Messages - Yeo Wren

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Cynarhum² / Re: Le sujet des hors-sujet
« le: 8 Mars 2010 à 2h03 »
Pour Gilles, principalement. Mais ça peut aussi intéresser les autres.
Rokhaya Diallo (Les Indivisibles) Versus Eric Zemmour chez Ardisson dans Salut Les Terriens :
http://www.canalplus.fr/pid3350.html

Le combat s'engage à 9 minutes 42 secondes dans la partie deux.

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Cynarhum² / Re: Liens en vrac !
« le: 2 Mars 2010 à 20h30 »
Wouah ! Dark Vador vient de débarquer sur Facebook et ça le fait grave !
Un conseil, commencez par la fin.  ;)
Posté : 21 Février 2010 à 1h36

Heureusement, il y eut plus de peur de que mal dans l'incident du 1er mars 2010 impactant d'anciens modèles de PS3.
Raison de plus d'en rire maintenant avec une série d'images détournées vues sur Gameblog :8001050F était le numéro de l'erreur qui apparaissait à l'écran.En vérité, ce n'était pas lié à un bug de passage à l'an 2000, comme le 1 janvier dernier en Allemagne pour certaines cartes bancaires, mais au fait que la console cherchait le 29 février 2010. Mais cette année n'étant pas bissextile… Notez que quelque soit le cas, SONY nous a gratifiés d'une erreur fort peu pardonnable.
-10 points de charisme pour ce coup.

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Cynarhum² / Re: Environnement
« le: 2 Mars 2010 à 20h21 »
Comme quand on lui dit qu'il va sauver la planète en utilisant des ampoules basse consommation qui permettent de faire des nano économies mais polluent x fois plus que les ampoules classiques.
Ah oui, alors ça, ayant pour client une grosse boîte dans le domaine, j'ai halluciné quand le directeur m'a déconseillé de mettre des ampoules à économie d'énergie dans la chambre de ma fille... c'est quoi ce foutage de gueule ? On consomme moins d'énergie, mais on pollue ? Il y a même du mercure dans ces ampoules alors que c'est devenu interdit dans ce qu'on appelait autrefois les néons... On ne dit pas non plus aux gens que ces ampoules, il ne faudra pas les jeter avec les autres ordures ménagères, que c'est comme les piles : super polluant.
Non mais on le sait ça (enfin moi, oui je le sais). On peut (doit devrais-je dire) les rapporter en magasin ou en déchetterie.
Un site ad hoc existe d'ailleurs où l'on peut mettre son code postal et obtenir une liste de lieux de dépose : http://www.malampe.org

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Je pense qu'ils ont « rushé » comme des malades pour obtenir une version à peu près stable pour la mise en place de la fenêtre du ballot de sélection des navigateurs. Ils ont sorti pas moins de 4 RC en deux jours apparemment.  :ph34r:

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Et bien après avoir créé à la demande de la Commission Européenne une version de XP -la version « N »-dépourvue de Windows Media Player, version qui fit un four auprès de tous, et après une plainte des créateurs d'Opéra concernant cette fois l'abus de position dominante de IE, tout le monde est parvenu à un accord avec ce système de ballot (plutôt qu'une version sans IE par exemple, qui aurait sûrement connu le même succès que la version N  :mdr: ).
En gros, lors de la première utilisation d'IE, une fenêtre de dialogue s'ouvrira proposant, dans un ordre aléatoire les 5 navigateurs les plus populaires, et demandant quel logiciel veut-on utiliser par défaut. En fait il y a aura même davantage, une quinzaine j'ai cru comprendre (dont Avant Browser), mais il faudra sûrement cliquer quelque part pour les afficher.
Posté : 14 Février 2010 à 2h34

En fait, après m'être servi pendant des années d'Avant Browser (moteur HTML Trident de IE), j'ai taté quelques semaines Orca Browser (le même navigateur mais motorisé cette fois par Gecko), puis j'ai fini par passer complétement à Opéra depuis la version 10. Et pour avoir essayé la 10.5, dont la gain en vitesse d'exécution est impressionnant et qui est maintenant tout proche des meilleurs comme Chrome, je me dis que je ne suis pas près de changer.
Et fait, j'utilisais déjà Opera depuis la version 8, mais en complément des autres. Mais la compréhension du Speed Dial sur lequel je n'avais jamais vraiment voulu me pencher a fait que j'ai définitivement basculé.  :gnehe:
Posté : 14 Février 2010 à 2h40

Version finale d'Opera 10.50. Accrochez-vous, ça dépote grave sa môman !  :classe:

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High tech / Re: Consoles PS3/Xbox 360
« le: 2 Mars 2010 à 17h39 »
Sur les PS3 Slim (ou modèles d'avant), la compatibilité SACD a également été jetée aux oubliettes. Alors, certes, ça ne touche pas grand monde, mais est-ce que ça coûtait si cher de la conserver cette caractéristique ?

