Messages - Yeo Wren

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Cynarhum² / Re: Le sujet des hors-sujet
« le: 15 Janvier 2010 à 20h10 »
Vi, ze taupe ov ze taupe is Le 5e Élément.  :ph34r:

Surpris par le score de Babylon A.D.. Vu le succès très relatif qu'il a eu chez nous…

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Cynarhum² / Re: Le sujet des hors-sujet
« le: 15 Janvier 2010 à 15h38 »
Ne sachant pas dans quelle rubrique cinéma les mettre, je poste ici ces résultats, pour le moins étonnants :

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(…)
DIX ANS DE SUCCÈS

Les films français ayant réalisé plus de 10 millions d'entrées à l'étranger depuis 2000.

- Taken, 31,3 millions de spectateurs.

- Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, 23,1 millions.

- La Marche de l'empereur, 19,9 millions.

- Le Pianiste, 17,2 millions.

- Le Transporteur 3, 16,4 millions.

- Le Transporteur 2, 12,7 millions.

- Le Baiser mortel, du dragon 12,1 millions.

- Babylon A.D., 10,5 millions.

- Arthur et les Minimoys, 10,28 millions.

- Astérix et Obélix, mission Cléopâtre, 10,21 millions.

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J'adore l'inscription au-dessus du Canada Dry : « le champagne des Ginger Ales ».  :mdr:
Sinon confirmes-tu que les produits frais sont plus bien chers qu'en France, et pas seulement lors de cette période de grand froid ?

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Cynarhum² / Re: Grippe A
« le: 6 Janvier 2010 à 1h14 »
À propos du Japon et de leur extrémisme hygiénique qui crée toujours plus d'allergiques, j'avais vu dans une émission, Envoyé Spécial il me semble, dans laquelle un reportage montrait une école maternelle japonaise où les mômes étaient torse-nu, même lors de la récréation, et ce même lorsqu'il faisait froid, et incroyable mais vrai, mais non seulement les gosses ne tombaient pas malades, mais en plus l'étaient moins qu'ailleurs.
Bon, lorsque ça leur arrivait, ils avaient droit de mettre un tee-shirt manche courte. Quand même. :mdr:

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High tech / Re: [Jeux vidéo] Nintendo WII ou NON ? (facile)
« le: 6 Janvier 2010 à 1h00 »
J'ai entendu un peu de mal de la version Wii de SMK, notamment en ce qui concerne les bonus attribués aux derniers qui seraient über abusés (le super obus, toussa).
Il y a toujours eu de la « triche » dans les SMK, mais si c'est pour voir gagner les derniers une fois sur deux, c'est sûr que le gameplay en prend un coup.

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Cynarhum² / Re: Liens en vrac !
« le: 31 Décembre 2009 à 17h16 »
Impressionnant ! Je savais l'emploi du fond vert super courant, mais là je suis scié !
Comment qu'on nous « ment » en vérité. Amateurs de séries télé, vous devez voir cette vidéo !
Et heureux réveillon à toutes et à tous ! =)
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En même temps, bien que leurs éditions soient enfin potables (et pas plus, faut quand même pas exagérer, c'est le minimum syndicale qu'ils nous servent), vu que depuis 10 ans ils nous ont pondu une chiée d'éditions pourries pour lesquels les fans se sont ruinés (combien de versions pourries et différentes de Saint Seiya ou Dragon Ball K7 + DVD compris ?) c'est un peu compréhensible que maintenant les mecs en ai marre de raquer.
Il s'attendaient à quoi ?
Merci d'avoir traduit ma pensée Diditoff, ça m'évite de l'écrire.  :mdr:

Et puis ça veut dire quoi pour eux : « pas satisfaisant » ? S'ils perdent de l'argent ça pourrait se comprendre, encore que lorsqu'on est un éditeur de cette stature, et que les pertes sont peu importantes, par respect pour ceux qui ont acheté les premiers volumes, on édite jusqu'au terme de la collection.

Non moi, je serais pour qu'on leur écrive en souhaitant une disparition rapide de leur vilaine entreprise. Et qu'en ce cas quelques soient les mains dans lesquelles les licences tomberont, ça ne pourra pas être pire qu'avec eux. Et même qu'avec un peu de chance, sans forcément être passionnés, les responsables seront intègres et intelligents !

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High tech / Re: Jeux vidéo récents et historiques
« le: 30 Décembre 2009 à 13h47 »
Il existe un blog se nommant SEGA Memories, écrit à trois mains par des fans de SEGA et qui généralement mérite le détour, sur lequel j'ai découvert une initiative qui ne manquera pas de titiller votre fibre nostalgique.
Un slide de toutes les jaquettes MD japonaises dont le défilement suit l'ordre de sortie des jeux.
De 1988 à 1996, soit de Space Harrier II à Madou Monogatari I, 7 minutes 09 de nostalgie intense, le tout sur des musiques de Ristar et Streets of Rage remixées façon OC Remix. :)

La version HD est ici.

Une bonne occasion de se remémorer ô combien les artwork des jaquettes japonaises déboitaient la rétine alors que chez nous elles faisaient limite pleurer du sang.

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Kaacophonie / Re: "petit" nouveau
« le: 29 Décembre 2009 à 21h28 »
oui mais vu ton surnom on va quand même s'abstenir  :mdr:
/me s'imagine le personnage de Parker Lewis en uniforme bleu une matraque à la main.

