskaton prend une autre dimension. Non, je ne parlais pas de Saint Seiya, là. C'est fini oui ?

Eskaton naquit en 1970 avant de rapidement se laisser fortement influencer par Magma, mais en choisissant de chanter en français à la place du kobaïen (ce qui n'était pas des plus évidents), et en mettant progressivement en valeur un excellent synthétiseur. Magma l'a peut-être aussi fait mais je ne suis pas assez calé sur le groupe... Le résultat est hypnotique. L'album 4 Visions (1979) est devenu de facto mon ambassadeur préféré du zeuhl, devant le pourtant très accessible MDK de Magma.

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Ecoute (12:54)
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Eskaton - Auteur: Eskaton - Année: 1979 - Pays: France
Pitié (8:46)
4.5
4.50/5 (2 votes)

Eskaton - Auteur: Eskaton - Année: 1979 - Pays: France

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