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La fille sur l'emballage semble vraiment satisfaite des effets. Plus stoïque tu meurs.  :niark:

Sinon, cette série de posts est bien sympa.  :cool:

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La Joconde, qui était un tableau de commande est donc une ½uvre commerciale.  :sifflote:

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Je ne sais pas si l'auteur est japonais, mais c'est dans l'esprit.Ça, ce n'est pas du die cast de petits collectionneurs !  :ph34r:

D'autres images pour les intéressés : http://www.flickr.com/photos/ekoala/sets/72157623236668331/

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Cynarhum² / Re: Revue de Presse
« le: 14 Février 2010 à 3h01 »
M. Palier : "Toucher aux retraites est aussi difficile en France qu'en Europe"
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(…)
Pourquoi les syndicats de salariés s'opposent-ils à l'allongement de la durée du travail ?
Les syndicats observent qu'en France les salariés ne peuvent pas travailler plus longtemps compte tenu de ce que sont les pratiques des entreprises. Allonger la durée de cotisation dans un tel contexte est une façon déguisée de baisser les pensions. L'âge moyen d'entrée dans la vie active est de 22 ans actuellement contre 20 ans pour la génération née en 1950, alors que l'on quitte le marché du travail toujours plus tôt (58,5 ans pour les hommes, 59 ans pour les femmes.) Il risque de manquer une ou plusieurs années de cotisation pour faire une carrière complète, ce qui entraîne une décote (- 5 % par année manquante pour les personnes nées après 1952).

Les syndicats représentent les salariés, or, ceux-ci sont majoritairement hostiles au report de l'âge du départ à la retraite. La question est bien de savoir pourquoi plus des deux tiers des salariés, selon les sondages publiés récemment, ne souhaitent pas travailler plus longtemps. Une enquête de la CNAV, menée en 2008, montre que ceux qui désirent partir plus tôt souffrent de mauvaises conditions de travail, de manque de reconnaissance, voire d'une "chasse aux seniors".

Le rapprochement des règles public-privé est-il légitime ?
Longtemps, on a justifié des règles différentes par le fait que les salariés du public étaient moins payés que ceux du privé. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Mais si l'on souhaite remettre en question les privilèges, alors parlons de tous les privilèges : des retraites chapeaux phénoménales comme celle d'Henri Proglio à Veolia, des inégalités hommes-femmes, du fait que les jeunes retraités actuels ne sont quasiment pas touchés par les réformes en cours et à venir alors qu'ils représentent la génération la plus riche, ou du développement injuste de la capitalisation.

A quoi pensez-vous ?
Pour inciter les Français à épargner pour leurs retraites, les sommes versées dans les plans d'épargne retraite (populaire et collectif) PERP et Perco sont déductibles du revenu imposable, à concurrence d'un plafond de plus de 26 000 euros sur l'année en 2010. Ces aides ne bénéficient en France qu'à ceux qui payent des impôts, soit, à peu près, la moitié la plus riche des ménages, alors qu'en Allemagne les aides de l'Etat abondent les placements des plus modestes.

L'argent public français aide les plus aisés à maintenir leur niveau de revenus à la retraite, et l'on annonce aux autres la baisse à venir de leurs pensions sans qu'ils puissent vraiment travailler plus ou épargner.
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« Il faut généraliser le droit d'accès et de rectification aux fichiers et créer un habeas corpus numérique »
Citer
(…) Jean-Pierre Dubois, professeur de droit public à Paris-XI et président de la Ligue des droits de l'homme (LDH), analyse, dans ce contexte, la nouvelle loi sur la sécurité intérieure.

Pourquoi avoir lancé une campagne sur les libertés publiques ?
Parce que nous voyons converger une série de dérives et de régression des droits qui vont très au-delà de nos inquiétudes récurrentes. Il y a une histoire longue de ces dérives, qui commence à la fin des années 1970, mais sur cette tendance lourde se greffent des aggravations considérables.

Si nous revenions à l'époque de Georges Pompidou, nous serions surpris du "laxisme" des gouvernements. Cela paraît incroyable, mais avant 1970, la consommation de stupéfiants n'était pas un délit. En 1977, le Conseil constitutionnel interdisait à un policier d'ouvrir un coffre de voiture parce que c'était un élément du domicile. Et il n'y avait pas de législation antiterroriste dérogeant aux droits de la défense, permettant des gardes à vue prolongées, débouchant sur des détentions provisoires de quatre ou cinq ans. Même l'extrême gauche n'oserait pas revenir aux années 1970.

Pourquoi cette évolution ?
Robert Badinter avait vu juste quand il parlait de "lepénisation des esprits". On pourrait démontrer qu'une bonne moitié du programme présidentiel de Jean-Marie Le Pen en 2002 est passé au Journal officiel depuis. C'est grave, mais malheureusement vrai.