Effectivement, mieux vaut s'abstenir…  :ph34r:

Bienvenue parmi nous en tout cas.  :)

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Cynarhum² / Re: Revue de Presse
« le: 26 Décembre 2009 à 21h21 »
Venant du Figaro, c'est vrai que je me suis dit : « houla, ne pas oublier que c'est un journal d'opinion et pas vraiment de gauche. Il y a peut-être des contre-parties qui ne sont pas soulevées ».
Cependant, même s'ils conduisaient 6 heures par jours, ils ne seraient toujours pas les plus à plaindre. Loin de moi la volonté de stigmatiser une catégorie ou de vouloir l'opposer à d'autres, mais aux vues de leur salaire et des qualifications qui doivent être requises pour devenir machiniste (au moins lorsqu'ils le sont devenus[1]), je trouve que c'est limite indécent leur grève en cette période de chômage de masse et de précarité accentuée.
Et je dis ça alors que je ne suis aucunement impacté par ce mouvement social. Je ne vous racconte pas comment je le serais si je devais venir sur Paris depuis Marne-la-vallée.  :mdr:
Posté : 20 Décembre 2009 à 10h13
J'te signale juste que c'est toi qui postes des liens de 20mn.fr, hein...... :sifflote:
Moi j'aime bien 20 Minutes (c'est vrai en plus) sauf que parfois ils écrivent un peu de la merde. Bon, vous allez me dire comme tous les journaux. Certes, mais ils ont fait fort récemment :
Le festival Japan pop a fait danser la Goutte d'Or
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Le mouvement J-Pop était à l'honneur ce week-end au centre musical Barbara-Fleury Goutte d'Or (18e) à l'occasion du Japan Pop. Le J-Pop ? Une contre-culture née au Japon qui rejette l'esprit communautaire nippon et prône l'individualisme et la consommation assidue de mangas et de jeux vidéo. Plus qu'une esthétique, un véritable mode de vie : que l'on soit kawai - en s'habillant comme une poupée - ou kogyaru - en taillant ses costumes d'écolières pour être aguicheuses. W
A. S.
Télérama du début des années 90 ne l'aurait pas mieux écrit !  :ph34r:
Sur le forum de Nolife, certains participants ont réussi à trouver un article d'un site dont le journaliste de 20 Minutes semble s'en être plus qu'inspiré. C'est trop bien le journalisme total.
http://www.notulus.com/index.php?page=article&id=533
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Les sénateurs bénéficient d'un régime spécial de retraite «trop bien» géré
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Les sénateurs sont assis sur un tas d'or. Leur très généreuse caisse de retraite disposait, fin 2008, de 575 millions d'euros de réserves. De quoi financer 23 années de prestations ! (…)
Un ex-sénateur ayant effectué un unique mandat de six ans ­perçoit ainsi 1 932 euros de retraite mensuelle. Soit «30 % de plus que la retraite moyenne d'un salarié du privé après une carrière complète», relève Sauvegarde retraites. Seule condition, presque toujours remplie : avoir cotisé double, comme tout sénateur en a la possibilité pendant ses quinze premières années dans la «maison» (480 euros de cotisation «salariale» par mois). La réversion (retraite de veuf et veuve d'élus) est aussi bien plus favorable que dans le régime général. Enfin, «les plus vernis sont les sénateurs issus de la fonction publique (39 % de l'Hémicycle)», écrit Sauvegarde retraites. Ils peuvent continuer à cotiser 7,85 % du salaire qu'ils auraient touché dans leur administration d'origine, l'État ajoutant 60,14 % comme pour tous ses agents. Au final, ils cumulent donc retraite pleine de fonctionnaire et retraite de sénateur, sans plafond.

Et pourtant, malgré cette apparente générosité, la caisse des sénateurs n'affiche aucun déficit, malgré sa mauvaise situation démographique : 1,7 pensionné pour 1 cotisant (contre 1 retraité pour 1,4 actif dans le régime général). Par quel miracle ? Un soutien massif des contri­buables ? Pas vraiment : la cotisation «employeur», versée par le ­Sénat, représente 2,4 fois la ­cotisation «salariale» des sé­nateurs. C'est davantage que dans le privé mais nettement moins que dans la fonction publique ou tout autre régime spécial (pour les députés, le contribuable verse 7 fois plus que les élus eux-mêmes !).

Tout vient du fait, selon Sauvegarde retraites que le régime des sénateurs est «remarquablement géré». Reposant sur la capitalisation collective (1), il mène tous les trois ans un audit au cours duquel il actualise ses prévisions et lance des appels d'offres pour sélectionner les gestionnaires de ses fonds. De fil en aiguille, depuis sa naissance en… 1905, il a cumulé une «cagnotte» dont la composition n'est pas connue mais qui s'élevait fin 2008 à 575 millions d'euros - compte tenu de la crise financière, une provision pour dépréciation a toutefois prudemment été passée, ramenant la valeur comptable de ces réserves à 484 millions. Résultat : les seuls intérêts générés par ces placements assurent plus de la moitié des pensions versées chaque année.

Une cagnotte de 1 milliard d'euros en 2050

Une performance telle que - et il s'agit de la seule critique de Sauvegarde retraites - la part «employeur» devient «non seulement amorale mais inutile. À quoi bon conserver une subvention qui ne fait que grossir des réserves qui augmentent à vue d'½il, d'année en année ?». Selon les calculs de l'association, placée au taux raisonnable de 4 %, cette cagnotte atteindra 1 milliard d'euros en 2050…

(1) Sauvegarde retraites ne cache pas qu'elle milite pour l'introduction d'une dose de capitalisation dans le régime général, qui repose actuellement sur la répartition, NDLR.
Posté : 22 Décembre 2009 à 17h38

En images : l'étonnant télescope Vista
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Quarante fois plus sensible que les instruments de la génération précédente, Vista (pour Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy) vient de réaliser ses premières observations au Chili. Ce nouveau télescope dédié au visible et à l'infrarouge s'apprête à cartographier le ciel de l'hémisphère sud à la recherche des astres froids
Images de la nébuleuse de la Flamme à télécharger sur le site de l'E.S.O. Du l'image brute de 397 Mo au .JPG de 500 Ko, faites votre choix. ^^
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Un cadeau de la Nasa : un reflet de Soleil sur un lac... de Titan
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La sonde Cassini a saisi l'étonnante réflexion spéculaire du Soleil sur un des grands lacs de l'hémisphère nord de Titan, qui se réveille d'une longue nuit de quinze ans. En prime, la Nasa glisse sous le sapin une version astronomique de Casse-Noisette, dansée par les satellites de Saturne.
Je te trouve ça énorme ! Le premier reflet de Soleil lacustre extra-terrestre ! Pour moi la mission Cassini était déjà la plus grande réussite en matière de sonde spatiale et cette image vient confirmer mon opinion.
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Filles & garçons, quels jouets ?
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Jeux, jouets, littérature enfantine
La période de Noël est révélatrice de la spécialisation sexuelle des jouets. Depuis les pages bleues et roses des catalogues, jusqu'aux rayonnages des grands magasins, on se rend vite compte de la répartition tranchée des jeux en deux catégories exclusives l'une de l'autre. On invite les petites filles à jouer comme maman (dînettes, poupées les prédestinant à leur futur rôle de mère, appareils ménagers en réduction, panoplies d'infirmière -pas de médecin-, d'hôtesse de l'air -pas de pilote-, coffrets de maquillage…) alors que les garçons doivent se croire Marine, physicien, pilote de course, chevalier… Non pas comme papa, mais plus homme, plus viril, mieux que papa… Les jeux de garçon ont des connotations très fortes : la guerre, la découverte, l'aventure, la compétition (d'inspiration sportive ou non d'ailleurs), l'action, l'agressivité, la domination par la force ou la technique… Toutes ces valeurs sont non seulement celles véhiculées par la classe masculine, mais aussi par la société occidentale en général. Les filles reconnaissent donc ces valeurs en tant que masculines, mais aussi en tant que normes dominantes socialement : elles savent donc qu'elles rêvent de trains électriques, de petits soldats…, plus que leurs frères de poupées, dînettes, ou d'aspirateurs miniatures.
Et de ces valeurs érigées en normes par le conditionnement social naît une double aliénation. Tout d'abord, qu'il s'agisse de femmes ou d'hommes, les stéréotypes dans lesquels doivent se mouler les comportements et attitudes ne sont justement que des archétypes : personne ne peut être pleinement un archétype. Qu'il s'agisse du sur-mâle viril et sûr de lui, ou de la femme incarnation parfaite de la féminité, on ne peut exister en tant que stéréotype. Naît ainsi une première frustration de la violence qu'il y a à se construire à partir de normes, mais aussi de ne pouvoir jamais s'y conformer totalement (quel gouffre entre la vie de tous les jours d'un petit bureaucrate et les idéaux de l'aventure ou de l'action par exemple). La seconde aliénation tient dans la subordination des valeurs dites féminines aux valeurs masculines dominantes socialement. Nous pointons ici l'un des mécanismes fondamentaux de la domination masculine : le fait de subordonner la reconnaissance et donc l'existence sociale des femmes au regard, à l'assentiment de la gent masculine.
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Les modèles masculins et féminins sont avant tout véhiculés de manière prédominante dans la littérature destinée aux enfants. Les albums présents dans les écoles, les bibliothèques, et les centres de documentation sont la première littérature de jeunesse, un matériel pédagogique et un support privilégié du processus d'identification, de l'apprentissage des rôles sexués et des rapports sociaux de sexes. L'association Du Côté des Filles a lancé en 1996 un programme de recherche sur les albums illustrés au sein de trois pays (France, Espagne et Italie), qui prend en compte toute la filière du livre (depuis la création et l'édition, jusqu'aux parents et aux enfants) et a ainsi analysé 537 albums, issus de 46 maisons d'édition différentes. Les personnages masculins sont toujours prédominants et occupent bien plus souvent le rôle du héros. 83,3 % des 156 pères mis en scène dans les albums occupent le rôle de personnage principal, contre 16,7 % des 202 mères. Le travail du père, peu évoqué concrètement, est symbolisé par le porte-documents, qui parle d'horaires définis, de droit au repos et au loisir, privilèges masculins. Cartable et grand fauteuil s'opposent au tablier, symbole du rôle féminin : la maternité, le service domestique sans horaires, la disponibilité permanente pour la famille.
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Sur le même sujet :
Filles, garçons : quels jouets ?
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Dans Belle du seigneur, Albert Cohen fait cependant bien plus que dénoncer la “mécanique des hommes”. Cette éducation conformiste qui pousse les garçons à devenir des machos et les filles des potiches programme non seulement nos enfants à adopter le sexisme comme une norme sociale, mais à accepter toutes les autres formes d'inégalités telles que le racisme ou la ségrégation. Derrière cette mécanique de l’amour qui assigne aux garçons le rôle du "chevalier" se profile l’implacable mécanique de l’oppression. Non, décidément, aucun jouet n'est innocent."Babouineries partout. Babouinerie et adoration animale de la force, le respect pour la gent militaire, détentrice du pouvoir de tuer."
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 1. Je dis ça au pifomètre, la grande mode étant d'en demander toujours plus, même pour des métiers ayant peu ou pas évolué

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Cynarhum² / Re: Liens en vrac !
« le: 26 Décembre 2009 à 17h22 »
 En vidéo : des hiboux transformistes !

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Cynarhum² / Re: Revue de Presse
« le: 19 Décembre 2009 à 18h42 »
Un premier qui devrait intéresser Nao. ^_^
Le petit prince à la triste figure
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Avez-vous sérieusement réfléchi aux problèmes que pose la traduction du Petit Prince de Saint-Exupéry en japonais ? Pour être franc, moi non plus, pas trop ces derniers temps. Pourtant cela s’impose depuis qu’il y est tombé dans le domaine public il y a quatre ans. En l’espèce, la métaphore de la chute se justifie pleinement. Une quinzaine de traductions différentes y ont été recensées, toutes venues défier la traduction de Arô Naitô Le Prince de l’étoile qui régnait souverainement depuis un demi-siècle. C’est si grave que Haruhisa Katô, professeur émérite à l’université de Tokyo, a consacré il y a peu un essai à ce phénomène sous le titre Le Petit Prince à la figure triste. La lecture qu’en a fait Masaka Ishibashi dans la revue Labyrinthe (No 31, 2008, 141 pages, 10 euros, Maisonneuve) est édifiante. On y découvre que la controverse entre les traducteurs s’est répandue jusque dans les rubriques littéraires des journaux. Dès l’incipit du conte, ils ont trouvé matière à se quereller. Comment rendre au mieux l’idée du serpent boa dont chacun se souvient qu’il avalé un éléphant ? Uwabami, bien sûr puisque ce serpent de légende parle à l’imaginaire de tous les japonais. Certes… Mais les néo-traducteurs lui ont préféré l’équivalent de « boa », ce qui se discute et renvoie immanquablement à la nuance, voire au glissement sémantique, opérés en latin puis en français entre le boa et le serpent boa. Et comment distinguer « égaré » de « perdu » s’agissant de la situation du jeune héros dans le désert ? Et encore, ce n’est rien par rapport aux deux principaux casse-tête chinois de cette traduction en japonais : l’expression « au hasard des réflexions » impossible à attribuer avec certitude au narrateur ou au petit prince et, plus difficile encore, « c’était doux comme une fête » rapporté à Noël.