Comment analysez-vous la loi sur la sécurité intérieure ?
Beaucoup de choses me choquent, mais le plus terrifiant, c'est la logique d'interconnexion des fichiers. Il n'y a pas une semaine où n'est pas créé un nouveau fichier de police, et on installe aujourd'hui un gigantesque carrefour du fichage et du traçage. Si l'on croise les GPS des voitures, les téléphones portables, les passes Navigo de la RATP, on aboutit à une localisation permanente des gens qui est fascinante.

La vidéosurveillance se transforme en vidéoprotection...
C'est la novlangue, comme on dit plan social pour plan de licenciement : nous protéger signifie désormais nous surveiller, et l'idéal du citoyen devient le détenu de Fleury-Mérogis, effectivement constamment sous "protection". Nous sommes entrés dans une société du soupçon, chaque citoyen est suspect, chaque internaute un pirate potentiel. Paris se met à la vidéosurveillance, quand Miami l'abandonne. Miami, pourtant un bastion sécuritaire, démonte ses caméras parce que ça coûte un argent fou et que cela ne sert à rien. L'objectif véritable en France n'est pas la sécurité, c'est d'habituer le citoyen à être surveillé.
(…)
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Délinquance : l'homicide, un crime en voie de disparition
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L'homicide volontaire n'a plus la cote. La Croix a comparé le nombre de verdicts de ce crime actuellement prononcés aux chiffres d'il y a vingt ans. Aux assises de Lyon, par exemple, les condamnations pour homicide ont chuté de 60%. Au plan national, les verdicts sont en baisse de 14%, selon le ministère de la Justice.
Quant aux assassinats enregistrés par la police sur quinze ans, leur diminution est de 30%. Ce crime serait-il donc menacé d'extinction ?

1 - Le déclin du nombre d'homicides ne date pas d'hier

Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS spécialisé dans les violences et la délinquance, rappelle qu'en 2007 comme en 2008, il y a eu autour de 800 homicides jugés en France.

Si le ministère de la Justice parle d'« une tendance plutôt stable », depuis le Moyen Age, le crime décline en Europe. Et depuis le milieu des années 80, les homicides -constatés, élucidés ou (seulement) tentés- accusent une baisse.

Mucchielli a étudié de près la période 1970-2007 en France, dans un chapitre de l'ouvrage collectif « Histoire de l'homicide en Europe, de la fin du Moyen Age à nos jours ». Il a relevé que ce déclin séculaire a été interrompu entre 1970 et 1985.

Selon le chercheur, ce sursaut s'explique par les suites de la guerre d'Algérie et le début du chômage de masse. Mais après cette parenthèse plus criminelle, il note :

« La période contemporaine est assurément l'une des moins meurtrières depuis le début du XIXe siècle, comme le suggère la statistique juridique disponible depuis 1825. »

2 - Une baisse qui s'explique par la « pacification des moeurs »

Une « pacification des m½urs » : c'est la tendance profonde que Laurent Mucchielli convoque pour l'explication. Farouchement opposée à la représentation d'une insécurité croissante :

« C'est une tendance de long terme, qui va de pair avec la délégitimation de la violence : historiquement, notre société stigmatise de plus en plus les actes violents, devenus donc moins socialement acceptables et davantage sanctionnés juridiquement.

Les violences sont de moins en moins un moyen de régler les conflits de la vie civile ordinaire. »

3 - L'homicide reste un « crime de proximité »

Pour comprendre pourquoi le (bon ? ) vieux crime s'essouffle, il faut revoir l'image qu'on a de lui. Si -par malheur- vous vous faites assassiner, il y a 8 chances sur 10 que vous connaissiez l'auteur de votre crime :

« A rebours de la représentation sociale qui associe le risque de mort à la présence d'un rôdeur inconnu qui va déverser une violence incompréhensible, l'homicide est un crime de proximité. »

L'homicide, ce « crime de proximité », qui « n'est pas une affaire publique et anonyme », a donc décliné parce que les relations sociales de la sphère privée se sont « judiciarisées ». Tendance longue : on fait davantage appel au juge -et à des moyens alternatifs- qu'à la violence corporelle dans les conflits entre personnes.

Pour le chercheur, il ne faut pas penser que la violence a « diminué » ou « augmenté » : ses formes sociales ont changé

4 - Un crime lié à l'urbanisation, au chômage et à l'alcool

La carte sociologique et géographique des meurtres est néanmoins pleine d'inégalités : le taux d'homicide est notamment corrélé aux taux d'urbanisation et aux taux de chômage ou d'inactivité d'une zone.

Dans un article de la revue « Déviance et Société », Laurent Mucchielli annonce la couleur : si les actes violents dans leur ensemble surviennent davantage en zones urbaines sensibles (les ZUS), c'est encore plus vrai des homicides.