Dans son exposé de l’affaire Petit Prince,  Masataka Ishibashi dénonce même comme « criminelle » l’attitude qui consiste à confondre le jugement professionnel porté sur la qualité de la traduction et le sentiment personnel qu’elle nous inspire. Jamais nous n’aurions cru que des considérations sur le uwabami conduiraient à de telles extrémités. Il est vrai que l’éternel débat entre les tenants de la traduction littérale et ceux de la trahison littéraire, les partisans de la lettre et ceux de l’esprit, en est réactivé. Autant de versions qui en disent moins sur Saint-Ex que sur leurs auteurs tant ils s’y projettent. Il se trouve même une traductrice, elle-même romancière, Yumiko Kurahashi, pour présenter ce conte pour enfants comme un roman pour adultes ! Elle tient que l’expression « grandes personnes »employée par le petit prince ne se trouve que dans la bouche d’individus d’âge mûr. Encore est-on là dans le domaine de l’interprétation. Avec la version de Masahiro Mita, on n’ose plus appeler cela une traduction mais une adaptation, ce qui est d’autant plus scandaleux qu’elle est signée d’un romancier qui fut lauréat du prix Akutagawa (leur Goncourt). On a même droit à une version signée d’une auteur de manga qui ignore tout du français, ce qui dispense au moins de se poser la question de la fidélité.

Ainsi, il ne manque pas de plumes prestigieuses au Japon pour faire subir les derniers outrages au Petit Prince (mais le journaliste Hervé Plagnol, assidu lecteur de la République des livres, nous signale qu’il en est de même avec The Wind in the Willows de Kenneth Graham, un classique anglais du livre pour enfants qui n’eut aucun succès en France en raison d’une traduction calamiteuse). Que ces Japonais ne s’avisent pas d’aller skier en Suisse, ils risqueraient l’extradition. Toutes choses qui méritent d’être traitées en priorité car en Le Petit Prince tombera en 2014 dans le domaine public en France aussi. Le chiffre d’affaires annuel des établissements Gallimard devrait en être sensiblement affecté. De nombreux concurrents s’empareront du jeune héros et pourraient lui faire subir un traitement à la japonaise. Ne restera alors à l’éditeur original du Petit Prince qu’à prendre les devants en préparant une Pléiade princière ; elle intégrerait non seulement variantes, dessins et brouillons, mais encore tout ce qui relève de la réception (critiques, réactions, commentaires) et enfin le récit de ses aventures posthumes dans les 180 langues dans lesquelles il a été traduit.
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L'objet du jour : la canette de Coca-Cola, par Terra Eco
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Sur le parterre de l'entrée, le logo rouge et blanc s'affiche en caractères XXL. Nous ne sommes pas à Atlanta, berceau américain de la multinationale Coca-Cola devenue icône de la mondialisation, mais à Socx, près de Dunkerque (Nord). Ici, 1,73 milliard de litres de boissons de la marque (Coca-Cola, Fanta, Sprite…) ont été embouteillés, puis vendus dans l'Hexagone en 2008. Car "95 % des produits commercialisés en France sont fabriqués en France", vante Arnaud Rolland, responsable du développement durable de Coca-Cola Entreprise.
De cette usine, l'une des plus importantes de la marque en Europe, sortent 5 millions de canettes en acier par jour. C'est Ball Packaging qui fournit les boîtes vides : elles sont fabriquées pour les trois quarts dans son usine voisine, près de Dunkerque. Les canettes en alu, elles, sont embouteillées aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille… après que les bobines d'aluminium ont traversé la moitié de la planète. En effet, l'alumine, leur matière première, s'extrait de gisements de bauxite, à 75 % australiens.

Une fois reçues, les boîtes s'alignent sur la ligne de production pour y être remplies du précieux liquide. Le procédé est simple. Chaque fabricant sous licence reçoit de la part de la Coca-Cola Company le concentré déjà prêt, à la formule top secrète. Ne reste plus qu'à y ajouter l'eau. Conscient que le principal ingrédient de ses boissons constitue une ressource inestimable, Coca s'est engagé à diminuer la quantité nécessaire pour la fabrication de la boisson mais aussi pour le lavage et le rinçage de la tuyauterie. Ainsi, après une réduction de son ratio d'eau de 11 % en quatre ans, la filiale française est parvenue, en 2008, à utiliser "seulement 1,47 litre pour l'élaboration d'un litre, boisson comprise, ce qui place les usines françaises parmi les meilleurs sites du monde", s'enorgueillit le responsable. L'addition se monte tout de même à 2,5 milliards de litres pour l'ensemble des boissons de la marque produites en France en 2008.

DE L'EAU DANS LE GAZ

Mais au fait, d'où vient toute cette eau ? "Cela dépend des sites. Pour l'usine de Socx, elle provient du réseau de la ville, comme pour l'ensemble des sites français, sauf Grigny [au sud de Paris], où elle est directement pompée dans une nappe phréatique, avec toutes les autorisations nécessaires bien sûr", répond Arnaud Rolland. L'eau n'affichant pas les mêmes propriétés partout, le goût du Coke varie d'un pays à l'autre. Au Kerala, le cola a même eu une saveur amère. En 2006, les boissons Coca-Cola et PepsiCo ont été interdites dans cet Etat indien. Les géants du soda y étaient accusés d'assécher les nappes phréatiques au détriment des paysans, et leur cola de contenir des résidus de pesticides "bien au-delà des limites considérées sans danger", selon le Centre pour la science et l'environnement. Rebelote cet été en Chine, où la multinationale a été placée sur une liste noire par la Commission pour la réforme et le développement de Pékin. Motif ? Consommation d'or bleu trop importante dans ses usines. Il y a de l'eau dans le gaz du cola.

Retour à Dunkerque. Il manque encore quelques ingrédients avant de pouvoir fixer le couvercle : le gaz carbonique pour les bulles et le sucre pour les calories. Aux Etats-Unis ou au Canada, il s'agit de saccharose de maïs ou de canne. En Europe, il est issu de betteraves, cultivées intensivement. Un litre de Coca classique contient 20 morceaux de sucre. Et même si la multinationale développe des sodas light sans sucre, donc avec édulcorants, le coke rouge représente toujours 70 % de ses ventes en France.