La « concentration relative des homicides dans les territoires défavorisés » est due au fait que les conflits interpersonnels y sont envenimés par des « facteurs de mal-être, de dépressivité, de stress et d'agressivité » sur ces « territoires qui concentrent des personnes en situation de grande précarité socio-économique. »

Au milieu des années 2000, la Corse du Sud avait un taux d'homicide plus de onze fois supérieur à celui de la Lozère.

Laurent Mucchielli associe également le degré d'alcoolémie à ces crimes, lesquels, par ailleurs, restent majoritairement le fait de jeunes hommes (à hauteur de 85% des condamnations, selon ses chiffres) et sans diplôme pour les deux tiers d'entre eux :

« Si la crise survenue à l'automne 2008 s'aggravait, avec toutes les conséquences sociales et économiques que cela entraînerait, je ne serais pas étonné de voir le taux remonter. »
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Un appel du mouvement contre la disparition du point-virgule
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Le point-virgule est en danger. Il a disparu des journaux. Il se fait rare dans les romans. Même le comité de défense du point-virgule est maintenant introuvable sur la toile. « Il a lui-même disparu corps et biens, ce qui n'est pas bon signe » , nous dit Sylvie Prioul, auteure de La Ponctuation ou l'art d'accommoder les textes, appelée à la rescousse.


Son diagnostic : l'absence de « ; » est, à Rue89 comme dans le reste de la presse, la terrible conséquence du raccourcissement des phrases, recommandé dans les rédactions. « La phrase courte signe l'arrêt du mort du point virgule » , résume Sylvie Prioul qui voit se répandre une « ponctuation efficace » à son détriment.

Plus grave, le point-virgule intimide. « Les gens ne savent souvent pas l'utiliser. Il est un peu hybride entre le point et la virgule. Parfois plus près de la virgule. C'est qu'on appelait la virgule forte au XVIIIe siècle. Parfois il est plus proche du point et on le met quand on change d'idée. »

(Rappel pour les handicapés de la ponctuation : le point-virgule s'utilise avec deux membres distincts qu'on veut mettre en opposition ou en parallèle.)

D'aucuns, à Rue89, se sont demandés si d'autres signes de ponctuation pourraient prendre sa place. Un retour du point d'ironie par exemple ? Sylvie Prioul est sceptique. « Il y a eu quelques essais dans les années 1960. L'interrobang venu des Etats-Unis et supposé exprimer l'étonnement et l'interrogation. Ca n'a pas pris. » Pas plus de succès pour les tentatives de point d'amour et de point d'acclamation poussées par Hervé Bazin dans son livre Plumons l'oiseau en 1966.

Alors, où trouver les derniers points-virgules vivants ? Dans la presse. Sylvie Prioul, qui a passé en revue un numéro entier de L'Humanité pour n'en trouver qu'un (perdu dans un édito), conseille de fouiller les pages d'analyses des quotidiens. « Ce qui fait survivre le point virgule, ce sont les tribunes, les pages rebonds, ce qui est un peu long. » Une larme de binette

Et en littérature ? Peut-on encore espérer en croiser quand Annie Ernaux dans son dernier bouquin balance des souvenirs sur des pages sans majuscules ni points ?
On rencontrera le point-virgule avec plus de chance chez les auteurs du XIXe siècle – Victor Hugo, Flaubert – qui en sèment à longueur de pages. Plus récemment, Houellebecq l'utilise en toute simplicité. « Il n'arrivait plus à se souvenir de sa dernière érection ; il attendait l'orage. »

Faute de mieux, restera toujours le Journal Officiel qui en utilise à foison pour ses énumérations. Autre utilisation technique de la ponctuation, les programmeurs informatiques en utilisent aussi à loisir pour les séparations. Dernière étape avant qu'il ne soit plus qu'une larme de binette.

On en a profité pour demander à Sylvie Prioul d'inspecter nos allées. Comme beaucoup de sites, à l'écouter, Rue89 malmène la typographie. « Les guillemets français ont disparu et sont remplacés par des horribles guillemets machine. » Adieu les espaces avant les points d'interrogation et d'exclamation. « Toutes les ponctuations qui doivent être séparées sont collées à l'anglo-saxonne. » On n'a guère le choix, en raison de la difficulté de créer des espaces insécables, les signes de ponctuation pourraient se retrouver seuls à la ligne. « Ça me choque moins, une ponctuation collée qu'une ponctuation qui se promène. » Avec l'aide des maniaques de l'équipe, nous avons tenté de rendre cet article conforme au code typographique.

Puis s'ajoute la créativité des internautes qui, dans leurs commentaires, peuvent avoir la main lourde en points d'exclamation et de suspension. « Ils adorent les points d'exclamation pour montrer leur enthousiasme ou leur désespoir » , nous dit encore Sylvie Prioul. N'hésitez pas à nous envoyer vos plus beaux points-virgules.
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High tech / Re: Jeux vidéo récents et historiques
« le: 5 Février 2010 à 15h01 »
Buu Buuuuuu Patron ! C'est là que tu aurais dû poster :p

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High tech / Re: Jeux vidéo récents et historiques
« le: 4 Février 2010 à 23h39 »
Voici un jeu d'arcade pour le moins déroutant, au gameplay semble-t-il limité, mais qui possède le mérite d'être original et sûrement déstressant :

http://www.taito.co.jp/arc/noko/chabudai.html
Il faut se rendre sur le site pour visualiser les vidéos.

Entre sa femme indifférente, sa fille l'oreille collée à son keitai et son fils le nez dans sa PSP/DS, le mari salaryman pète un cable. N'y voyez pas comme une critique sociétale, vous seriez mauvaise langue.  :P

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Cynarhum² / Re: Revue de Presse
« le: 4 Février 2010 à 23h28 »
Désolé de ne plus trop passer en ce moment. Cela ne m'empêche pas de penser à vous, la preuve, j'ai une tonne d'onglets à écluser ici.  :P

Twilight : vampires allégés, décaféinés, émasculés
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Adieu Les prédateurs. Bonjour Twilight. Aux tueurs triomphants succèdent maintenant de pâles adolescents rongés par la frustration sexuelle, obsédés par l’idée que “mordre, c’est mal”. Jean-Jacques Beinex, qui travaille depuis presque 20 ans sur un projet de film de vampire analyse le phénomène. (…)
Écrit par une mormone, “la Saga du désir interdit” (de son titre original Twilight, “Crépuscule”) est un film de vampires aux canines rognées qui fait l’apologie du “Non, pas avant le mariage”. Le héros de Twilight passe son temps à se refuser le plaisir d’un baiser avec la femme qu’il aime. Il a si peur que ce baiser l’amène à aller plus loin… Il a peur de ses propres désirs. Dans le premier film (Twilight, chapitre un: Fascination), les deux amoureux se contentent donc d’un chaste accolement. Dans le deuxième (Twilight, chapitre deux: Tentation), ils se séparent parce que Bella n’en peut plus d’attendre. Dans le troisième (Twilight, chapitre trois: Hésitation), ils se demandent en mariage et commencent tout juste à esquisser l’idée d’une possible relation sexuelle-sanguine. (…)
“Le film ne parle pas d'abstinence, ni de chasteté" affirme l'actrice, lorsqu’on lui demande si Twilight ne cache pas une certaine forme d’intégrisme religieux. Elle préfère parler de “romantisme”. Un mot trompeur. Au XIXe siècle, lorsque les écrivains pré-romantiques écrivent les premiers récits de vampire, ils mettent en scène des créatures qui incarnent parfaitement la séduction trouble qu’exerce la “damnation”. Jean-Jacques Beinex explique: “Ni vivant, ni mort, le vampire est lié à la peur de l'absence de dieu. C'est quelqu'un qui erre, lâché sur terre, seul et unique responsable de son destin.” Porteur d’un message inquiétant (un message de liberté), le vampire montre qu’il nous suffit de mordre dans la vie à pleine dent pour devenir immortel. Que nous pouvons tous acquérir des pouvoirs surhumains si nous acceptons de nous laisser contaminer par une bête de sexe… "N’ayez pas peur d’être vous-même", dit le vampire. Laissez pousser vos crocs. Laissez vous envahir par la puissance. On vous a toujours dit qu’il fallait vous limiter et vous restreindre, qu’il fallait renoncer au plaisir pour obtenir le paradis. Mais en réalité, il n’y a ni paradis, ni enfer. La seule chose qui existe ce sont vos soifs.(…)
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La hausse du prix du carbone, c'est comme la fin de l'esclavage
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Et si on avait tout faux ? Le consensus actuel sur l'environnement est que la lutte contre le réchauffement climatique et contre les gaz à effet de serre (GES) va ralentir notre croissance. « The low carbon economy will be a low growth economy » (l'économie faiblement carbonée sera une économie faiblement croissante) car elle imposera un coût plus élevé à la production de richesses. Mais il faut renverser la perspective. Des GES plus chers forceront nos pays à investir massivement dans la recherche-développement en général et les technologies vertes et propres en particulier, à bousculer les rentes qui s'opposent traditionnellement aux réformes. Tout ceci pourrait relancer la croissance via un surcroît d'innovations et de destruction créatrice schumpétérienne. C'est exactement ce qui s'est produit… lorsque l'esclavage a été banni.