RÉFRIGÉRANT !

Une fois remplies et scellées, les canettes partent en camions rejoindre les entrepôts d'où sont livrés ses clients. Chez Coca-Cola, 95 % du transport s'effectue par la route. Arnaud Rolland rejette la faute sur la SNCF : "Nous cherchons à maximiser le rail-route, mais nous nous heurtons à des difficultés opérationnelles, le fret n'étant pas assez développé." Rassurons-nous, une canette parcourt, en moyenne, 240 km "seulement" depuis la chaîne jusqu'aux rayons. Grâce à ses cinq usines aux quatre coins de l'Hexagone (qui en a six mais tant pis), Coca parvient à limiter les bornes. Et "le fret est systématiquement utilisé pour les grands flux, Nord-Sud par exemple", ajoute Arnaud Rolland.

Ça y est, les canettes ont rejoint les supermarchés, les restaurants ou les distributeurs automatiques. Ces derniers ne sont d'ailleurs pas négligeables dans le bilan carbone total de la multinationale. Sur 1,5 million de tonnes équivalent CO2 émises en 2008, deux tiers proviennent des appareils réfrigérants. Ces machines tournent 24 heures sur 24, et les gaz fluorés qu'elles contiennent sont de puissants gaz à effet de serre. "C'est pourquoi nous avons développé des boîtiers régulateurs d'énergie, indique Arnaud Rolland, qui mettent en veille l'appareil en cas de non-utilisation", la nuit par exemple. Selon lui, en France, 15 % des distributeurs seraient déjà équipés. Objectif : 100 % d'ici à 2020.

Côté empreinte écologique des produits, ce sont les emballages qui représentent la bête noire de la compagnie. Qu'ils soient conçus en alu, acier, plastique ou verre, leur impact représente 30 % à 70 % de l'empreinte du produit, à savoir 170 g équivalent CO2 pour une canette de Coca classique fabriquée en Angleterre, soit autant qu'une voiture moyenne parcourant un kilomètre. Mais la boîte a décidé de dégainer la stratégie des 3 R : réduire, réutiliser, recycler. "Nos nouveaux couvercles sont plus légers de 0,28 g", avance le responsable développement durable. Cela n'a l'air de rien, mais à raison de plusieurs millions de canettes produites par jour, l'économie en matières premières devient substantielle.

PREMIERS BACS À RECYCLAGE

Pour le deuxième R, la société a décidé d'utiliser des canettes fabriquées à partir de matériaux recyclés, à hauteur de 50 % pour l'acier et de 55 % pour l'alu. Lesquels sont directement issus des chutes de l'industrie ou du tri des ménages. Ces métaux possèdent la qualité incomparable d'être recyclables à l'infini. D'ailleurs, question recyclage, Coca sort la grosse artillerie. La filiale française s'est lancée dans la mise en place de collecteurs de tri sélectifs avec ses partenaires – parcs de loisirs, collectivités locales ou restaurateurs. Les premiers bacs devraient voir le jour dans le restaurant Autogrill du Carrousel du Louvre ce mois-ci. Le logo rouge et blanc prétend se redessiner en vert.

Louise Allavoine
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Mars express (Esa) filme Deimos et Phobos
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La caméra de la sonde européenne Mars Express vient de réaliser une première : les deux lunes de Mars, Deimos et Phobos, sur la même image... et sur le même film.

L'Agence spatiale européenne vient de publier ces images spectaculaires, prise par la caméra HRSC le 5 novembre dernier. Profitant d'un alignement rare entre la sonde et les deux lunes, les scientifiques responsables de la caméra et les ingénieurs de l'ESA ont programmé l'engin pour qu'il prenne 130 images en une minute et demie, espacées d'une seconde au plus. Le résultat, c'est un film, qui montre Phobos passant devant Deimos. Ces images (ci dessus) ne sont pas très détaillées, mais la caméra a pris par ailleurs des images plus précises de ces satellites naturels de la planète Rouge (ici une très belle image de Phobos). [Note de Yeo : cliquez dessus, le piqué est exceptionnel !]

Ces images sont certes spectaculaires, mais elles vont aussi permettre de raffiner les calculs d'orbite des deux lunes, alors qu'il existe un projet Phobos Grunt, Russo-Européen, qui ambitionne d'aller poser une sonde sur la lune Phobos et d'en rapporter un échantillon sur Terre.

L'image ci-contre permet de visualiser les positions respectives de la sonde Mars Express et des deux satellites naturels de Mars lors de la prise de vues par la caméra.

Mars Express est en orbite autour de Mars depuis le 25 décembre 2003 (lire ici, ici et ici). Elle constitue une des plus belles réussites scientifiques de l'ESA (lire ici). L'astrophysicien Jean-Pierre Bibring vient de publier un livre Mars Planète bleue ?, (Odile Jacob) qui raconte les dernières nouvelles scientifique de l'exploration de la planète... rouge.
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L'art de te ligoter, ma chérie...
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Au Japon, “bondage” se dit shibari ou kinbaku: l’art d’attacher. Dépassant les frontières de l’archipel, cet art se répand dans le monde entier. En Allemagne, les conventions de shibari rassemblent jusqu’à 3.000 personnes. En France, les cours de shibari obtiennent un succès grandissant. (…)
Au Japon, les premiers spectacles publics de shibari érotique se déroulent dans des clubs de strip: il s’agit, dans l’immédiat après-guerre, de déjouer la censure en dévoilant des morceaux d’anatomie féminine entre deux pans de kimono et quelques tours de corde. Le shibari est-il l’art de transformer les femmes en objet ? Oui, d’une certaine manière. Mais au Japon –pays animiste, où l’on prête même aux parapluies une âme– l’objet n’est pas dévalorisé comme en Occident. L’objet n’est ni passif, ni «prostitutif». Il exerce un pouvoir parfois bien supérieur à celui du sujet, qui subit son magnétisme. L’objet se fait désirer. L’objet décide s’il se donnera ou non. Voilà peut-être pourquoi le shibari est devenu un des aspects les plus troublants du féminisme au Japon.
Benio est une des pionnières du mouvement. Quand je l’interviewe vers 1999, elle explique : « La culture japonaise est imprégnée par l’esthétique de la corde. A l’époque d’Edo (1603-1868), il existait même des techniques de shibari réservées aux samourai: ça faisait partie de leur savoir-vivre, comme l’art du thé ou la calligraphie. Cette tradition est très ancienne. Mais que des femmes osent s’emparer de cette tradition, ça, c’est nouveau ! » Passée Maîtresse dans l’art de la corde, elle réalise dès 1992, des performances artistiques et sensuelles proches du rituel d’exorcisme. Vêtue comme une prêtresse, dans un kimono flamboyant, Benio suspend ses « proies » puis les couvre de cire rouge comme des gouttes de sang et de fleurs de saison soigneusement choisies : fleurs de cerisier, symboles de la vie fugace au printemps, mélancoliques ½illets d’automne, ou iris violets, annonciateurs de l’été…

« Dans le Japon féodal, les cordes étaient de couleur différente selon la saison et les hommes chargés d’attacher –les torinawa– s’entrainaient sur des mannequins pour porter leur art à la perfection. Il fallait que les liens soient efficaces, mais surtout beaux, comme des haiku, les petits poèmes en trois lignes…». A l’origine, d’ailleurs, seuls les torinawa ont le droit d’attacher. La corde est un symbole du pouvoir militaire, strictement réservé à des guerriers qui cultivent leurs techniques suivant des traditions secrètes (hiden) transmises seulement de bouche à oreille.

Dans l’histoire du Japon, le shibari apparaît d’abord comme un outil de répression… un terrible châtiment. « Souvent dans les films de samouraï, on utilise l’expression “onawa ni naru” (“devenir une corde”), explique Benio : cela veut dire qui si vous commettez une mauvaise action, vous finirez attaché avec une corde. Vous serez anéanti. Vous n’aurez plus d’existence. » Sous le nom de hojojutsu, cette discipline d’origine chinoise est utilisé dans le cadre purement judiciaire, pour désigner un suspect ou punir un criminel. Au XVIIe siècle, la honte d’être ligoté ne s’efface souvent que dans la mort. Pour un homme d’honneur, la mort reste d’ailleurs préférable à cette humiliation suprême. Afin de leur sauver la face, on ne ligote pas les personnes de haut rang. On les emballe, avec art, en respectant des figures de style extrêmement élaborées qui permettent, d’un seul coup d’½il, d’identifier non seulement leur statut, mais la nature de leur faute. La moindre irrégularité dans les n½uds équivaut à un “vice de forme”: si la corde a été mal disposée, le suspect est relâché et le torinawa puni.
Dans ce contexte, impossible pour les femmes de toucher aux cordes. « Elles n’avaient pas le droit, dit Benio. Mais maintenant, beaucoup de Japonaises apprennent l’art des n½uds. C’est un peu notre revanche sur des siècles d’oppression. Désormais, c’est nous qui dirigeons la cérémonie. Quand j’attache un homme, je m’affirme, je me sens fière. » Benio jubile. Comme elle, les Japonaises sont de plus en plus nombreuses à prendre leur revanche. Sous le nom de kinbaku-shi (« artistes du n½ud ») ou de joosama (« reines ») elles multiplient à travers tout le pays des performances qui mettent en scène le lien comme le symbole d'une société machiste en pleine crise. La première fois que j’ai enquêté sur le shibari, Eikichi Osada, un des tous premiers pratiquans de « shibari érotique » m’avait dit : « Les femmes sont trop connes pour pouvoir attacher. Tout ce qu’elles peuvent faire, c’est se laisser attacher par nous, les hommes…» Paroles d’un autre âge.

Le statut de la femme a évolué si vite que certaines Japonaises mettent maintenant un point d’honneur à s’attacher elles-mêmes. Asahi Ageha, par exemple: compagne d’Osada Steve (élève d’Osada Eikichi), cette « bondage model » est devenue une des plus célèbres artistes du jubaku, l’auto-shibari. Elle parvient à se suspendre toute seule et réalise en trapéziste de périlleuses démonstrations d’indépendance. « Quand je m’attache, je suis nue. Mais je ne suis pas nue car la corde me sert de vêtement, explique-t-elle. Dans la culture japonaise, pour s’habiller il faut savoir s’emballer, comme un paquet-cadeau, et se ligoter soi-même, car les kimonos ne possèdent ni fermeture éclair, ni agrafe, ni boucle, ni boutons… Le kimono s’attache uniquement avec des n½uds. Pour couvrir notre nudité, nous n’avons donc pas le choix. Nous devons apprendre l’art des n½uds. » Ageha reprend son souffle, puis ajoute: «Finalement, les femmes sont peut-être les mieux placées pour maîtriser l’art du shibari… Non ?» Pour le moment, au Japon, les artistes les plus réputés sont des hommes. Mais leurs élèves sont pour l’essentiel des femmes, qui prennent la relève avec éclat.

Hors du Japon, en revanche, ce sont des femmes qui règnent sur la scène: la célèbre Amrita, par exemple, qui fait des shows à travers la planète, et surtout Midori, qui a quitté le Japon a 14 ans « parce que dans ce pays d’oppression masculine, je n’avais pas le choix. Il fallait que je parte ». Midori, maintenant dans la quarantaine, est internationalement connue comme l’auteur d’un best-seller: Les sortilèges du bondage japonais qui dissèque 7 techniques à l’aide de schémas détaillés. Elle donne des cours et des conférences dans toutes les conventions consacrées à cet art. Vivant à New York, voyageant partout, Midori la star fait ses apparitions dans une tenue de «sex-teacher» en latex, le nez surmonté de lunettes rectangulaires, et la main armée d’une petite badine rose pour mieux se faire entendre: « Oui, le shibari est un art, proclame-t-elle. Mais surtout, c’est de l’érotisme. Et nous devons apprendre à attacher les autres. A nous les attacher. Parce que l’érotisme, c’est de l’amour. »
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Posté : 13 Décembre 2009 à 23h51