La fin de l'esclavage et du servage a mis un terme à des siècles de travail valorisé gratuit qui, outre les horreurs humaines, n'incita nullement au progrès technique. Le grand historien économique britannique Angus Maddison dans « Contours of the World Economy, 1-2030 AD » relève que les Romains, malgré leur degré de civilisation très poussé à l'époque (institutions, droit, littérature, arts…), n'ont pas connu de croissance économique cumulative car leur civilisation, fondée sur l'esclavage massif, n'avait pas besoin de progrès technique. Idem avec le servage au Moyen Age. La révolution industrielle fut largement suscitée par le renchérissement du travail : puisqu'il n'était plus gratuit, on inventa des machines et des innovations qui l'économisaient en le démultipliant.(…)
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La Chine, première économie mondiale en 2020 selon PwC
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Le PIB cumulé de l'"E7", groupe rassemblant les principaux pays émergents de la planète, dépassera celui du G7 en 2020, aidé par la Chine qui deviendra la première économie mondiale devant les Etats-Unis, a prédit jeudi le cabinet de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC).
"Le moteur de la montée en puissance de l'E7 est la croissance rapide de la Chine. Bien que nous nous attendions à ce que celle-ci ralentisse progressivement dans les vingt prochaines années, la Chine devrait détrôner les Etats-Unis et prendre la place de première économie mondiale autour de 2020", a expliqué PwC dans une étude publiée jeudi.
Du coup, le poids de l'"E7" (Chine, Inde, Brésil, Russie, Mexique, Indonésie et Turquie) au sein de l'économie mondiale devrait dépasser également en 2020 celui du G7, qui regroupe les Etats-Unis, le Japon, l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l'Italie et le Canada.
PwC remarque qu'en 2000, le Produit intérieur brut (PIB) cumulé du G7 était le double de celui de l'E7. Mais la décennie écoulée a été marquée par un rattrapage des pays émergents par rapport aux pays développés, qui s'est accéléré avec la crise financière.
L'écart entre le G7 et l'E7 devrait se réduire à 35% cette année, puis disparaître totalement à la fin de la décennie, selon les calculs du cabinet.
La tendance devrait se poursuivre durant la décennie suivante, ce qui fait qu'en 2030 le classement des dix plus grandes économies mondiale sera occupé dans l'ordre par la Chine, les Etats-Unis, l'Inde, le Japon, le Brésil, la Russie, l'Allemagne, le Mexique, la France et le Royaume-Uni, conclut le cabinet.
Mouaip, il va falloir s'habituer à n'être qu'un confetti sans grande influence/importance.  :-/
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Le non-darwinisme visionnaire de James Cameron, par Jean Staune
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(…) Avatar ne fait pas exception à la règle en nous incitant à nous interroger si, sur une planète ou régnerait des conditions proches de la terre, l'évolution se déroulerait de façon relativement identique ou de façon tout à fait différente à celle ayant conduit jusqu'à nous. (…)
C'est ainsi que Heams reproche (de façon humoristique) à Cameron de laisser penser que les structures des êtres vivants seraient "inéluctables et implacablement reproduites là où la vie réapparaîtrait".

Or c'est justement dans ce sens que se dirige quelques-unes des recherches les plus novatrices dans le domaine de l'évolution ! Ainsi, l'un des plus grands paléontologistes actuels, Simon Conway Morris, titulaire de la chaire de paléontologie de l'université de Cambridge, n'hésite pas à écrire : "Les mammifères et les singes sont apparus par le biais de trajectoires historiques spécifiques, mais dans ces cas (et dans beaucoup d'autres), les convergences variées en direction des mammifères et des singes indiquent que si chaque histoire est nécessairement unique, les formes complexes que l'on trouve au bout de ces processus ne sont pas simplement le résultat d'événements locaux et aléatoires. Sur toute autre planète aux caractéristiques équivalentes, je suggère que nous trouverons des animaux très proches des mammifères, et des mammifères très proches des singes. Non pas identiques, mais similaires, peut-être étonnamment similaires." Il est évident que la contingence et le hasard jouent un rôle dans l'évolution, mais l'idée majeure de cette nouvelle approche réside dans le fait qu'ils sont canalisés de telle façon que l'évolution serait en grande partie reproductible et prédictible.

On affirme parfois nous ne serions pas là si une météorite n'avait pas éliminé les dinosaures, mais dans ce cas, une ère glaciaire aurait fini par survenir, éliminant les grands animaux à sang froid et favorisant des petits animaux à sang chaud, et permettant à des êtres comme nous d'apparaître un jour ou l'autre.

Au-delà de cette idée du hasard canalisé, d'autres mécanismes doivent être envisagés pour expliquer cette disposition de l'évolution à reproduire des schémas identiques en dépit des événements contingents.

A une évolution qui se déroulerait majoritairement par sélection naturelle s'oppose l'idée d'une évolution qui se déroulerait principalement sous l'influence des lois de la nature. C'est ce qui explique que l'évolution pourrait ainsi se reproduire sur des planètes différentes à partir du moment où les conditions physico-chimiques seraient proches.

Il est impossible de savoir quelle hypothèse est la plus crédible tant que nous ne pouvons étudier que des formes de vie issues d'une seule et unique planète. Mais c'est là qu'une série de résultats récents, publiés dans des grandes revues scientifiques telles que Science et Nature, nous fournissent, à défaut de preuves, des éléments en faveur d'une évolution reposant sur les lois naturelles et non sur la seule sélection.

En étudiant d'une part des convergences qui existent sur terre (c'est-à-dire des cas où l'évolution parvient à des résultats identiques par des chemins différents) et d'autre part en montrant que les chemins suivis par l'évolution sont moins nombreux que prévus, ces travaux nous conduisent à des conclusions inimaginables il y a encore cinq ans : le fait qu'il existe seulement un petit nombre de chemins favorables implique que l'évolution peut être plus reproductible que ce que l'on pense généralement et peut être même prédictible.

Ainsi, exactement à l'inverse de ce qu'affirme Thomas Heams, les progrès de la biologie contestent l'idée que l'adaptation et la contingence seraient les facteurs clés de l'évolution.

On pourrait même en ironisant reprocher à Cameron de ne pas avoir été assez loin dans sa remise en cause de la contingence et dans sa défense d'une évolution répétable et prédictible. En effet, les animaux de Pandora ont six membres, alors que si l'on se fie aux travaux de Vincent Fleury (chercheur au CNRS, ndlr), on constate qu'il y a une logique et des contraintes telles à la formation de vertébrés terrestres pourvus de quatre membres, qu'il est tout à fait possible que le schéma tétrapode puisse apparaître sur Pandora et d'autres planètes.

Cette nouvelle conception, intitulée structuralisme, renoue avec les pensées de certains scientifiques qui étaient évolutionnistes tout en étant parfois antérieurs à Darwin, comme Geoffroy Saint-Hilaire.

Stephen Jay Gould, dans un de ses ouvrages, a réhabilité ce courant de pensée qui nous offre une alternative à la fois au darwinisme et à l'"intelligent design". (…)
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Une sélection spéciale « retraites ».
Retraites : c'est déjà demain
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(…) Présenté par des technocrates, le dilemme est le suivant : faut-il une réforme systémique ou une réforme paramétrique ? En d'autres termes, doit-on changer assez radicalement notre système d'annuités dans lequel les pensions versées sont fonction du nombre d'années de cotisation ou peut-on se contenter d'en modifier une nouvelle fois les curseurs : la durée d'assurance, le taux de cotisation, le niveau des pensions, l'âge de départ, pour citer les principaux ?

Le Conseil d'orientation des retraites (COR) publie aujourd'hui même un rapport qui éclaire en partie ce débat. Il est consacré aux régimes de retraite dits « par points » (les régimes complémentaires Arrco et Agirc) et aux systèmes fonctionnant par comptes individuels dits « notionnels » (celui de la Suède). Le COR en détaille les avantages et les inconvénients, sans trancher mais sans en écarter la faisabilité. Les partisans du statu quo institutionnel en retiendront que ces régimes ne sont pas la solution miracle car ils ne font pas disparaître le risque démographique.

De fait, en répartition comme en capitalisation, le rendement de l'« investissement retraite » est toujours, in fine, déterminé par le rapport entre le nombre des actifs cotisants et celui des inactifs bénéficiaires. Mais les régimes par points ou par comptes individuels offrent, sur ceux par annuités, l'avantage d'être plus gouvernables. Régulièrement, lorsque des déficits surgissent ou menacent de surgir à l'Arrco et à l'Agirc, les gestionnaires ajustent la valeur du « point » et son « prix d'acquisition ». En Suède, en dehors de la période de crise qui a conduit à des mouvements plus brutaux, les curseurs sont ajustés en permanence. La recherche de l'équilibre financier n'y donne pas lieu à de « grands soirs » mobilisant pendant des mois pouvoir politique, partenaires sociaux et société civile.

Cette autorégulation du système de retraites est notamment ce qui a séduit pour la première fois l'une des parties prenantes, la CFDT. Réforme paramétrique ou réforme systémique, ce sera le premier débat. Et pourtant, le premier sujet n'est pas là.

Car, dans un cas comme dans l'autre, les fruits du changement arriveront trop tard, bien trop tard. Techniquement, passer d'un régime en annuités à un régime par points prend une vingtaine d'années. Inévitablement, modifier la durée d'assurance ou l'âge de la retraite ne produit que des effets très progressifs. C'est une spécificité en matière de retraite : le temps de la réforme y est plus long qu'ailleurs. Engagée en 1993 par Edouard Balladur, la prise en compte non plus des 10 mais des 25 meilleures années dans le calcul de la retraite de base du privé ne joue à plein que depuis 2008. Décidé par François Fillon en 2003, le passage à 41 ans de cotisations d'ici à 2012 ne doit avoir un véritable impact financier qu'autour de 2020.

Cette contrainte s'explique aisément : les réformes ne touchent que les vagues de ceux qui partent en retraite, pas l'immense masse des retraités déjà partis, ce qui crée une terrible inertie. Ainsi, sauf à relever les cotisations, ce qu'a exclu Nicolas Sarkozy, réformer en 2010, c'est travailler pour 2030. Or, en ruinant le scénario de 2003, qui était de basculer vers l'assurance-vieillesse les ressources de l'assurance-chômage, la crise économique a singulièrement rapproché l'horizon de la déflagration. Elle l'a avancé de dix ans. Les 25 milliards d'euros de déficit global annuel (tous régimes confondus) attendus initialement pour 2020 sont déjà atteints. Les compteurs avaient été remis à zéro fin 2008 lorsque le déficit cumulé a été transféré à la Caisse d'amortissement de la dette publique.