Corne de l'Afrique : un nouvel océan pourrait voir le jour
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(…) Au milieu du mois de septembre 2005, une fissure s'est ouverte dans la croûte terrestre au nord de l'Afar, une zone désertique située à une centaine de kilomètres au sud de la frontière entre l'Éthiopie et l'Érythrée. Elle s'étend sur près de 60 km de long, entre 2 et 12 km de profondeur et son écartement est de 5 mètres en moyenne. On estime qu'environ 2 km³ de magma basaltique se sont injectés dans cette fissure. Cette gigantesque lézarde s'est produite en même temps que toute une série de séismes et une éruption sur le flanc du Dabbahu, un volcan qui culmine à 1 442 m. Depuis, une dizaine d'autres fissures plus modestes se sont ouvertes au sud. (…)
«L'épisode d'ouverture de l'automne 2005 marque sans doute l'instant zéro de l'ouverture d'un océan dans cette partie du monde», estime Éric Jacques, de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP). Avec une équipe de chercheurs de plusieurs nationalités, parmi lesquels un Éthiopien, un Érythréen, un Yéménite, des Anglais, des Américains et des Français, il a participé à plusieurs études consacrées à cet événement tectonique majeur (Geophysical Research Letters, vol. 36, octobre 2009 et Journal of Geophysical Research, vol 114, août 2009). D'autres publications vont paraître prochainement.(…)
Globalement, il est prévisible que le nouveau rift va se former le long de la chaîne du Manda Hararo, là où s'est ouvert le mégadyke en septembre 2005. «Dans un million d'années, la dépression de l'Afar se sera ouverte de 30 km supplémentaires», avance Éric Jacques. En revanche, les chercheurs de l'IPGP se demandent où le rift de la mer Rouge et celui du golfe d'Aden vont se rejoindre. Selon Isabelle Manighetti, du LGIT de Grenoble, il est possible qu'en se séparant du continent africain, le petit massif montagneux du Danakil, situé le long des côtes de l'Érythrée, se brise en deux pour permettre la connexion entre les rifts de la mer Rouge et du golfe d'Aden.
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Un agent du RER A ne conduit que 2h50 par jour
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(…) 3 333 euros brut par mois en fin de carrière
L'agent de conduite du RER A est embauché à 2 200 euros brut par mois et finit sa carrière à 2 700 euros. Ce salaire est assorti d'une prime de 633 euros que les syndicats aimeraient voir atteindre au moins 753 euros. Ils demandent en effet 120 à 150 euros de prime en plus pour compenser la hausse de productivité qui leur est demandée depuis fin 2008.

Une journée de travail de 6 h 30

Les conducteurs travaillent 6 h 30 par jour, cinq jours sur sept. Mais ils ne passent que 2 h 50 par jour aux commandes du RER et réalisent deux allers-retours quotidiens sur la ligne. Selon les semaines, un agent de conduite peut être affecté au service de jour et débuter sa journée entre 5 heures et 6 h 15 le matin. Il peut être affecté au service d'après-midi et commencer entre 12 heures et 13 heures, ou encore au service de nuit et démarrer sa journée entre 18 heures et 19 heures. Quand il ne conduit pas, soit pendant 3 h 40 sur ses 6 h 30 de service, il peut être en formation ou en «réunion avec des cadres pour analyser des pannes». La plupart du temps, il doit juste se rendre disponible pour des déplacements de trains en gare. (…)

La retraite à 50 ans

La plupart des conducteurs du RER partent encore en retraite à 50 ans. Ils gagnent en effet une année de cotisation tous les cinq ans du fait de la «pénibilité de leur travail». Seuls les nouveaux agents de la RATP ne bénéficient plus de ce système de bonification. Ils intégreront la ligne A dans dix ans et n'y seront pas majoritaires avant 2025.
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Effectifs de fonctionnaires : l'État pas si vertueux
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Un peu de recul ne nuit jamais ! La Cour des comptes a choisi d'examiner le sujet polémique des effectifs de l'administration sur une longue perspective : 1980-2008. Le résultat, présenté ce mercredi, est saisissant : 14% d'agents en plus dans la fonction publique d'État, 54% dans les hôpitaux et 71% dans les collectivités locales.

Le cas des hôpitaux s'explique surtout par les 35 heures. Celui des collectivités est plus difficilement plaidable. Certes, l'État a transféré aux régions et aux départements des compétences (lycées, aide sociale…). Et «la proximité est une incitation à dépenser plus», relève le premier président de la Cour, Philippe Séguin : un conseiller général sera plus prompt à faire rénover le lycée délabré de son canton que l'agent du ministère à qui incombait autrefois cette responsabilité…

En revanche, les communes, où les effectifs ont bondi de 50%, sont «l'échelon qui a été le moins bénéficiaire de transferts de compétences, note Philippe Séguin. Les communes auraient même dû réduire leurs effectifs, pour compenser la hausse de 154% des effectifs des structures intercommunales», qui donne lieu à de nombreux «doublons».

Mais le rapport de la Cour se penche surtout sur l'État. Un État moins vertueux qu'il n'y paraît. La hausse de 14% «seulement» du nombre de ses fonctionnaires (+ 400 000 personnes, soit «un tiers de notre déficit structurel», estime le premier président) s'est faite malgré la décentralisation.

La cerise sur le gâteau

Et malgré l'externalisation de nombreuses missions vers les «opérateurs», ces organismes parapublics comme les musées, Pôle emploi, le CNRS… Ils emploient 50 000 agents de plus qu'en 2006, alors que l'État se vantait dans le même temps de la suppression de 75 000 postes. Cerise sur le gâteau, par l'autonomie d'action et les rémunérations qu'ils offrent, les opérateurs attirent les meilleurs fonctionnaires de l'État ! Une véritable fuite des cerveaux… Le ministre du Budget, Éric Woerth, a entrepris de limiter les effectifs des opérateurs ces derniers mois.