Mais, depuis, entre 2009 et 2010, le seul régime de base du privé aura reconstitué entre 18 et 20 milliards d'euros de déficit, et les experts s'attendent à une douzaine de milliards d'euros supplémentaires en 2011. Le rythme auquel se creuse le trou de l'assurance-vieillesse est sans précédent. Actuellement, une retraite du privé sur dix n'est pas financée : sur environ 100 milliards d'euros de pensions versés chaque année, 10 milliards sont payés à crédit. Autrement dit, l'avenir de nos retraites est déjà derrière nous.

Aussi, le rendez-vous de 2010 sera une réussite pas seulement s'il accouche d'une belle réforme pour dans vingt ans mais d'abord s'il débouche sur des solutions pour aujourd'hui. La hausse des prélèvements étant écartée, la baisse des pensions semblant exclue, il ne reste que peu d'outils. Parmi eux, un recul brutal de l'âge légal, qui aurait pour effet de différer, dans les années à venir, le départ des générations proches de faire valoir leurs droits.
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Retraite : vers un relèvement de l'âge légal couplé à une hausse de la durée de cotisation
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Le gouvernement envisage de prolonger au-delà de 2020 le principe de la loi Fillon prévoyant une hausse de la durée de cotisation en lien avec l'espérance de vie, tout en relevant à plus court terme l'âge légal de départ. L'exécutif veut prendre en compte l'âge de plus en plus tardif auquel les actifs commencent à cotiser : 22 ans pour la génération née en 1970. (…)
Des études plus longues

Reste à savoir à quel niveau remonter l'âge légal. Pour cela, le gouvernement pourrait raisonner à partir de l'âge moyen auquel les assurés commencent à cotiser pour leur retraite. Celui-ci a sensiblement progressé, en raison de l'allongement de la durée des études et du fort taux de chômage des jeunes. Pour les personnes nées en 1970, cet âge moyen est compris entre 22 ans et 22 ans et demi. Précisément, il s'agit de l'âge moyen auquel cette génération a validé ses quatre premiers trimestres (voir graphique). Si l'on ajoute les 41 années de cotisations nécessaires, cela signifie que ces personnes, âgées aujourd'hui de 40 ans, ne pourraient de toute façon pas bénéficier d'une retraite à taux plein avant 63 ans ou 63 ans et demi avec la réglementation en vigueur. Relever l'âge légal à ce niveau aurait donc une certaine logique… « Les personnes nées en 1970 auront besoin de 164 trimestres (soit 41 ans) au moins selon la législation actuelle » afin d'obtenir une pension complète, souligne la Drees dans une étude récente. Avec 30 trimestres validés à 30 ans, elles « pourront au mieux partir en moyenne à 63 ans et demi (sans régularisation, ni rachat ou majoration) ».

Une autre question épineuse va se poser : relever la « borne » des 60 ans devrait conduire logiquement à relever l'autre âge légal de 65 ans, à partir duquel un salarié peut partir sans décote même s'il n'a pas suffisamment cotisé. Dans le cas contraire, le risque serait de concentrer les départs entre deux bornes devenues trop rapprochées. En outre, le relèvement de la borne de 65 ans générerait plus de gains à long terme que celle de 60 ans. Mais cela signifierait pour les salariés ayant commencé à travailler tard ou ayant eu des carrières incomplètes (notamment les femmes) que la retraite ne serait pas possible avant un âge très élevé. De quoi faire hésiter le gouvernement.
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Espagne: le gouvernement veut repousser l'âge de la retraite à 67 ans
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Le gouvernement socialiste espagnol a annoncé vendredi qu'il allait proposer de retarder l'âge de la retraite à 67 ans contre 65 ans actuellement, pour faire face au vieillissement de la population et assuré la viabilité financière de son système de pensions.

La proposition de réforme de la Sécurité sociale vise à établir "le nouvel âge de la retraite à 67 ans", a déclaré la vice-présidente du gouvernement Maria Teresa Fernandez de la Vega à l'issue du conseil des ministres.

L'âge légal de la retraite en Espagne est actuellement de 65 ans. (…)

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シナラムから日本へ / Re: Topic unique Saint Seiya
« le: 26 Janvier 2010 à 16h01 »
'tain mais quelle maestria dans la réalisation, ça fait penser à du… heu à du… à du sous AB production ?  :ph34r:

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Cynarhum² / Re: Joyeux anniversaiiiiiireuh !
« le: 22 Janvier 2010 à 3h17 »
Heureux anniversaire Sub' ! ^_^

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