Plus généralement, Philippe Séguin déplore que l'État gère son personnel sans réfléchir à ses missions. «Résultat : les effectifs des services s'ajustent très peu à la baisse de la demande ou des besoins, mais sont au contraire très réactifs aux nouvelles sollicitations. Comme un yo-yo qui ne cesserait de monter et ne descendrait jamais !» La faute au statut général de la fonction publique, trop rigide, juge la Cour. Exemple, l'Agriculture : les effectifs du ministère et des opérateurs ont doublé, pendant que le poids de ce secteur dans l'emploi total et la richesse nationale était divisé par deux. Idem à l'Éducation : + 9% d'agents, + 16% d'enseignants, - 4% d'élèves…

Et cette «démarche purement quantitative» prévaut aussi depuis que l'État a entrepris de réduire ses troupes, estime Philippe Séguin : un départ en retraite non remplacé sur deux partout, c'est «récompenser les mauvais élèves, ceux qui, au fond de la classe depuis très longtemps, résistent aux efforts de productivité». Pour Alain Pichon, président de chambre à la Cour, il faudra de toute façon «passer à autre chose» que le «1 sur 2» car «le papy-boom est déjà dans une phase de déclin. Tout sera fini en 2013.»
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Japon : ces hommes qui font le trottoir pour vendre leur affection
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Issei est le « top host », le marchand d'affection le plus rentable du club
Comme le montre la photo ci-dessus, prise dans les rues du Kabuki-Chô, les hommes prennent autant de place sur les murs que les femmes. Et si effectivement on ne voit pas de femmes vendant leurs services dans les rues, les hommes, eux, y sont nombreux. Un très bon documentaire, « The Great Happiness Space », décrit d'ailleurs le monde des « hosts bars » d'Osaka et les relations qui s'y nouent.

Dans un déluge de musique et d'alcool, on y voit des filles flirter avec les hôtes, et déclarer, à l'écart de la caméra, leur amour pour tel ou tel « marchand d'affection ». Le nom d'Issei, le « top host » du club où le documentaire a été tourné, revient très souvent. Les hôtes entretiennent savamment les sentiments de leurs clientes, en évitant d'aller trop loin pour ne pas combler le manque.

Ils iront rarement jusqu'à coucher avec elles : s'ils passent à l'acte, « elles auront obtenu ce qu'elles veulent et arrêteront d'être mes clientes », dit l'un d'eux. Les filles savent pertinemment que c'est leur argent qui nourrit cette « affection », mais certaines ne perdent pas espoir de se marier un jour avec leur hôte préféré. Une cliente d'Issel :

« J'ai déjà tellement investi dans Issei, entre 40 000 et 50 000 dollars, qu'il ne peut que me donner quelque chose en retour. C'est un investissement. » (Voir la vidéo)
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Dans un état déplorable après une nuit de beuverie et d'affection feinte

Qui sont les clientes ? D'après le documentaire, une forte proportion, voire la majorité, sont elles-mêmes hôtesses ou prostituées… Beau cercle vicieux. Quand je vois, à la fin du film, la tristesse et l'état déplorable des hôtes après une nuit de beuverie et d'affection feinte, je me dis que pour gagner ces milliers de dollars, il faut avoir le coeur bien accroché.

Les filles, une fois charmées, vont en effet leur payer bouteille sur bouteille, dépensant des dizaines voire des centaines de milliers de yens (parfois plusieurs milliers d'euros) pour s'attirer les faveurs des hôtes « stars ».

Car il y a un classement des « top hosts », c'est-à-dire ceux dont le chiffre d'affaires est le plus important. Le légendaire esprit de compétitivité de l'entreprise japonaise se prolonge jusqu'aux hosts bars.

« Elle est très manipulatrice, comme beaucoup de clientes »Les clientes ont l'impression d'être manipulées par leurs hôtes, mais l'inverse est vrai aussi. Issei le dit :

« Cette cliente va dire ce que je veux entendre pour que je continue à lui donner mon attention. Elle est très manipulatrice, c'est le cas de beaucoup de clientes. J'ai du mal à la supporter. »

Les hôtes éprouvent aussi un certain sentiment de gêne après avoir extorqué ces sommes astronomiques à des jeunes femmes en mal d'affection. « Si je ne dépasse pas les 50 000 dollars de gains par mois, c'est que je ne peux pas encaisser plus de culpabilité », dit l'un d'eux. (…)

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Comme tu le vois, je n'ai pas été plus prompt que toi à répondre :^^;:...

Hier soir, nous avons (un pote et moi) eu notre première heure de plongée.
Il s'agissait juste d'une initiation pour voir si on voulait enchainer sur le Niveau 1.
Nous étions 2 + le moniteur (très sympa), nous avons vu les bases (monter, descendre, vider le masque...), c'était vraiment très bien et nous pensons continuer sur le N1 au printemps.
Héhé tu m'en vois ravi.  :)
Allez, hop, hop, hop ! Interro' surprise :
- Combien de temps max à 20 mètres sans sortir de la courbe de sécurité ?
- Les accidents de décompression sont-ils des barotraumatismes ?
 :P

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Cynarhum² / Re: Politique et Goldorak
« le: 14 Décembre 2009 à 22h43 »
Dati : « Je suis au parlement de Strasbourg, là. Je n’en peux plus »
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L’eurodéputée (UMP) a été filmée par l’émission de M6, 66 minutes, pour un reportage intitulé «La nouvelle vie de Rachida Dati» - dont le site Ozap.com rediffuse un extrait. Alors que son assistante lui détaille le programme du jour («les perspectives pour la législature»), l’ancienne Garde des Sceaux esquisse une moue en riant. Puis, oubliant le micro posé sur elle, Dati passe un coup de fil à une amie, façon SOS. Edifiant : …
http://www.dailymotion.com/vid...rachida-dati-craque-au-pe_news

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High tech / Re: Problèmes avec la haute technologie
« le: 6 Décembre 2009 à 1h57 »
Étonnamment je ne me sers des distrib' Linux que via les live CD. J'ai bien installé Ubuntu sur un DD une fois, mais il a mourru juste après avec la mise à jour du système.  :^^;: La faute à pas de chance me suis-je dit mais ça m'a un peu refroidi.
Mais c'était il y a facile 1 an et demi, et comme je suis joueur il est prévu que je remette le couvert prochainement. Le CD-RW de la dernière version de Linux Mint est déjà gravé. 'faut juste que je trouve le courage…
Bon tout ça pour dire que de ce point de vue là je ne peux t'être utile malheureusement.

Par contre la dernière live d'Ubuntu m'a fait le coup pour un de mes DD : blabla erreur, blabla sauvegardez données, blabla changez de DD.
Pourtant sous Win, HDTune me dit que ça va. J'ai même fait un test d'intégrité et il n'a rien trouvé à redire. Bizarre cette histoire. Ça sent le logiciel un peu poitilleux.

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